Homélie 24° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 12 septembre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

J’aime le Seigneur, il entend le cri de ma prière.
Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent.

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Pour l’appel à rejoindre ton peuple (GP14-58-1). Ensemble vocal Résurgence © ADF Musique
(Voir les paroles)

Tout comme les apôtres qui reconnaissent en Jésus, le Christ, le vrai Messie, nous chrétiens, croyons et déclarons Jésus « fils de Dieu ». Mais quelle idée mettons-nous derrière ces mots ?

Rappelons-nous dans l’évangile de Marc le récit de la passion de Jésus. A sa mort, écrit-il « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu ! » Cela est mentionné aussi par Matthieu.

A ce moment, en effet, aucune illusion sur la signification du terme n’est possible. La réalité de « Fils de Dieu » se manifeste en un « serviteur », c’est-à-dire en quelqu’un qui s’est rendu totalement disponible par amour véritable, et serviteur jusqu’à donner sa vie.

Serviteur ? Accepter cela est un peu risqué car ce serait reconnaître que nous avons à le devenir nous-mêmes. Il nous faudrait sortir de nous-mêmes, de nos désirs de pouvoir, de notre recherche d’avoir, pour nous vraiment ouvrir aux autres !

Sommes-nous si sûrs de ne pas cacher nos désirs en prétendant rendre hommage à Jésus en le proclamons Fils de Dieu ? Ou sommes-nous prêts à le reconnaître comme le serviteur qui a donné sa vie par amour, comme le Fils qu’il a consenti à être en rendant au Père son amour ? 

« Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » 
(Is 50, 5-9a)

Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
(Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 114 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte »
(Jc 2, 14-18)

L’épitre de Jacques est très claire. Il s’irrite contre les chrétiens qui déclarent haut et fort leur foi et ne tiennent pas compte de la charité qui s’impose au croyant, qui comme Jésus, doit être serviteur. La véritable foi se traduit aussi par le service des autres. Sans ce service, les plus belles déclarations de foi ne sont que de vaines paroles, des incantations vides de sens.

« Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup »
(Mc 8, 27-35)

Impressionnés par tout ce dont ils sont témoins, les apôtres reconnaissent en Jésus le Messie. Mais pas n’importe quel Messie ! Ils aimeraient bien qu’il établisse enfin son royaume… car ils pourraient avoir les bonnes places, ce que certains ont osé lui demander !

Ils ne peuvent même pas envisager l’idée, pourtant biblique, d’un serviteur et d’un serviteur souffrant. Ils ne comprennent pas bien ou même refusent ce que Jésus leur annonce de sa passion future. En mentionnant ce malentendu fondamental au cœur de son évangile, Marc veut interroger les chrétiens de Rome, surpris et scandalisés par la persécution qui s’abat sur eux. Quelle idée se faisaient-ils sur le Fils de Dieu ? Ne vivaient-ils pas dans l’illusion ?

Nous voici aujourd’hui invités par la parole de Dieu à célébrer et à vivre l’eucharistie comme une invitation à devenir serviteur. Et cela tout au long de ce Dimanche jour du Seigneur, jour où nous sommes invités à mettre nos pas dans les pas de Jésus.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Ave Maria !

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Ave Maria (DP). Ensemble vocal ADF © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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