18° dimanche temps ordinaire C

Dimanche 31 juillet 2022
18° dimanche du temps ordinaire
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie
(Saint-Bertrand de Comminges)

Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
 (Mt 5, 3)

Pour chanter le Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Un homme au cœur de feu (T170-1) : Ensemble vocal Antidote © ADF Musique
(Voir les paroles)

La parole de Dieu d’aujourd’hui fait bien suite à celle de dimanche dernier. Avant de dire que Dieu ne fait pas son travail ou qu’il ne répond pas à nos prières, nous étions invités à regarder d’abord la qualité de nos demandes. L’évangile de ce jour raconte que Jésus, reconnu par tout le monde pour son sens de la justice, est sollicité pour arbitrer une affaire d’héritage, pour juger une affaire d’intérêts. Il refuse car il n’a pas à s’occuper de cela. Oui, par son refus et la petite parabole qui suit, il exprime combien le Royaume de Dieu qu’il annonce et qu’il veut établir, transcende les problèmes économiques et que la richesse matérielle ne saurait être source de la vraie vie. La seule vraie richesse est celle d’une vie orientée vers l’amour et le partage.

La question qui nous était posée dimanche dernier était : quels sont nos vrais besoins ? Ce dimanche la question est celle-ci : quelles sont les vraies richesses ?

La Parole de Dieu fait remarquer que la recherche de biens et leur possession ne font, en réalité, que masquer notre fragilité et nous détournent, ou même nous empêchent, de rechercher le seul bien vraiment durable : l’amour. C’est l’amour qui crée en nous une réalité spirituelle éternelle. Jésus nous rappelle les deux commandements qui nous font vivre : « Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même » ou même : « aimer comme je vous ai aimés. »  Entre vraies et fausses richesses, il faut choisir.

« Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? »
(Qo 1, 2 ; 2, 21-23)

Reprenons les lectures qui précèdent l’évangile. La première est un passage du livre de l’Ecclésiaste, d’après le grec, ou selon l’hébreu de Qohèleth, qui veut dire : celui qui parle dans l’assemblée. Cet écrit de sagesse, du III° siècle (av. J.C.), exprime les sentiments d’un homme désabusé par la poursuite de la richesse et du pouvoir. Il dénonce les illusions qui ont pu sous-tendre les actions d’un peuple assoiffé de vie, mais qui a cherché cette vie dans une réussite toute terrestre. En posant la question du sens de l’existence, il prépare un rebondissement de la quête de bonheur dans une direction plus spirituelle.

D’âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge. 
(Cf. Ps 89, 1)
(Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)

Pour psalmodier la louange au Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 89 (AELF). GPS Trio © ADF Musique

L’auteur du psaume exprime déjà bien avant l’Ecclésiaste, la conscience de la fragilité de l’être humain. Car face à Dieu, l’homme est une simple créature et un être mortel… avec ces deux versets qui n’ont pas été retenus aujourd’hui mais que je me permets de citer : « Le nombre de nos années, soixante dix, quatre vingt pour les plus vigoureux ! » Que Dieu donne à l’homme sa sagesse, pour qu’il puisse enfin vivre simplement dans la vraie joie.

« Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ »
(Col 3, 1-5.9-11)

Dans l’épitre aux Colossiens, Saint Paul dit les mêmes choses avec des mots très clairs : les vraies richesses, ce sont « les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ… » Et il le redit : « Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. » Il énumère alors ce qu’il faut abandonner de « ce qui n’appartient qu’à la terre. » et cette énumération est sévère ! Peut-être trouvons-nous Paul un peu trop pessimiste sur la bonté de l’homme et sur ses capacités à faire le bien. Il n’en demeure pas moins que nous sommes invités à renoncer à notre monde pour avancer vers le Royaume de Dieu, qui est un monde nouveau où tout est orienté vers l’amour de Dieu et des frères. C’est cela qui permet l’accès à la plénitude de la vie, une vie qui se traduit par une fraternité universelle, car « il y a le Christ : il est tout et en tous. »

« Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? »
(Lc 12, 13-21)

L’évangile souligne combien la possession de biens est primordiale et comment elle peut créer conflits et ruptures même au cœur des familles. Jésus dans une petite parabole réaffirme que ce n’est pas dans les biens et les richesses qu’il faut placer sa confiance.

Vivons ce matin l’eucharistie comme une invitation à nous ouvrir à la seule vraie richesse. Elle nous permet de participer au mouvement d’amour de Jésus qui se donne et donne sa vie en partage et elle nous ouvre à la vraie vie. L’eucharistie est une richesse dont aucun faste extérieur ne pourra jamais faire découvrir la véritable nature.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Aujourd’hui, chantons Marie, sainte Mère du Rédempteur

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Alma Redemptoris Mater (DP). Maîtrise de la cathédrale de Strasbourg © Studio SM
(Voir les paroles en latin / français)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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