3° dimanche de Pâques année C

Le temps de Pâques dure jusqu’à la fête de la Pentecôte, le 5 juin prochain. Nous sommes donc invités à vivre le temps pascal pendant sept semaines et sept dimanches, la fête de l’Ascension de Notre Seigneur étant située le jeudi de la 6° semaine, cette année le 26 mai.
Lors des messes de ces dimanches, le cierge pascal est allumé pour nous rappeler que brille toujours la lumière de Pâques. Pour ceux de ma génération, rappelons-nous qu’il s’agissait des dimanches « après » Pâques. Eh bien non ! Il s’agit des dimanches « de » Pâques ! A nous donc, en ce temps et pendant tout ce temps, de nous laisser imprégner par la force de Pâques et de célébrer la joie de cette fête !

2° dimanche de Pâques année C

La fête de Pâques, la plus grande des fêtes chrétiennes, ne se célèbre pas en un dimanche mais en une octave. Il s’agit donc bien du 2° dimanche de Pâques et non après Pâques. Dans la liturgie des indications sont ajoutées dans les prières eucharistiques : « de la Veillée pascale jusqu’au 2° dimanche de Pâques inclus ». Et après la consécration, juste après la prière pour l’Eglise répandue à travers le monde, nous disons une prière pour les nouveaux baptisés du jour de Pâques : « Souviens-toi de ceux que tu as fait renaître en cette fête de Pâques de l’eau et de l’Esprit Saint pour une vie nouvelle dans le Christ ». Pour bien célébrer un tel et seul jour, il faut bien huit jours !

Homélie Pâques année C

Avec la lumière de Pâques, tout peut devenir clair… Tout, mais qu’est-ce à dire tout ? C’est d’abord le sens de l’appel de l’homme à la vie. Dieu nous appelle à vivre et à vivre pour toujours avec lui. Et cet appel à un sens. Car si la mort physique est bien le lot de tous les hommes, elle n’est pas une fin. Elle est l’entrée, la naissance dans une vie nouvelle et celle-là sans fin ni mort, une vie nouvelle et éternelle dans l’éternel amour de Dieu.

Vendredi Saint année C

En ce vendredi saint, une brève homélie pour nous permettre de mieux accueillir le récit de la Passion selon Saint Jean. Car chaque année le vendredi saint c’est la Passion selon Saint Jean qui est lue. L’autre jour de la semaine sainte où est lue la Passion, le dimanche des Rameaux et de la Passion, le cycle liturgique des 3 ans est respecté. Cette année C, c’était la Passion selon Saint Luc.
Donc ce dimanche des Rameaux, nous avons pu remarquer les logiques auxquelles répondait le récit de Saint Luc. La Passion selon Saint Jean se développe avec des similitudes mais aussi selon d’autres logiques. …
Dans son récit de la Passion, Jean avance des points d’insistance ignorés des autres évangélistes ou moins marqués chez eux. De plus, il en souligne le caractère symbolique.

Jeudi Saint année C

Vous avez sûrement remarqué les similitudes entre les trois lectures de ce jour. La première similitude, toute simple, est qu’il s’agit dans les trois de repas même s’ils sont différents les uns des autres : le premier, pris à la hâte, la ceinture aux reins, prêts à se mettre en route ; le deuxième, la cène avec le moment où Jésus se donne en nourriture, le troisième, toujours la cène, avec le moment où Jésus pose le geste du lavement des pieds. Mais il y a une autre similitude d’importance : c’est le commandement de faire mémoire, et pour toujours, de ces repas.

Dimanche des Rameaux année C

De ce dimanche de fête, la mentalité populaire retient surtout les Rameaux, ce qui se comprend bien dans les régions rurales. Et cela demeure vrai à Toulouse, métropole qui n’oublie ni ne renie ses racines agricoles. Mais ce dimanche, à une semaine de Pâques, il est aussi et surtout question de la Passion.

5° dimanche de Carême année C

Si nous faisions un effort de lucidité, nous reconnaitrions que l’appel à la conversion concerne chacun de nous. Dans la mesure où nous jugeons, nous nous enfermons dans la rigidité de nos principes, de nos codes, de nos lois, alors que Jésus, lui, exprime toujours la miséricorde patiente. A l’approche de Pâques, saurons-nous prier pour la conversion de tous les membres de l’Église, y compris la notre ?

4° dimanche de Carême année C

En ce 4e dimanche de Carême, nous avons entendu le très bel évangile selon Saint Luc, qu’on a coutume d’appeler la parabole du fils prodigue. Je l’ai sûrement déjà dit, mais je rappelle que ce passage du chapitre 15 de l’évangile de Luc est précédé de deux courtes paraboles : celle d’un homme dont une de ses cent brebis s’est égarée. L’ayant retrouvée, il fait la fête. Suit celle d’une femme qui a perdu une pièce sur dix. L’ayant retrouvée, elle fait la fête. Cela donne encore plus d’importance à la joie du père qui a perdu un fils sur deux et nous aide à comprendre la grandeur et la densité de l’amour de Dieu pour chacun de nous. Oui Dieu aime chacun de nous comme ce père aux deux fils.

3° dimanche de Carême année C

Dimanche dernier nos avons déjà médité sur notre vie comme une route, route parfois dans les ténèbres où le Seigneur nous éclaire et nous donne les lumières nécessaires pour continuer d’avancer.  Ce dimanche 20 mars est marqué par l’arrivée du printemps. Accueillons donc les promesses de la route de la vie car nous sommes appelés à ne pas nous soumettre à la fatalité mais à choisir la liberté […] Nous sommes appelés par Dieu qui est le tout-autre, qui est l’Absolu, un Absolu qui se qualifie par sa tendresse. Il faut bien nous décider à nous mettre en route, répondre à son appel car c’est notre vocation.  

2° dimanche de Carême année C

Engagés sur le chemin de la vie, nous reconnaissons par la foi que la vie peut nous conduire vers Dieu. Mais nous vivons parfois des difficultés importantes et nous sommes perdus. Notre marche a-t-elle vraiment un sens ? Conduit-elle quelque part ? Soudain une rencontre et tout redevient lumineux ! […] c’est la transfiguration. Jésus fait entrevoir à quelques-uns de ses apôtres le sens de sa vie ; il accomplit l’attente de l’Ancien Testament en présence de Moïse et d’Elie ; il est le fils répondant pleinement à l’appel du Père.

1° dimanche de Carême année C

L’évangile des tentations de Jésus dans le désert a un aspect symbolique. Luc y oppose Satan à Jésus. Satan détourne systématiquement la parole de Dieu pour la mettre au service de l’homme et de ses appétits. Jésus, lui, rempli de l’Esprit Saint, ne se laisse jamais détourner de la vérité de la Parole de Dieu. N’acceptant d’utiliser ni la démagogie, ni l’usage trop humain du pouvoir, ni même le miracle, il s’engage et nous engage sur le chemin de l’amour pur et gratuit.

8° dimanche temps ordinaire année C

Qui sont en vérité les véritables artisans du monde nouveau que Dieu nous invite à bâtir ? Qui ne souhaite devenir artisan du monde nouveau marqué par l’amour et la paix ? Mais souvent notre action en faveur de ce monde nouveau commence par un jugement des autres. Et voilà que, spontanément, nous prenons la place de Dieu le seul juge. Ce faisant nous ne faisons qu’écraser ceux qui nous entourent, tout en nous mettant hors-jeu. Pénétrés de bonne conscience, persuadés que nous agissons pour le bien, nous perpétuons la division.

6° dimanche temps ordinaire année C

Ce dimanche, l’évangile est celui des « béatitudes ». Mais ce n’est pas celui de l’évangile selon saint Matthieu que nous entendons habituellement. Il s’agit des béatitudes selon saint Luc. C’est un évangile plus concis que celui de Matthieu. Il comporte aussi, en plus des béatitudes, des avertissements aux riches et aux repus… Dans nos sociétés occidentales de consommation, et qui ont atteint un certain bien être, l’idée dominante serait que le bonheur vient de la disposition des choses et de leur possession personnelle ou collective… La question que nous pose la parole de Dieu aujourd’hui est celle-ci : pour nous, quelles sont les vraies sources du bonheur ?

5° dimanche temps ordinaire année C

L’évangile raconte : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre… » répond Pierre à Jésus quand celui-ci l’invite à avancer au large et à jeter les filets […] Il nous faut aller au large, aller au monde, non pas avec des plans mais sans peur avec notre seule foi, notre espérance et notre amour. Il nous faut aussi croire en la prodigieuse fécondité de l’Evangile…C’est en nous appuyant sur le Seigneur et sa parole que la pêche sera abondante…

4° dimanche temps ordinaire année C

Avons-nous faim de cet amour que le Christ a vécu pour nous ? Avons-nous faim de cet amour tel que Paul en parle aux Corinthiens. Car recevoir le Christ ce n’est pas seulement la joie d’être bien avec lui, très bien comme dans un cocon, en paix et tranquille avec lui, mais c’est bien de s’engager avec lui et à sa suite… C’est être affamé de Dieu et me nourrir de lui. C‘est, autant que nous le pouvons, entrer dans l’amour de Dieu, l’amour que Dieu porte à toutes ses créatures.

3° dimanche temps ordinaire année C

Dans la synagogue, au milieu de gens dont plusieurs le connaissent, Jésus ose annoncer que toutes les promesses de Dieu annoncées par les prophètes, se réalisent avec lui. C’est le caractère présent de cette réalisation qu’entend annoncer Luc.

2° dimanche temps ordinaire année C

Quel rapport entre le baptême du Seigneur et sa présence à des noces, entre l’eau du baptême et l’eau changée en vin, pour la joie des convives, à la demande de Marie ? La raison est que le baptême et le miracle de Cana permettent de préciser la mission de Jésus. Aussi, avant que l’évangile de Luc nous révèle, tout au long de l’année, la vie publique de Jésus et l’annonce qu’il fait de la Bonne Nouvelle, il paraissait logique de bien préciser sa mission avec le signe capital qui donne le sens de sa vie.

Baptême du Seigneur

Après la fête de la Nativité et la révélation du Fils de Dieu fait homme aux bergers, ces pauvres et rejetés de leur temps, après la fête de l’Epiphanie et la révélation du Fils de Dieu aux mages, ces chercheurs de Dieu de toutes races et nations, voici aujourd’hui la fête du baptême de Jésus et la révélation du Fils de Dieu […] En cette fête du baptême de Notre Seigneur, nous sommes invités à méditer sur notre baptême et notre vie de baptisés.

Epiphanie

Au-delà du peuple élu, la naissance du Fils de Dieu concerne tous les peuples […] Paul apprend aux Ephésiens le mystère du Christ qu’il a connu par révélation et il le fait de manière fort claire, comme nous venons de l’entendre : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus par l’annonce de l’Evangile. » C’est bien la révélation de cette fête de l’Epiphanie : Dieu aime tous les hommes, quelles que soient leurs races, leurs nations ou leurs cultures et les appelle tous à une totale communion entre eux et avec lui, en Jésus Christ […] Ce n’est pas à Jérusalem, capitale et fierté d’un seul peuple, et enfermé derrière de belles murailles que se trouve le Messie de Dieu. C’est hors les murs, à l’air libre et en toute liberté, qu’il est allé se loger pour que tout un chacun, voyageur ou errant, chercheur ou rêveur, sur un chemin balisé ou au détour d’un sentier, puisse le rencontrer.

Sainte Famille année C

En nous présentant la Sainte Famille, la liturgie nous oblige à nous demander : qu’est-ce que la vraie famille ? Il a existé et, il existe parfois encore, une imagerie naïve pour représenter le foyer de Nazareth. Ce n’est pas cela que suggère la parole de Dieu. Dans l’évangile, Jésus, encore enfant, nous entraîne assez loin de nos conventions et nos sagesses humaines. Mais ce que vivait la Sainte Famille et qui compte pour nous, c’est bien son orientation vers Dieu. C’est en ce sens que, pour l’Eglise, les familles sont les premières cellules d’Eglise.

Noël Messe du jour

Ecoutons, nous aussi, comme les bergers qui campaient aux alentours de Bethleem les paroles de l’ange : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur… ! » Rappelons-nous aussi la chorale céleste des anges qui louait Dieu en chantant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Noël Messe de la nuit

Quelques mois avant la nativité, Joseph ne comprenait plus rien et envisageait même de répudier Marie… Mais « l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph ne craint pas de prendre chez toi Marie ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Un sauveur ! Son nom : Jésus, ce qui veut dire « le Seigneur sauve » !

Homélie 4° dimanche Avent année C

Reprenons l’évangile. Marie se rend donc chez sa cousine Elisabeth, qui attend Jean-Baptiste. A travers elle, qui porte Jésus, c’est le Dieu de miséricorde qui vient à la rencontre de son peuple, représenté par celui qui sera le baptiste et le « précurseur ». Voilà Dieu qui se donne gratuitement. Pénétrée de l’Esprit, Elisabeth entrevoit la portée du signe. Elle chante celle qui s’est ouverte au don de Dieu. Marie lui répond par son « Magnificat », qui est l’annonce des merveilles que Dieu fait pour que s’opère une mutation radicale et que naisse un monde nouveau.

Homélie 3° dimanche Avent année C

Nous pourrions aujourd’hui utiliser comme guide de lecture pour accueillir et bien comprendre la parole de Dieu du jour, l’oraison, la prière du début de la messe : « Tu le vois, Seigneur, ton peuple attend avec foi la naissance de ton Fils ; accorde-nous de parvenir au bonheur d’un tel salut, et de le célébrer solennellement avec une joie toujours nouvelle » Retenons d’abord : « accorde-nous de parvenir au bonheur d’un tel salut. » Oui, quel bonheur, quelle joie sommes-nous invités à célébrer à Noël ?

Homélie 2° dimanche Avent année C

A l’époque où Luc écrit son évangile, il n’existe pas de calendrier. Aussi pour dater un événement, ce sont d’autres événements plus importants et la vie des grands personnages qui servent de référence. Ainsi pour la naissance de Jésus, dans un quasi-anonymat et dans une pauvre simplicité, nous apprenons que c’est lors de recensement organisé par ordre de l’empereur Auguste, Quirinus étant gouverneur de la Syrie, à laquelle est rattachée la petite province de Palestine, et d’après Matthieu, grâce à l’épisode des mages, nous savons que Hérode le Grand était alors roi à Jérusalem.

Homélie 1° dimanche Avent année C

Aujourd’hui, en ce 1° dimanche de l’Avent, nous entrons dans le temps de préparation à Noël. Mais, n’êtes-vous pas un peu surpris par l’évangile de ce jour ? En effet, nous nous préparons à la venue du fils de Dieu en notre humanité et cela dans la plus grande humilité, à la crèche dans une mangeoire ! Or, l’évangile de ce 1° dimanche nous parle de la venue du Christ au milieu de signes grandioses et terrifiants, provoquant affolements, peurs et craintes.

Christ Roi 2021

En méditant l’évangile, j’ai trouvé dommage qu’il ne comporte pas la question de Pilate à la suite de ce que dit Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » Car voici quelles sont les paroles de Jésus qui précèdent : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Face à Pilate, Jésus proclame une royauté qu’il avait jusque là refusée. C’est que, désormais, nul ne peut s’y méprendre. Sa royauté n’a rien à voir avec les pouvoirs humains. Elle consiste à rassembler dans une mystérieuse fraternité, le Royaume de Dieu, tous ceux qui vivent de la vérité.

Homélie 33° dimanche temps ordinaire année B

L’année liturgique s’achèvera dimanche prochain avec la fête du Christ, Roi de l’Univers. Puis une nouvelle année liturgique commencera avec le temps de l’Avent pour nous préparer à Noël. En cette fin d’année liturgique, en ce 33° dimanche du temps ordinaire, la parole de Dieu nous invite à méditer sur le retour du Christ, à la fin des temps […] Sommes-nous dans l’attente de ce retour du Christ à la fin des temps ? Et puisque le Royaume est déjà en germe, voici la question : savons-nous le reconnaître ?

Homélie 32° dimanche temps ordinaire année B

Il nous arrive de donner de ce que nous possédons pour obtenir un certain avantage… Il nous arrive aussi de donner de ce que nous possédons pour nous donner bonne conscience… quand ce n’est pas pour nous débarrasser d’un quémandeur…Il en va tout autrement lorsque ce que nous donnons c’est un peu de notre vie même et que nous n’attendons rien en retour. Nous créons alors une réalité d’amour véritable. Donner ou « payer de sa personne » … ? Donner ou se donner… ?

Toussaint 2021

Depuis quelques années, je vois apparaître des prénoms que j’ignore et, quand cela est le cas, je demande aux parents s’ils savent s’il existe un saint ayant le prénom qu’ils ont choisi, leur disant que je pense que cela vaut la peine de donner à leur enfant un saint patron au ciel qui puisse le protéger… Ils sont, pour la plupart, étonnés de ma question… Car ils ont choisi le prénom parce que la sonorité leur plaisait ou, parfois, influencés par des modes passagères ou des séries télévisées. Mais étant donné que d’après la Bible, le don d’un prénom est un droit exclusivement réservé aux parents ou éventuellement à Dieu lui-même, j’accepte leur choix. Je me dis aussi qu’à la Toussaint nous célébrons la présence autour de Dieu de multitudes innombrables, au-delà de tout ce qu’il est possible d’imaginer, et qu’il doit bien y avoir quelques élus portant ces prénoms non encore officiels et inconnus, tout au moins pour moi.

Homélie 31° dimanche temps ordinaire année B

L’essentiel c’est d’aimer. Voici une vérité très simple… mais très longue à comprendre. Pourtant, nous le savons bien. On l’a tellement répété. La difficulté, c’est que nous ne savons pas toujours en vérité ce que peut signifier ce mot. Nous projetons sur lui toutes nos attentes, tous nos désirs, sans nous rendre compte que, bien souvent, nous ne cherchons rien d’autre que nous-mêmes. Et pourtant le véritable amour est toujours proche. Il ne demande qu’à jaillir car il est celui de Dieu.

Homélie 30° dimanche temps ordinaire année B

Bartimée, atteint de cécité physique est en attente de guérison, et cette attente il la crie à Jésus qui passait par là, alors même qu’on veut le faire taire. Appelé par Jésus, sa foi provoquera le miracle de sa guérison et l’entrainera à suivre Jésus « sur le chemin », comme l’écrit Marc. Le passage du Christ dans nos vies nous fera-t-il prendre conscience de notre infirmité ? Si oui, il pourra nous apprendre à voir enfin clair.

Homélie 29° dimanche temps ordinaire année B

La démarche des deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, dans l’évangile de ce dimanche, manifeste bien le malentendu entre Jésus et ses disciples. Lui parle d’un amour s’affirmant dans l’épreuve, eux répondent triomphe, gloire et pouvoir. Il faudra bien qu’un jour les disciples acceptent d’être arrachés à leur illusion, en renaissant à travers la souffrance et « boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » comme le leur demande Jésus.

Homélie 28° dimanche temps ordinaire année B – V2

L’évangile d’aujourd’hui nous est familier. Chez Marc, ce récit comporte une petite phrase qui n’est pas présente chez Mathieu et Luc : « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima. » Je cite cette phrase car elle nous permet de mieux comprendre pourquoi Jésus l’appelle à le suivre.

Homélie 28° dimanche temps ordinaire année B

L’évangile d’aujourd’hui nous est familier. Chez Marc, ce récit comporte une petite phrase qui n’est pas présente chez Mathieu et Luc : « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima. » Je cite cette phrase car elle nous permet de mieux comprendre pourquoi Jésus l’appelle à le suivre.

Homélie 27° dimanche temps ordinaire année B

L’évangile de ce jour lance un double avertissement. Attention aux pièges du pouvoir et aux risques du scandale. En effet, les apôtres, parce qu’ils ont été choisis par Jésus pour le suivre et être « des pêcheurs d’hommes », pensent qu’ils ont un droit exclusif à agir au nom de Dieu. Ce qui est un service risque bien de devenir pour eux un privilège et une propriété […] La tentation de préserver et de garder le pouvoir existe et cette tentation est pire encore lorsqu’elle prend forme religieuse. Conduire des groupes au nom de Dieu, ne permet pas pour autant de prendre sa place ! Une responsabilité qui devrait être service, peut devenir un privilège jalousement défendu, au nom du Seigneur. Mais le Royaume de Dieu que l’on entend promouvoir n’est plus alors que la caricature de ce que Dieu veut.

Homélie 26° dimanche temps ordinaire année B

L’évangile de ce jour lance un double avertissement. Attention aux pièges du pouvoir et aux risques du scandale. En effet, les apôtres, parce qu’ils ont été choisis par Jésus pour le suivre et être « des pêcheurs d’hommes », pensent qu’ils ont un droit exclusif à agir au nom de Dieu. Ce qui est un service risque bien de devenir pour eux un privilège et une propriété […] La tentation de préserver et de garder le pouvoir existe et cette tentation est pire encore lorsqu’elle prend forme religieuse. Conduire des groupes au nom de Dieu, ne permet pas pour autant de prendre sa place ! Une responsabilité qui devrait être service, peut devenir un privilège jalousement défendu, au nom du Seigneur. Mais le Royaume de Dieu que l’on entend promouvoir n’est plus alors que la caricature de ce que Dieu veut.

Homélie 25° dimanche temps ordinaire année B

J’apprécie l’évangile de ce jour. J’imagine le cadre, cette Galilée, pays de collines, région verte du pays, qui contraste avec la rude Judée au sud, qui s’ouvre sur un désert. Dans ce cadre paisible, au creux d’un vallon, car Jésus ne veux pas qu’on sache qu’il traverse la contrée, il livre à ses disciples le cœur de son enseignement : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Tout est dit ! « Mais, ajoute Marc, les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. » Oui, ils avaient peur de comprendre ! […] Et si cette même question, Jésus nous la posait aujourd’hui ?

Homélie 24° dimanche temps ordinaire année B

Tout comme les apôtres qui reconnaissent en Jésus, le Christ, le vrai Messie, nous chrétiens, croyons et déclarons Jésus « fils de Dieu ». Mais quelle idée mettons-nous derrière ces mots ? Rappelons-nous dans l’évangile de Marc le récit de la passion de Jésus. A sa mort, écrit-il « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu ! » […]
A ce moment, en effet, aucune illusion sur la signification du terme n’est possible. La réalité de « Fils de Dieu » se manifeste en un « serviteur », c’est-à-dire en quelqu’un qui s’est rendu totalement disponible par amour véritable, et serviteur jusqu’à donner sa vie.
Serviteur ? Accepter cela est un peu risqué car ce serait reconnaître que nous avons à le devenir nous-mêmes. Sommes-nous si sûrs de ne pas cacher nos désirs en prétendant rendre hommage à Jésus en le proclamons Fils de Dieu ? Ou sommes-nous prêts à le reconnaître comme le serviteur qui a donné sa vie par amour, comme le Fils qu’il a consenti à être en rendant au Père son amour ?

Homélie 23° dimanche temps ordinaire

Le récit de l’évangile de Marc me touche particulièrement, parce qu’il me rappelle les premiers baptêmes que j’ai célébrés… C’était avant la réforme liturgique et le baptême comportait le rite de « l’Effata », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ». Le célébrant mimait le geste de Jésus, touchant les lèvres et les oreilles du futur baptisé, en prononçant les paroles mêmes de Jésus. Mais il y a plus… « Les sourds entendent, les muets parlent… les aveugles voient et les boiteux bondissent … ! » En référant le geste de Jésus à la prophétie d’Isaïe, l’évangéliste fait voir en Jésus, non seulement le guérisseur d’un infirme mais le porteur du salut définitif de l’humanité, tout comme le Dieu d’Israël pour son peuple […] Cet épisode s’est passé en plein territoire de la Décapole, hors du pays des juifs. C’est en pays païen que la foule comprend ce qui se passe et chante les louanges de Dieu.

Homélie 22° dimanche temps ordinaire

C’est bien à la vie concrète que nous renvoient les textes de ce jour, les passages du livre du Deutéronome et de l’épitre de Saint Jacques plus particulièrement […] Le passage d’aujourd’hui est un appel très fort à accueillir la Loi de Dieu et à « la mettre en pratique », sans la trafiquer ni l’édulcorer. « La mettre en pratique », car c’est cette pratique qui est le témoignage qui doit permettre à d’autres peuples, ne partageant pas la même foi, de reconnaître le vrai Dieu.

Homélie 21° dimanche temps ordinaire

Aujourd’hui, l’évangile proclamé est le cinquième et dernier épisode du discours de Jésus après la multiplication des pains, selon l’évangile de Jean. Les paroles de Jésus sur le « pain de vie », particulièrement sur « sa chair à manger et son sang à boire » ont désarçonné nombre de ses auditeurs parmi la foule et les disciples eux-mêmes. Parmi ces derniers, certains ne peuvent pas les accepter et, lui tournant le dos, le quittent. Très directement, le Seigneur demande alors à ses apôtres de réaffirmer leur choix […] Jamais nous n’échapperons à cette exigence spirituelle. A notre tour, il faut nous engager dans l’aventure des chercheurs de Dieu, de la perpétuelle redécouverte de Dieu.

Homélie Assomption

L’évangile est celui de la visitation de Marie a Elisabeth, évangile que nous connaissons. Peut-être aujourd’hui pourrions en faire la lecture suivante : Marie, la servante du Seigneur, toujours disponible à la parole de son Seigneur, est aussi toujours disponible à ses frères. Elle est toujours là où il faut et quand il faut. Aujourd’hui, en ce 15 août, nous célébrons Marie qui est dans la gloire avec son Fils, et c’est bien là qu’il faut qu’elle soit.

Homélie pour les enfants martyrs

Comment est-il possible qu’on puisse, après les avoir torturés, tuer des gosses de 9 à 10 ans ? Car c’est probablement, plus ou moins, l’âge des deux petits saints que nous célébrons aujourd’hui, morts martyrs en Castille lors des persécutions contre les chrétiens au 3° siècle.

Homélie 18° dimanche temps ordinaire

Vivons-nous dans l’univers spirituel de Dieu ? Peut-être un peu… Mais ne sommes-nous pas trop pris par nos faims humaines n’attendant de lui que la réponse à nos désirs immédiats ? Nous méconnaissons alors la richesse de ce qu’il nous offre. Saurons-nous nous ouvrir à ce qu’il nous propose ?

Homélie 17° dimanche temps ordinaire

L’événement de la multiplication des pains et des poissons est l’occasion pour que la vérité des cœurs se manifeste : il y a les apôtres affolés par cette masse de gens à  nourrir et qui veulent, avec sagesse, les renvoyer ; il y a le jeune garçon qui donne ce qu’il a, cinq pains d’orge et deux poissons ; il y a Jésus offrant à tous le pain et manifestant ainsi la bonté du Père.

Homélie 16° dimanche temps ordinaire

Savoir se reposer, prendre le temps de vivre : oui. Mais en même temps, ne jamais s’enfermer, savoir ouvrir notre cœur et notre porte à tous ceux qui ont faim d’amour et de miséricorde. Telle est l’exigence chrétienne. Elle ne saurait résulter d’une loi. Elle ne peut être qu’une réponse à l’appel de celui qui fut tout à tous, Jésus le bon pasteur.

Homélie 15° dimanche temps ordinaire

L’évangile de ce dimanche est vraiment d’actualité et demande à être profondément médité. Car il nous montre Jésus préparant ses disciples à leur mission future. C’est dépouillés de tout moyen matériel, qu’ils doivent annoncer leur message en toute liberté. Ce n’est qu’en toute liberté qu’il peut être accueilli et vécu.

Homélie 14° dimanche temps ordinaire

« Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » Cette phrase de Paul me rappelle ce qui dit le prêtre dit à la personne à qui il vient de donner le sacrement des malades : « Désormais, la force de Dieu agit dans votre faiblesse. »

Homélie 13° dimanche temps ordinaire

Croire en la résurrection de l’homme à la suite de Jésus, est un très grand acte de foi. Croire en la puissance de résurrection de Jésus, est aussi un très grand acte de foi…