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2° dimanche de Carême Homélie

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 28 février 2021

Genèse 22, 1-2.9-13.15-18 ; Psaume 115 ; Romains 8,31b-34 ; Marc 9, 2-10

Le sacrifice de notre père Abraham

Première lecture (Gn 22, 1-2.9-13.15-18). La première lecture d’aujourd’hui est le passage du sacrifice d’Abraham. Quelle est notre réaction spontanée ? En première réaction, nous trouvons sûrement que ce que Dieu demande à Abraham est absolument excessif… et même inadmissible… Il convient alors de nous rappeler qu’il s’agit d’un récit symbolique dont le but est de témoigner de la très grande foi d’Abraham. Mais de plus, l’intervention de Dieu arrêtant le couteau d’Abraham, signifie aussi de manière définitive, pour le peuple Hébreu, l’interdiction de la pratique de sacrifices humains, pratique qui était chose commune en ce temps-là chez les peuples de cette région du monde.  

Mais que signifient dans la Bible ces mises à l’épreuve par Dieu et pourquoi, pour nous encore de nos jours, ce sentiment que Dieu nous impose des épreuves ou qu’il nous éprouve. Ce sentiment naît, en partie, de notre conception de Dieu. Nous sommes toujours marqués, plus ou moins, par l’idée que Dieu est celui qui fait tout et régit tout, qui tire les ficelles des pauvres marionnettes que nous sommes… Mais c’est la vie elle-même avec ses aléas, ce sont nos existences particulières, parfois aussi notre propre responsabilité, qui sont à la source de nos épreuves. A nous, dans une relecture chrétienne, l’occasion de vivre les épreuves, de les surmonter et de grandir dans notre être chrétien.

« Dieu n’a pas épargné son propre Fils »

Deuxième lecture (Rm 8, 31b-34). Il est possible que ce récit de la Genèse ait été choisi dans la liturgie pour nous faire mieux apprécier la deuxième lecture : Abraham n’a pas dû aller jusqu’au bout et sacrifier son Fils, car Dieu l’a épargné. Mais Dieu, lui, nous a donné son Fils et ne l’a pas épargné mais il a été livré pour nous… Dieu nous a tout donné ! Et puisque Jésus, ayant donné sa vie, est ressuscité et qu’il intercède pour nous, comment ne pas vivre dans la plus totale confiance… ?

De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti :
« Ceci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »

Evangile (Mc 9, 2-10). L’événement de la Transfiguration est rapporté par Matthieu, Marc et Luc et raconté pratiquement de la même manière. Cela marque d’une part son importance mais d’autre part son authenticité. Nous pouvons retenir de ce récit : la grande blancheur des vêtements, la frayeur des trois apôtres (les trois mêmes qui seront au jardin des Oliviers avec Jésus au moment de son agonie), la nuée où lors de l’Exode Dieu était présent et accompagnait son peuple, la voix du Père qui redit les mêmes paroles que lors du baptême de Jésus.

Mais pourquoi Jésus demande-t-il aux trois témoins de ne rien dire… Dans l’évangile de Marc, l’interdiction de parler des miracles est constante : Jésus ne veut en aucun cas être pris pour un magicien. Mais ici, il y a plus. Pour l’heure ni les trois témoins, ni les autres apôtres, sans parler de disciples moins proches, tous sous le choc de l’annonce de la Passion, ne peuvent pas comprendre. Ils ne peuvent pas comprendre que la Transfiguration est un signe de la Résurrection « d’entre les morts. » Ils ne peuvent pas comprendre qu’il n’y a pas de Résurrection sans Passion et mort !

Sans nous étendre sur la nature de la voix qui se fait entendre de la nuée, croyons que Dieu parle encore et qu’il nous parle. Voix intérieure qui rejoint chacun de nous au plus profond de lui-même. A chacun de nous d’écouter le Seigneur qui lui parle. Cela suppose de se mettre en état pour cette écoute et cela s’appelle la prière.

Vivre les épreuves comme une occasion de grandir comme enfant de Dieu,
Faire une totale confiance à Dieu qui nous a tout donné en nous donnant son Fils,
Accueillir la voix de Dieu qui nous parle et nous demande d’écouter son Fils… 

Voici trois propositions possibles pour continuer notre Carême en ce deuxième dimanche. 

Marcel Baurier


Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Du haut vers le bas : Abraham et Isaac (sculpture du jubé XVIème siècle ) et vue intérieure du jubé de la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne).
Crédit Photos : Maïté Ruellan et Epheta Editions.

Liens vers les textes bibliques avec l’autorisation d’AELF © 2021.

 


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Chaire de saint Pierre Prière

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Chaire de saint Pierre – 22 février 2021
Fête

Seigneur, apprends-nous à prier !

Cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, faisons une pause pour se mettre par la prière à l’écoute du Seigneur et, sur ce chemin, laissons entrer en nous le Christ afin que se réalise l’exhortation de l’Apôtre Paul :

« Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, par des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans votre cœur, votre reconnaissance ».  (Col 3, 16 ; Ep 5, 19-20)

Cloche en sol de l’abbaye d’En Calcat
© ADF Musique

Le Seigneur, le Roi des Apôtres,
venez, adorons-le !

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche publiera ta louange.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE INVITATOIRE

Seigneur Jésus, Roi des Apôtres,
louange à toi !

PSAUME 94

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu’il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

HYMNE : FAÇONNÉS PAR LA PAROLE DU SEIGNEUR

Choeur des moniales et moines de l’abbaye du Bec-Hellouin
© ADF Musique

Façonnés par la parole du Seigneur,
Passés au crible de sa Passion,
Et désormais revenus de toute peur,
Apôtres de Jésus, pour son Église
Vous êtes pierres de fondation
Dont rien n’ébranle l’assise.

Mais de vous il fait encore ses ouvriers,
Il se remet lui-même en vos mains :
Lui, l’architecte, le maître du chantier,
Devient la pierre d’angle qui vous porte,
Pierre vivante et pain quotidien
Pour qui l’annonce et l’apporte.

Quelle ivresse, pure et sobre, vous surprend ?
Quelle folie d’amour et de feu ?
Quelle sagesse plus folle que le vent ?
L’Esprit souffle sur vous, hommes du large :
Jetez en nous le désir de Dieu
Et relancez notre marche !

ANTIENNE

Ne crains pas, Simon, désormais ce sont les hommes que tu prendras.

¨PSAUME 62

2 Dieu, tu es mon Dieu,
   je te cherche dès l’aube : *
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

3 Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
4 Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

5 Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
6 Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

7 Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
8 Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
9 Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE

Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas ;
le Père t’a révélé le mystère du Christ.

CANTIQUE DES 3 ENFANTS (AT 41)

57 Toutes les œuvres du Seigneur,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

58 Vous, les anges du Seigneur,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

59 Vous, les cieux,
   bénissez le Seigneur,
60 et vous, les eaux par-dessus le ciel,
   bénissez le Seigneur,
61 et toutes les puissances du Seigneur,
   bénissez le Seigneur !

62 Et vous, le soleil et la lune,
   bénissez le Seigneur,
63 et vous, les astres du ciel,
   bénissez le Seigneur,
64 vous toutes, pluies et rosées,
   bénissez le Seigneur !

65 Vous tous, souffles et vents,
   bénissez le Seigneur,
66 et vous, le feu et la chaleur,
   bénissez le Seigneur,
67 et vous, la fraîcheur et le froid,
   bénissez le Seigneur !

68 Et vous, le givre et la rosée,
   bénissez le Seigneur,
69 et vous, le gel et le froid,
   bénissez le Seigneur,
70 et vous, la glace et la neige,
   bénissez le Seigneur !

71 Et vous, les nuits et les jours,
   bénissez le Seigneur,
72 et vous, la lumière et les ténèbres,
   bénissez le Seigneur,
73 et vous, les éclairs, les nuées,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

74 Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

75 Et vous, montagnes et collines,
   bénissez le Seigneur,
76 et vous, les plantes de la terre,
   bénissez le Seigneur,
77 et vous, sources et fontaines,
   bénissez le Seigneur !

78 Et vous, océans et rivières,
   bénissez le Seigneur,
79 baleines et bêtes de la mer,
   bénissez le Seigneur,
80 vous tous, les oiseaux dans le ciel,
   bénissez le Seigneur,
81 vous tous, fauves et troupeaux
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

82 Et vous, les enfants des hommes,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

83 Toi, Israël,
   bénis le Seigneur,
84 Et vous, les prêtres,
   bénissez le Seigneur,
85 vous, ses serviteurs,
   bénissez le Seigneur !

86 Les esprits et les âmes des justes,
   bénissez le Seigneur,
87 les saints et les humbles de cœur,
   bénissez le Seigneur,
88 Ananias, Azarias et Misaël,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Bénissons le Père, le Fils et l’Esprit Saint :
À lui, haute gloire, louange éternelle !
56 Béni sois-tu, Seigneur, au firmament du ciel :
À toi, haute gloire, louange éternelle !

ANTIENNE

Je te donnerai les clés du Royaume des cieux.

PSAUME 149

1 Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
2 En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
3 Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !

4 Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
5 Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
6 Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
tenant en main l’épée à deux tranchants.

7 Tirer vengeance des nations,
infliger aux peuples un châtiment,
8 charger de chaînes les rois,
jeter les princes dans les fers,
9 leur appliquer la sentence écrite,
c’est la fierté de ses fidèles.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

Suite en haut de page




PAROLE DE DIEU (Ac 15, 7b-9)

Vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous : c’est par moi que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi. Dieu, qui connaît le cœur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ; sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.

Temps de silence

RÉPONS

R/ Vivante est la parole de Dieu

* Il a fait alliance avec nous.

V/ Fils d’homme, porte-leur ma Parole.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. R/

ANTIENNE

J’ai prié pour toi, Simon, pour que ta foi ne défaille pas. Quand tu seras revenu, affermis tes frères.

CANTIQUE DE ZACHARIE
(Lc 1 – NT 2)

Choeur des moines de l’abbaye de Clervaux
© ADF Musique

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l’ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

INTERCESSION

Nous avons reçu des Apôtres un héritage spirituel, rendons grâce à Dieu notre Père pour les biens qu’il nous donne.

R/ Loué sois-tu, Seigneur !

Loué sois-tu pour ta sainte Église édifiée sur les Apôtres :
elle est le corps que nous formons.

Loué sois-tu pour la Parole qu’ils nous ont fait connaître :
elle est notre lumière et notre joie.

Loué sois-tu pour le baptême et la pénitence qu’ils nous ont annoncés dans la foi :
c’est là que nous sommes pardonnés.

Loué sois-tu pour l’Eucharistie qu’ils nous ont transmise :
elle est notre force et notre vie.

Intentions libres

LA PRIÈRE DE JÉSUS

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

ORAISON

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant. Fais que rien ne parvienne à nous ébranler, puisque la pierre sur laquelle tu nous as fondés, c’est la foi de l’Apôtre saint Pierre.

Bénissons le Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.


SALUT, REINE DES CIEUX
AVE REGÍNA CÆLÓRUM

Choeur des moines de l’abbaye de Ligugé
© ADF Musique

Salut, Reine des cieux !
Salut, souveraine des anges !
Salut, tige de Jessé ! Salut, porte
d’où la lumière s’est levée sur le monde !
Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
qui l’emportes sur toutes en beauté !
Adieu, ô toute belle,
et prie le Christ pour nous.

Ave, Regína cælórum Ave,
Dómina Angelórum,
Sálve rádix, sálve, pórta,
Ex qua múndo lux est órta.
Gáude, Vírgo gloriósa,
Super ómnes speciósa ;
Vále, o valde decóra
Et pro nóbis Christum exóram
Ave, Dómina Angelórum,
Sálve rádix, sálve, pórta,
Ex qua múndo lux est órta.
Gáude, Vírgo gloriósa,
Super ómnes speciósa ;
Vále, o valde decóra
Et pro nóbis Christum exóra.

Ô Marie, prends nos prières.
R/ sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.

Et vous tous, saints anges, saints et saintes de Dieu,
R/ Priez pour nous, afin que nous devenions dignes des promesses du Christ. Amen.


PIERRE RACONTE LA CONVERSION DES PAÏENS (AC 11, 1-18)

01 Les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu.
02 Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie,
03 en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »
04 Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
05 « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.
06 Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
07 J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”
08 Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.”
09 Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
10 Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel.
11 Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
13 Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre.
14 Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”
15 Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement.
16 Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.”
17 Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
18 En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »





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Crédit photos : tous droits réservés.
Déclaration SACEM « Ecoute de musique à l’unité » 11/02/2021 :
Cloches du monastère d’En Calcat © Studio SM ;
Hymne CFC — CNPL. Liturgie Heures Vol. 8/12, 11/6 et 13/9 © ADF Musique ;
Ave Regina Caelorum. Liturgie des Heures. Vol. 8/12 © ADF Musique.

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1° dimanche de Carême Prédication

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 21 février 2021

Genèse 9, 8-15 ; Psaume 24 ; 1 Pierre 3, 18-22 ; Marc 1, 12-15

Alliance de Dieu avec Noë qui a échappé au déluge

Première lecture (Gn 9, 8-15). En ce 1° dimanche de Carême, que nous dit la Parole de Dieu ? Du récit imagé du déluge retenons l’engagement que Dieu prend vis-à-vis de Noé et de tous les êtres vivants et particulièrement de tout être humain qui devient pour toujours son partenaire dans l’alliance : « Voici que moi j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous, et avec tous les vivants qui sont avec vous… Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus déluge pour ravager la terre. » Et Dieu donne alors l’arc en ciel comme signe de son alliance.

Retenons donc la bienveillance de Dieu à notre égard. En ce début de Carême, où nous sommes invités à une démarche de conversion, il est important de la faire en toute confiance et d’être sûrs de la bonté de Dieu qui nous dit « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive ! »

« Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route »

Psaume (Ps 24). Le psaume est celui d’un homme qui, devant les difficultés de la route à parcourir, se tourne vers Dieu. Car il sait que Dieu est bienveillant et qu’il est tendresse et bonté. Il en attend l’aide et la lumière nécessaires pour repartir malgré les obstacles.

Le baptême vous sauve maintenant

Deuxième lecture (1 P 3, 18-22). La lettre de Saint Pierre établit un lien entre la vieille aventure de Noé et le baptême où Jésus-Christ nous sauve. Nous sommes donc invités à ne pas oublier que le baptême est un engagement de tout notre être et, au cours de la célébration pascale, chacun de nous sera invité à le renouveler. Nous pourrons alors redire notre engagement à la suite du Seigneur.

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient »

Evangile (Mc 1, 12-15). Marc résume très brièvement, en quelques phrases fortes et parlantes, deux événements fondamentaux de la vie de Jésus. Jésus, pour affirmer son humanité, se fait baptiser alors qu’il est sans péché et il veut aussi éprouver les tentations dont il triomphera. Marc donc, en trois versets raconte le baptême.

Puis tout va très vite : « Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours. » La Bible aime beaucoup les chiffres et leur symbolique. Quarante !

Quarante jours comme les quarante années passées au désert par le peuplé hébreux libéré d’Egypte. Le désert, image forte, lieu aride et vide, où l’être humain, libéré de toutes les contraintes extérieures, se trouve face à lui-même et peut entrer en relation avec Dieu.

Les évangélistes notent qu’à plusieurs reprises, Jésus se rend dans des lieux désertiques, loin de la foule et de toute agitation, pour entretenir, dans la prière, sa relation d’amour avec son Père.

Nous souvenant de Jésus, qui a voulu se mettre en quarantaine au désert, peut-être pourrions-nous aussi vivre ces quarante jours comme un temps de retrouvaille avec nous-mêmes et avec Dieu.

Demandons-nous aussi quels sont pour nous les déserts possibles et nécessaires à notre vie de chrétiens ?

Le désert, lieu aride et vide et pourtant, écrit Marc : « Il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient. » Au lieu d’identifier les bêtes sauvages comme des bêtes possiblement dangereuses, privilégions au contraire l’aspect d’une création appelée à être réconciliée et respectée. Jésus, au désert, participe déjà de manière anticipée à un monde renouvelé où toutes les créatures trouvent ou retrouvent leur vraie place. Car c’est bien l’engagement de Dieu après le déluge : il fait alliance avec Noé et sa descendance et avec tous les êtres vivants ! C’est l’occasion de nous rappeler la fin de la prière eucharistique IV : « Avec la création tout entière, enfin libérée du péché et de la mort, nous pourrons te glorifier par le Christ …Par lui, avec lui et en lui … »

Ecoutons aussi de nouveau cet appel du Seigneur de l’évangile d’aujourd’hui et déjà reçu le mercredi des cendres : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »    

Marcel Baurier


Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Du haut vers le bas : Tentation de Jésus au désert (sculpture du jubé XVIème siècle ) et vue extérieure du jubé de la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Crédit Photos : Maïté Ruellan et Epheta Editions.

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Mercredi des Cendres Prière

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Mercredi des Cendres – 17 février 2021
Entrée en Carême

Seigneur, apprends-nous à prier !

Cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, faisons une pause pour se mettre par la prière à l’écoute du Seigneur et, sur ce chemin, laissons entrer en nous le Christ afin que se réalise l’exhortation de l’Apôtre Paul :

« Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, par des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans votre cœur, votre reconnaissance ».  (Col 3, 16 ; Ep 5, 19-20)

Cloche en do du monastère d’En Calcat
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Adorons le Seigneur,
c’est lui qui nous a faits.

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et ma bouche publiera ta louange.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE INVITATOIRE

Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur.

PSAUME 94

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
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adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu’il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

HYMNE : POINT DE PRODIGUE

Choeur des moniales de l’abbaye de Chambarand
© ADF Musique

Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !

ANTIENNE

Dieu, lève-toi sur les cieux ; sauve-nous par ta droite : réponds-nous !

¨PSAUME 107

2 Mon cœur est prêt, mon Dieu, +
je veux chanter, jouer des hymnes :
ô ma gloire !

3 Éveillez-vous, harpe, cithare,
que j’éveille l’aurore !

4 Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
et jouerai mes hymnes en tous pays.
5 Ton amour est plus grand que les cieux,
ta vérité, plus haute que les nues.

6 Dieu, lève-toi sur les cieux :
que ta gloire domine la terre !
7 Que tes bien-aimés soient libérés,
sauve-les par ta droite :
réponds-nous !

8 Dans le sanctuaire, Dieu a parlé : +
« Je triomphe ! Je partage Sichem,
je divise la vallée de Soukkôt.

9 « À moi Galaad, à moi Manassé ! +
Éphraïm est le casque de ma tête,
Juda, mon bâton de commandement.

10 « Moab est le bassin où je me lave ; +
sur Édom, je pose le talon,
sur la Philistie, je crie victoire ! »

11 Qui me conduira dans la Ville-forte,
qui me mènera jusqu’en Édom,
12 sinon toi, Dieu qui nous rejettes
et ne sors plus avec nos armées ?

13 Porte-nous secours dans l’épreuve :
néant, le salut qui vient des hommes !
14 Avec Dieu nous ferons des prouesses,
et lui piétinera nos oppresseurs !

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE

Tenez en éveil la mémoire du Seigneur, ne prenez aucun repos.

CANTIQUE D’ISAÏE (AT 30)

61.10 Je tressaille, je tressaille à cause du Seigneur !

Mon âme exulte à cause de mon Dieu Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le fiancé orné du diadème,
la fiancée que parent ses joyaux.

11 Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice
et la louange devant toutes les nations.

62.1 Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que son juste ne monte comme l’aurore,
que son Sauveur ne brille comme la flamme.

2 Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.

3 Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur, *
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.

4 On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »

Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».

5 Comme un jeune homme épouse une vierge,
tes fils t’épouseront.
Comme la fiancée fait la joie de son fiancé,
tu seras la joie de ton Dieu.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE

Heureux qui a mis son espoir dans le Seigneur son Dieu !

PSAUME 145

1 Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! +
2 Je veux louer le Seigneur tant que je vis, *
chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.

3 Ne comptez pas sur les puissants,
des fils d’homme qui ne peuvent sauver !
4 Leur souffle s’en va : ils retournent à la terre ;
et ce jour-là, périssent leurs projets.

5 Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
6 lui qui a fait le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu’ils renferment !

Il garde à jamais sa fidélité,
7 il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

8 Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
9 le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
10 D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

Suite en haut de page




PAROLE DE DIEU (DT 7, 6. 8-9)

Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la terre. C’est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses commandements.

Temps de silence

RÉPONS

R/ Dieu est amour

* Il a fait alliance avec nous.

V/ Sa tendresse est sans mesure. *

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. R/

ANTIENNE

Quand vous jeûnez, parfu­mez votre tête, ne jeûnez pas pour être vus des hommes, mais de votre Père qui voit dans le secret.

CANTIQUE DE ZACHARIE
(Lc 1 – NT 2)

Choeur des moines de l’abbaye de Clervaux
© ADF Musique

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l’ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

Rendons gloire au Père tout-puissant,
à son Fils Jésus Christ, le Seigneur,
à l’Esprit qui habite en nos coeurs,

pour les siècles des siècles. Amen.

INTERCESSION

Jour après jour, cherchons le Seigneur :
qu’il mette en nous le désir de le suivre.

R/ Seigneur, fais-nous connaître tes chemins.

Toi qui nous invites à la pénitence,
tu nous appelles à la vie.

Enseigne-nous le jeûne que tu préfères :
ouvrir les prisons, nourrir les affamés.

Apprends-nous à donner sans retour
ce que nous avons et ce que nous sommes.

Donne-nous de marcher dans la voie de pauvreté
où tu conduisais Marie, ta servante.

Intentions libres

LA PRIÈRE DE JÉSUS

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

ORAISON

Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal.

Bénissons le Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.


SALUT, REINE DES CIEUX
AVE REGÍNA CÆLÓRUM

Choeur des moines de l’abbaye de Ligugé
© ADF Musique

Salut, Reine des cieux !
Salut, souveraine des anges !
Salut, tige de Jessé ! Salut, porte
d’où la lumière s’est levée sur le monde !
Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
qui l’emportes sur toutes en beauté !
Adieu, ô toute belle,
et prie le Christ pour nous.

Ave, Regína cælórum
Ave, Dómina Angelórum,
Sálve rádix, sálve, pórta,
Ex qua múndo lux est órta.
Gáude, Vírgo gloriósa,
Super ómnes speciósa ;
Vále, o valde decóra
Et pro nóbis Christum exóram


Ô Marie, prends nos prières.
R/ sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.

Et vous tous, saints anges, saints et saintes de Dieu,
R/ Priez pour nous, afin que nous devenions dignes des promesses du Christ. Amen.


LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

« Convertissez-vous »
Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion.

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu.

Les ministres de la grâce de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l’univers lui-même en a parlé avec serment : Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion. Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : Convertissez-vous, maison d’Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu’au ciel, seraient-ils plus rouges que l’écarlate et plus noirs qu’un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : ‘Père !’, je vous écouterai comme un peuple saint. ~

Voilà ce qu’il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu’il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion.





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Prochaine Prière des Heures : Fête de la Chaire de saint Pierre (22 février 2021).

Une fois par semaine, Epheta vous propose une Prière des Heures, ayant pour thème la dominante liturgique de la semaine. Abonnez-vous (en bas-de-page).

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Déclaration SACEM « Ecoute de musique à l’unité » 11/02/2021 :
Cloches du monastère d’En Calcat © Studio SM ;
Hymne CFC — CNPL. Liturgie Heures Vol. 4/2 ; 13/9 et 8/12 © ADF Musique ;
Ave Regina Caelorum. Liturgie des Heures. Vol. 8/12 © ADF Musique.


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6° dimanche ordinaire Prédication

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 14 février 2021

Lévites 13,1-2.45-46 ; Psaume 31 ; 1 Corinthiens 10,31-11,1 ; Marc 1,40-45

Il est humain de se protéger… se protéger est même un instinct… Il est donc normal et instinctif que chacun se protège contre d’éventuels dangers de toutes sortes. Ce qui est humain et raisonnable au niveau individuel peut prendre des dimensions ou des intensités excessives au niveau collectif. Car il ne s’agit plus d’un réflexe instinctif mais d’un système de protection analysé, théorisé, organisé. La Bible, parole de Dieu et en même temps histoire d’un peuple, nous en donne l’exemple.

« Le lépreux habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp »

Première lecture. C’est bien ce que raconte la première lecture tirée du livre des Lévites (Lv 13, 1-2.45-46). La lèpre est une maladie dangereuse et contagieuse. Il faut donc que le maximum de gens en soit protégé et pour cela les malades sont exclus. Mais pour légitimer les mesures de protection-exclusion qui sont prises, deux principes sont mis en avant :
– Si la maladie atteint quelqu’un c’est qu’il a dû pécher (rappelons-nous en St Jean l’aveugle de naissance : « qui a péché, lui ou ses parents ? »)
– Puisqu’il est pécheur, Dieu le rejette et c’est donc Dieu lui-même qui est à l’initiative des mesures de protection.
La société exclut les lépreux. Mais cette exclusion n’est pas seulement physique. Elle est aussi morale. Le lépreux est le « mauvais ». La maladie physique est revêtue d’un sens moral et religieux. Elle devient alors impureté empêchant toute participation y compris à la communauté de culte. Telle était la vision de la maladie dans l’Ancien Testament. Ne jugeons pas l’Ancien Testament trop sévèrement car nous sommes de nos jours capables d’attitudes semblables. Inutile d’évoquer le port de l’étoile infligé aux juifs par les nazis ; plus récemment, souvenons-nous de la manière de réagir quand est apparu le sida : il ne pouvait frapper que des personnes aux mœurs dévergondées ou dévoyées … Et, au-delà de la maladie, n’oublions pas toutes les formes d’exclusion que produisent ou connaissent nos sociétés !
Certes la question de la protection des sociétés et des groupes humains se pose et il est normal que les responsables au plus haut niveau s’en préoccupent, comme c’est le cas de nos jours avec le Covid. Mais la protection doit se conjuguer avec la compassion et la solidarité et non avec l’exclusion ! 

« Tu es un refuge pour moi ;
de chants de délivrance, tu m’as entouré
»

Psaume. La prière du psaume (Ps 31) est le cri d’un malheureux, brisé par l’épreuve, rejeté et exclu comme pécheur. Il en appelle à Dieu. Il dit sa confiance : car le Seigneur par son pardon peut le restaurer dans sa dignité et sa grandeur.

« Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ »

Deuxième lecture. La lettre de Paul aux Corinthiens (1 Co 10, 31 – 11, 1) nous ouvre à une autre réflexion. Nous sommes responsables mutuellement les uns des autres et nous n’avons pas par nos paroles ou nos attitudes à pousser nos frères au mal quel qu’il soit. Car dans le passage précèdent, Paul a répondu à la question de certains Corinthiens sur la possibilité de manger des viandes vendues au marché après avoir été sacrifiées en l’honneur des idoles. Il a expliqué que les idoles n’étant rien, cette viande n’est que de la viande comme une autre. Mais, en mangeant, attention à ne pas scandaliser ceux qui ne comprendraient pas. Il rappelle alors la règle fondamentale à observer : toujours agir de manière à aider les autres à monter vers Dieu, en respectant le point de départ qui est le leur. Car ce qui compte, c’est ce qui permet à la communauté de grandir et de s’édifier.

« La lèpre le quitta et il fut purifié »

Evangile. Nous revenons à la lèpre avec l’évangile (Mc 1, 40-45). La guérison du lépreux apparaît ici comme renouvellement total de l’homme, puisque le malade va retrouver sa place dans la communauté sociale et religieuse.

Si Jésus demande au lépreux de ne rien dire, c’est parce que cette guérison sera prise pour un prodige ou un fait merveilleux et que son vrai sens ne sera compris qu’avec la passion de Jésus.

En effet, Jésus ne bouleverse pas le monde de la façon dont nous le voudrions, en excluant la maladie, la souffrance et la mort. Il le fait en manifestant l’amour.

C’est ce que nous sommes invités à célébrer dans l’eucharistie qui contredit toute exclusion

Marcel Baurier


Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Du haut vers le bas : Moïse et saint Marc (sculptures du jubé XVIème siècle ) et cloître de la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne).
Crédit Photos : Maïté Ruellan et Epheta Editions.

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Au cœur du monde

Avançons au large et jetons les filets

Vivre en profondeur, nous dit Jésus, c’est prendre le temps de s’ouvrir à l’intelligence des écritures, de prier sa Parole et la mettre en pratique.

Choisir de vivre ainsi est déjà bien, mais Jésus attend de nous encore plus. Il nous dit : « Avancez au large et jetez les filets ».

Nous avons comme baptisés la mission particulière de porter aux marches de l’Eglise cette Parole de Dieu. Il est vrai que nous pouvons avoir peur de parler du Seigneur. On peut se sentir bien incapables et balbutiants et pourtant Jésus nous envoie.

Nous avons comme baptisés la mission de porter aux marches de l’Eglise la Parole de Dieu

A chacun d’entre nous, la manifestation de l’Esprit est donnée pour un envoi en mission.

Comme le dit saint Paul, Il y a une diversité de dons, mais c’est le même Esprit. Il existe une diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur qui opère en nous (1 Co,12, 4-6.11-13).  

Et soyons convaincus qu’aux yeux du Seigneur, il n’existe aucune échelle de valeurs entre les missions auxquelles chacun d’entre nous est appelé.

A chacun d’entre nous, la manifestation de l’Esprit est donnée pour un envoi en mission.

Alors, vivons avec fidélité notre identité de baptisé. Ouvrons l’œil de notre intelligence pour saisir les situations qui nous entourent. Soyons d’humbles témoins de la présence du Christ auprès de ceux et celles qui cherchent Dieu et cheminent comme nous dans la foi.

Pour chacun d’entre nous, il y a un appel à parler, de notre modeste place, là où nous nous trouvons, du Christ.

En répondant à l’appel de Dieu, la grâce reçue, si elle est accueillie et si ses exigences sont acceptées, offre par la force de l’Esprit du fruit en abondance.

Duc in altum !

Gilles Cappe, laïc dominicain
Co-fondateur d’Epheta.org


Compléments

Parmi les disciples du Christ, les hommes et les femmes qui vivent dans le monde participent par leur baptême et leur confirmation à la mission royale, sacerdotale et prophétique de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils ont vocation de répandre au cœur de l’humanité la présence du Christ pour que le message divin du salut soit connu et accepté par tous les hommes. (Concile Vatican II : Lumen Gentium – Constitution sur l’Eglise, & 10, 21 novembre 1964 et Décret sur l’apostolat des laïcs, § 3, 18 novembre 1965).

« Les laïcs se trouvent en première ligne de la vie de l’Eglise. Nous avons besoin de votre témoignage sur la vérité de l’Evangile et de votre exemple lorsque vous exprimez votre foi […] Rendons grâce pour les laïcs qui prennent des risques, qui n’ont pas peur [ ..] Demandons que les fidèles laïcs accomplissent la mission spécifique qu’ils ont reçue au baptême en mettant leur créativité au service des défis du monde d’aujourd’hui. »

Pape François, 8 mai 2018


Voir aussi l’article du frère Eric de Clermont-Tonnerre, op, « Louer, bénir, prêcher« .



Crédit Photos : Epheta Editions
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Louer Bénir Prêcher

Prédication du Frère Eric de Clermont-Tonnerre, op
pour les premiers engagements dans les fraternités laïques dominicaines
de Nada M.H., Maria M., Maryam S. et David
Fête de saint André, apôtre
Strasbourg – Samedi 30 novembre 2019

Romains 10, 9-18 ; Psaume 18, 2-3.4-5ab ; Matthieu 4, 18-22

C’est un grand jour. Et c’est heureux que nous soyons rassemblés en la fête d’un des premiers disciples, un des apôtres : André. Vous le savez, en effet, Dominique a voulu adopter pour ses frères et ses sœurs, la vie et la mission des apôtres. Vous pouvez donc immédiatement vous couler sous les vêtements des disciples et des apôtres. C’est pour vous, et pour nous que ces mots sont lancés : « Jésus vit deux frères ». Il leur dit : « Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » « Aussitôt, laissant leurs filets ils le suivirent. »

« Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent »

Mais qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cette rapidité, voire cette immédiateté à suivre Jésus ? « Aussitôt ils le suivirent… », laissant leurs maisons, leurs familles, leur métier. Les membres du groupe fraternel sainte Catherine de Sienne dont vous faites partie ont déjà donné sur ce plan : ils ont tout laissé et ils sont loin de leurs pays, de leurs familles, de leurs proches ou d’un proche, de leurs métiers : venus d’Irak, de Syrie, d’Italie, des Etats Unis, ils ont découvert la force et le soutien de la famille des disciples du Christ, les baptisés. Ils ont appris à connaître aussi la famille dominicaine ! Mais je reprends la question : pour les premiers disciples, qu’est-ce qui peut expliquer cette rapidité à suivre cet inconnu ?

C’est, je pense l’autorité de Jésus, l’autorité de sa personnalité et de sa parole : il sait ce qu’il veut, il dit ce qu’il pense, il fait ce qu’il dit. C’est pourquoi il est possible de s’appuyer sur lui. Il est solide. Un engagement comme le vôtre aujourd’hui doit être revêtu de cette autorité, de cette force, de cette assurance du Christ, même si c’est avec crainte, avec humilité, pourtant avec confiance en Dieu et en vos frères et sœurs que vous allez dire : « je promets ».

« Il en choisit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher… »

Nous sommes tout au début de l’Evangile selon saint Matthieu. Dès le début de son ministère, Jésus associe des disciples à sa vie et à sa mission : il va les envoyer prêcher ce qu’il prêche lui-même : la Bonne Nouvelle du Royaume. Pas seulement des disciples, mais apôtres ! Et l’évangéliste Marc (Mc 3, 14) va préciser ce qu’est un apôtre : « Il en choisit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher… »

Voici donc le contenu de votre engagement aujourd’hui, Nada, David, Maria et Maryam :

– Etre ensemble, en fraternité, comme des frères et des sœurs, rassemblés par le maître, autour de lui.
– Demeurer avec lui, être à son écoute, par la prière et par l’étude de la Parole de Dieu.

Une fraternité laïque dominicaine est une communion d’amour et d’amitié, de prière et d’étude, respectueuse de la personnalité, de la vie, de la mission de chacune et de chacun.

Mais nous sommes appelés non pas pour rester avec lui dans le confort chaleureux d’un groupe, d’une communauté, d’un club, aussi fraternel soit-il, mais pour être de plus en plus capable de remplir la mission qu’il nous confie.

« La foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ »

Comme baptisés en Eglise vous êtes appelés et envoyés pour témoigner des merveilles de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

Comme dominicains et dominicaines laïcs, vous êtes invités à vous mettre plus sérieusement à l’écoute du Maître, à l’écoute de sa Parole – comme nous l’avons fait ensemble avec l’Evangile de Marc, puis avec les Actes des Apôtres – et ce pour participer avec les frères et les sœurs de l’Ordre de saint Dominique à la tâche ecclésiale de la prédication.

Dans la première lecture, l’apôtre Paul insiste sur cette tâche de la prédication : elle est indispensable pour amener à la foi, pour structurer celle-ci et l’ajuster à la vérité du mystère de Dieu. « La foi, dit-il, naît de ce que l’on entend et ce que l’on entend c’est la parole du Christ ». Alors Paul pose la question : « Comment invoquer le nom du Seigneur si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ? Comment proclamer sans être envoyé ? »

Une des devises de notre Ordre est : « louer, bénir, prêcher ». Voilà désormais votre tâche :
– Louez le Seigneur tous les jours, par la prière silencieuse, le chant des psaumes, la liturgie des heures, la célébration de la messe ; louez-le pour ses merveilles pour la lumière et la force qu’il vous donne, pour la fraternité et la joie qui vous sont offertes ;
– Bénissez le Seigneur et bénissez vos proches… bénissez le prochain, bénissez ceux avec lesquels vous vivez et vous travaillez professionnellement et en Eglise ; pensez le bien, faites le bien, dites du bien ;
– Prêchez : ne cessez pas d’apprendre à mieux dire votre foi, à ne pas vous contenter de ce que vous croyez être juste ; la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous, ne peut être prêchée de manière approximative ; mettez-vous au travail pour être, dans vos existences de laïcs – familiales, professionnelles, relationnelles – des prêcheurs.

Louer, Bénir, Prêcher 

Pour louer, bénir et prêcher – devise officielle de l’Ordre – il est nécessaire d’écouter… d’aimer… et de témoigner…
– Ecouter longuement notre Dieu, le Christ et les autres, et non pas d’abord parler, enseigner, prendre position, car, à trop nous précipiter, nous risquons de jouer les maîtres de juger les autres ;
– Aimer, déchirer son cœur, le rendre tendre et fort à la fois, de la tendresse et de la force de la miséricorde, et de saint Dominique ;
– Témoigner, mais non pas de soi-même : ce n’est pas nous que nous prêchons, mais le Christ, non pas de ce que le Seigneur fait dans ma vie que nous témoignons, mais de ce que le Seigneur accomplit dans la vie des autres.

Peut-être pourrions-nous terminer par une note musicale dans la ligne du grand saint Augustin. Dans un sermon pour Pâques, il invitait les chrétiens à marcher et à chanter ! A marcher, car la vie est difficile ; à chanter, car la vie est belle, puisque Dieu y habite.

Frère Eric de Clermont-Tonnerre, op





Le Frère Eric de Clermont-Tonnerre, religieux de l’Ordre des Prêcheurs (op) dominicains, a été maître des novices puis prieur provincial de la Province de France des dominicains. Il enseigne dans divers cadres de formation religieuse la théologie du laïcat, la théologie spirituelle et la mystique. Cofondateur de l’Ecole de la prédication pour les laïcs, il donne aussi des cours et des sessions d’homilétique pour les séminaristes, les prêtres et les diacres. A la lumière de la promesse « Vous connaîtrez l’amour du Christ » (Ephésiens 3, 19), il a énoncé sa conviction dans son dernier livre « Fierté de l’Espérance » (Salvator 2020).


Crédit Photos : Epheta Editions

Liens vers les textes bibliques avec l’autorisation d’AELF © 2021.


Voir aussi l’article de Gilles Cappe, laïc op, « Avançons au large et jetons les filets ».

 


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5° semaine ordinaire Prière

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Notre – Dame de Lourdes – 11 février 2021
Journée mondiale des malades

Seigneur, apprends-nous à prier !

Cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, faisons une pause pour se mettre par la prière à l’écoute du Seigneur et, sur ce chemin, laissons entrer en nous le Christ afin que se réalise l’exhortation de l’Apôtre Paul :

« Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, par des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans votre cœur, votre reconnaissance ».  (Col 3, 16 ; Ep 5, 19-20)

Béni sois-tu, Seigneur, en l’honneur de la Vierge Marie !

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

HYMNE

Elle est bénie de Dieu,
La Vierge
Docile au souffle de l’Esprit,
Elle est bénie de Dieu !
Voici la nouvelle Ève
Promise aux joies du paradis.

Elle est bénie de Dieu,
La Femme
Qui met au jour le premier-né,
Elle est bénie de Dieu
Tout homme la proclame :
Heureuse en son humilité.

Elle est bénie de Dieu,
La Mère
Qui voit mourir son Fils en croix,
Elle est bénie de Dieu !
Debout, près du calvaire,
Elle ouvre l’âge de la foi.

Elle est bénie de Dieu,
La Reine
Qui prie pour nous, pauvres pécheurs,
Elle est bénie de Dieu !
Sa gloire nous entraîne
Au jour promis par le Seigneur.

CANTIQUE DE JÉRÉMIE (31)

Le Christ est venu rassembler les enfants de Dieu dispersés. Ils forment désormais le peuple saint qui chante, d’un seul cœur, la joie du salut.

Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.
Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.

« Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers la bonté du Seigneur,
le froment, le vin nouveau et l’huile fraîche,
les génisses et les brebis du troupeau.
Ils auront l’âme comme un jardin tout irrigué :
ils verront la fin de leur détresse.

« La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens,
tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine.
Je nourris mes prêtres de festins :
mon peuple se rassasie de ma bonté. »

Ôracle du Seigneur.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

CANTIQUE DE JUDITH (13 – AT 7)

Brillante aurore du salut, Vierge Marie, tu donnes le jour au Soleil de justice, l’astre d’en haut qui vient nous visiter.

Chantez pour mon Dieu sur les tambourins.
Jouez pour le Seigneur sur les cymbales.
Joignez pour lui l’hymne à la louange.

Exaltez-le ! Invoquez son nom !
Le Seigneur est un Dieu briseur de guerres ;
son nom est « Le Seigneur ».

Je chanterai pour mon Dieu un chant nouveau.
Seigneur, tu es glorieux, tu es grand,
admirable de force, invincible.

Que ta création, tout entière, te serve !
   Tu dis, et elle existe. *
  Tu envoies ton souffle : elle est créée.
   Nul ne résiste à ta voix.

Si les bases des montagnes croulent dans les eaux,
si les rochers, devant ta face, fondent comme cire,
tu feras grâce à ceux qui te craignent.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

CANTIQUE (Ep 1 – NT 4)

Vierge Marie entre toutes les femmes ! Jésus, ton enfant, est béni !

3 Qu’il soit béni, le Dieu et Père
de notre Seigneur, Jésus, le Christ !

Il nous a bénis et comblés
   des bénédictions de l’Esprit, *
au ciel, dans le Christ.

4 Il nous a choisis, dans le Christ,
   avant que le monde fût créé, *
pour être saints et sans péchés devant sa face
grâce à son amour.

5 Il nous a prédestinés
   à être, pour lui, des fils adoptifs *
par Jésus, le Christ.

Ainsi l’a voulu sa bonté,
6  à la louange de gloire de sa grâce, *
la grâce qu’il nous a faite
   dans le Fils bien-aimé.

7 En lui, par son sang, *
nous avons le rachat,
   le pardon des péchés.

8 C’est la richesse de sa grâce
   dont il déborde jusqu’à nous *
en toute intelligence et sagesse.

9 Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, *
selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :

10 pour mener les temps à leur plénitude, +
récapituler toutes choses dans le Christ, * celles du ciel et celles de la terre.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.




PAROLE DE DIEU (Lc 6, 17-19)

17 Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. 18 Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. 19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Temps de silence

CANTIQUE DE MARIE (Lc 1 – NT 1)

Avec l’ange, nous te saluons, Marie, comblée de grâce. Le Seigneur est avec toi : tu es bénie plus que toutes les femmes.

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

PRIÈRE POUR LES MALADES

Seigneur, Médecin suprême qui soignes et qui guéris, je m’agenouille devant Toi, car c’est de Toi que viennent tout Bien et tout Don parfait.
Tu m’as choisi pour Te servir, Te soulager et Te soigner dans les plus pauvres, atteints et diminués dans leur corps, leur cœur et leur esprit. Fais-moi prendre pleinement conscience du privilège qui est le mien d’être à Ton service. Je T’en prie, donne à ma main l’habileté et la douceur aimante, à mon esprit la perspicacité, à ma bouche les mots qui apaisent, à mon regard la tendresse et la bienveillance, et à mon cœur tout l’amour que Tu attends.
Fais que je ne regarde pas le temps que je vais passer auprès de Toi souffrant. Donne-moi de m’engager sincèrement à Ton service et accorde-moi la force de prendre, pour l’amour de Toi, une part du fardeau de mes frères souffrants. Enlève de mon cœur tout scrupule et toute mondanité pour qu’avec la foi simple d’un enfant, je puisse m’appuyer sur Toi.

Sainte Mère Teresa (1910-1997)

Intentions libres

LA PRIÈRE DE JÉSUS

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

ORAISON

Accorde à tes serviteurs, Dieu très bon, de posséder la santé de l’âme et du corps, et par la glorieuse intercession de la sainte Vierge Marie, d’être libérés des tristesses de ce monde, et de goûter les joies de l’éternité.

Bénissons le Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.

AVE MARIS STELLA

Salut, étoile de la mer,
Mère nourricière de Dieu.
Et toujours Vierge,
heureuse porte du ciel.

Recevant cet Ave
de la bouche de Gabriel,
affermissez-nous dans la paix,
par ce changement du nom d’Eve.

Rompez les liens des pécheurs,
rendez la lumière aux aveugles,
Eloignez de nous les maux,
obtenez-nous tous les biens.

Montrez-vous notre Mère :
qu’il accueille par vous nos prières
Celui qui, pour nous
voulu être votre fils.

Vierge sans égale,
douce entre toutes,
délivrés de nos fautes,
rendez-nous doux et chastes.

Accordez-nous une vie innocente,
rendez nos voies sûres
afin que voyant Jésus,
nous goûtions avec vous les joies éternelles.

Louange à Dieu le Père
gloire au Christ Roi,
et à l’Esprit-Saint :
honneur égal aux Trois.
Amen !





Prochaine Prière des Heures : mercredi des Cendres (17 février 2021).

Une fois par semaine, Epheta vous propose une Prière des Heures, ayant pour thème la dominante liturgique de la semaine. Abonnez-vous (en bas-de-page).

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Germigny des Prés – Abbaye de Fleury

Arche d’Alliance – Oratoire de Germigny-des-Prés
La Pietà
Oratoire de Germigny

Catherine Bertram

29-30 juin 2019

Avant de franchir le porche, je me retourne. Dans le fond de l’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, la Pietà se détache, en bois, mais vivante. La Vierge Marie soutient sur ses genoux le corps du Christ. La mosaïque de 130 000 tesselles, représentant, entouré d’anges, l’Arche d’Alliance, l’éclaire et illumine l’oratoire. Il est 17h30 ce dimanche, notre week-end vient de s’achever par la prière des vêpres. Il avait commencé ici à Germigny le samedi par la messe célébrée par le frère Stéphane-Dominique, op. Nous nous étions ensuite rendus par le chemin de bord de Loire à l’abbaye bénédictine de Fleury (Saint-Benoît-sur Loire – Loiret).

Je commence par la fin, me direz-vous, mais les multiples bouleversements intérieurs vécus pendant ce week-end justifient pour moi ce désordre chronologique.

« Frères en Christ » était le thème de notre pèlerinage-retraite.

Lors de notre séjour, des instants précieux nous ont été offerts pour s’imprégner des lieux, oratoire carolingien de Germigny-des-Prés et basilique romane de l’abbaye de Fleury, vivre des temps privilégiés dans l’échange, l’attention à soi-même et à l’autre.

Notre accompagnateur spirituel, le frère Stéphane-Dominique nous l’avait annoncé dès le début du week-end lors de la messe célébrée à Germigny : notre relation à Dieu, notre relation à Jésus doit être une relation de Personne à personne. C’est cette relation au Christ qui nous fait grandir dans la foi de l’Église et nous ouvre à nos prochains.

Saint Paul nous enseigne que « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » (2 Co 5, 17). Établir une relation profonde avec le Christ n’est autre que demeurer en Lui : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 4-5)

« Frères en Christ », qu’est-ce que cela signifie pour nous ? N’est-ce pas justement à travers cette relation personnelle avec le Christ qu’évoque frère Stéphane-Dominique, que nous devenons véritablement Frères en Christ et unis par son Esprit ?

Le temps retrouvé pour chacun des membres de notre assemblée est aussi celui du temps de la participation aux offices de l’abbaye de Fleury, des laudes aux vigiles nous faisons chœur et cœur avec les moines, nous vivons au rythme de la prière.

C’est aussi, le temps de l’approfondissement et de la réflexion grâce aux enseignements dispensés tout d’abord par Gilles, laïc dominicain, puis par le Père Louis-Marie, moine bénédictin. Tous deux vont successivement nous éclairer sur les origines et le sens de ce qu’est la fraternité.

Ils nous éclairent tout d’abord sur ce qu’elle n’est pas : elle n’est pas restrictive, elle n’est pas limitée. Si, à l’origine, le frère est le frère de sang, cette fraternité s’ouvre aux disciples, aux païens, s’ouvre à l’étranger, s’ouvre à l’être humain, s’ouvre à celui que le Christ ressuscité reconnaît et appelle « son frère ».

Au sortir de ces deux jours passés ensemble à l’abbaye de Fleury, je suis changée, modifiée profondément, car j’entends une vibration du cœur davantage qu’une parole : nous sommes frères, nous sommes sœurs, nous sommes humains, nous nous reconnaissons différents mais les mêmes.

Ainsi, « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3, 28). Le Christ a donné sa vie pour nous, Il nous unit comme frères et sœurs en Lui.

En réalité, je mesure au cours des différents week-ends déjà passés avec les membres de notre groupe combien justement je me rapproche de Dieu, je me rapproche de Dieu petit à petit, en avançant avec mes frères, avec mes sœurs, frères et sœurs en Christ.

Au sortir de ces deux jours, je comprends aussi l’urgence de faire reconnaître au cœur du monde la fraternité en Christ en répondant à l’appel : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Matthieu 28, 19). 


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Au cours de ces journées, dites Spiritus Dei – Souffle de Dieu, une religieuse ou un religieux dominicain (op), ainsi que des moniales et moines vous accompagnent pendant 2 ou 3 jours dans un endroit d’élévation de l’âme et de l’Esprit. Ils sont à l’écoute de chaque membre du groupe, cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, pour l’accompagner librement, individuellement ou en couple, vers un ressourcement spirituel à la rencontre du Seigneur. Le séjour est également rythmé par la prière monastique : offices des laudes, vêpres et célébrations eucharistiques, ainsi que par les échanges fraternels, promenades et loisirs au sein d’un petit groupe limité à 8-10 personnes (couples et individuels). Hébergement en hôtellerie monastique.

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5° dimanche ordinaire Prédication

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 7 février 2021

Job 7, 1-4.6-7 ; Psaume 146 ; 1 Corinthiens 9, 16-19.22-23 ; Marc 1, 29-39

« Il était pauvre comme Job. » J’ai entendu cette expression depuis mon enfance… pauvre comme Job… impossible d’être plus pauvre… avec en plus une malédiction, car il n’était pas pauvre depuis sa naissance. Mais il l’était devenu et cela par l’action du diable, du mauvais… Malheureux Job qui avait été maudit de son vivant, réprouvé et maudit. Impossible de décrire plus mauvais sort que le sien !

« Je ne compte que des nuits de souffrance »

Première lecture. Voici en première lecture (Jb 7, 1-4.6-7) un court passage du livre de Job. Job exprime sa souffrance, son épuisement, son dégout de la vie. Il n’en peut plus, il est au désespoir. Car au-delà de sa réelle souffrance, il ne comprend pas pourquoi il en est réduit à ce sort. Il ne comprend pas pourquoi il est victime du mal, il ne comprend pas, lui qui a toujours été croyant et juste, pourquoi Dieu permet cela, il ne comprend pas…
Face au mal qui l’accable, Job va-t-il trouver une explication qui écarterait l’incompréhension et dissiperait le scandale ? La pensée juive a d’abord tenté d’expliquer le mal comme un châtiment du péché. Mais l’auteur du livre de Job montre la vanité de ce discours théologique : à travers l’histoire de Job, le juste innocent, soudain frappé par le malheur, il dénonce le caractère trompeur des tentatives humaines de réponse, telles que les expriment les interlocuteurs de Job, soi-disant ses amis. Le mal reste sans justification possible. En l’absence d’une croyance en la résurrection et en une vie après la mort physique et donc en une autre réalité que l’existence présente, Job doit simplement reconnaître les limites de sa compréhension du bien et du mal et affirmer sa confiance en Dieu.
Pour nous, n’utilisons pas notre espérance en la vie bienheureuse auprès de Dieu pour régler la question du mal : « aujourd’hui ils sont victimes du mal et souffrent, mais demain dans la vie éternelle, ils seront heureux ! » Comme pour Job, le mal demeure pour nous un scandale et la seule attitude est la confiance en Dieu et la solidarité avec toutes les victimes du mal, à l’image et à la suite de Jésus.

« Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures »

Psaume. Le psaume (Ps 146) affirme la confiance en Dieu qui prend soin de chacun, selon la confiance qu’il lui fait : « Le Seigneur élève les humbles… ».

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile »

Deuxième lecture (1Co 9, 16-19.22-23). Paul, juif pharisien converti, demeure un homme de devoir. C’est avec la même ardeur que lorsqu’il persécutait les chrétiens qu’il se fait un devoir d’annoncer l’évangile. Ecoutons à nouveau son témoignage : « Frères annoncer l’Evangile, ce n’est pas pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! »

Mais, deuxième facette de son témoignage : « Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles Je me suis fait tout à tous … » Paul s’est soucié de soulager les détresses humaines qu’il rencontrait, à l’image de celles dont se plaint le malheureux Job. Aujourd’hui comme hier, ces deux orientations, l’annonce de l’Evangile et la compassion active, doivent marquer inséparablement la parole et l’action de celui qui annonce l’Evangile. L’une soutient l’autre.

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies »

Evangile (Mc 1, 29-39). L’évangile nous montre Jésus qui s’affirme comme celui qui combat le mal partout où il le rencontre. Il libère l’homme de tout mal et de tout ce qui l’aliène.

Mais la source du renouvellement de l’existence qu’il apporte se manifeste avant tout dans l’épisode final de ce récit. Il est celui qui se rend totalement disponible au Père et qui, de ce fait, refuse de se laisser enfermer dans l’univers trop humain de ses disciples, soucieux de succès immédiat. Au milieu de gens qui ne connaissent qu’une existence à l’horizon limité, il est celui en qui se révèle l’amour universel du Père.

Face au mal, nous sommes invités à réaliser que nous sommes tous frères car nous avons tous un seul et même Père.

Marcel Baurier


Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Du haut vers le bas : saint Bertrand de Comminges et saint Marc (sculptures du jubé XVIème siècle ) et vue intérieure de la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Crédit Photos : Maïté Ruellan.

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Mont Saint-Michel

Roland Gauthier

12-14 juillet 2019

Le Mont Saint Michel est un lieu à part. Son isolement, sa configuration et sa fréquentation en font un symbole sur bien des plans. L’idée d’un pèlerinage sur cette île était déjà attirante en soi.

L’arrivée face au Mont reste toujours magique. Je redoutais toutefois la présence massive de touristes sur un week-end de pèlerinage. Et là, je fus agréablement surpris. La communauté monastique de Jérusalem présente gère très bien les différents offices et la présence des visiteurs.

Ainsi, à chaque messe, un moine ou une moniale vient chercher les personnes désirant participer à un office. Le site étant très escarpé et doté de multiples escaliers, il n’est pas étonnant de constater que tous les membres de la communauté ont la ligne !
Passé ce premier détail amusant, je garde une impression très forte d’un accueil chaleureux et d’une grande ouverture vers l’extérieur qui se traduit notamment par la luminosité des visages des membres de cette communauté.

L’arrivée se fit le vendredi 12 juillet vers midi. Après avoir pris nos quartiers à la maison Stella Maris, non loin de l’abbaye, le père Stéphane-Dominique, l’accompagnateur de notre petit groupe, célébra la messe dans l’église paroissiale située sur la rue principale. Cette messe résonna comme une entrée dans l’intimité du Mont. L’église était à proximité de notre domicile sur la rue très fréquentée par les touristes. Cet office n’en fut pas moins très intime et nous a permis de prendre un premier contact avec la spiritualité des lieux. L’après-midi s’organisa en un moment de détente.

Le premier office du soir à l’abbaye fut magique et augurait bien de la tonalité de ce pèlerinage. La communauté présente n’est guère nombreuse, trois moines et quatre moniales, mais habite pleinement les lieux. Ainsi, les vêpres furent célébrées avec des chants accompagnés de la flûte et de l’encens. La qualité de la psalmodie et l’implication de la communauté monastique ne pouvait qu’emporter les participants.

Cette abbaye se mérite et chaque montée des marches permet également de donner un sens particulier aux offices. J’ai une réelle admiration pour les membres de cette communauté qui ont à cœur de conserver une présence sur cet îlot malgré une affluence touristique hors normes.

Et en parlant de présence, une autre surprise nous attendait lors de la visite nocturne de l’abbaye avec différents jeux de lumière. Ce soir là, entre la beauté de l’abbaye et la majesté de la baie au coucher de soleil, il y avait bien une présence sur le Mont !

Un mot particulier sur la messe dominicale avec beaucoup de fidèles. Nous avons eu le plaisir, Catherine et moi, de participer humblement à l’office. Ce fut particulièrement touchant dans la mesure où nous avions choisi de communier tous les deux après des échanges très éclairants avec le père Stéphane-Dominique. Je profite de cet exemple pour le remercier chaleureusement pour les entretiens individuels très enrichissants et toujours très ouverts que l’on a pu avoir tout au long du séjour. N’étant pas au mieux de ma forme, je me dois de remercier également l’Archange qui m’a permis de retrouver la santé pendant ce merveilleux séjour.


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Au cours de ces journées, dites Spiritus Dei – Souffle de Dieu, une religieuse ou un religieux dominicain (op), ainsi que des moniales et moines vous accompagnent pendant 2 ou 3 jours dans un endroit d’élévation de l’âme et de l’Esprit. Ils sont à l’écoute de chaque membre du groupe, cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, pour l’accompagner librement, individuellement ou en couple, vers un ressourcement spirituel à la rencontre du Seigneur. Le séjour est également rythmé par la prière monastique : offices des laudes, vêpres et célébrations eucharistiques, ainsi que par les échanges fraternels, promenades et loisirs au sein d’un petit groupe limité à 8-10 personnes (couples et individuels). Hébergement en hôtellerie monastique.

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4° semaine ordinaire Prière

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Présentation du Seigneur au Temple – 2 février 2021
Journée mondiale de la vie consacrée

Seigneur, apprends-nous à prier !

Cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, faisons une pause pour se mettre par la prière à l’écoute du Seigneur et, sur ce chemin, laissons entrer en nous le Christ afin que se réalise l’exhortation de l’Apôtre Paul :

« Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, par des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans votre cœur, votre reconnaissance ».  (Col 3, 16 ; Ep 5, 19-20)

Le Seigneur entre aujourd’hui dans son Temple. Venez, adorons-le !

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

HYMNE

Tenez en mains vos lampes allumées,
enfants de Dieu qui le cherchez :
vous ne marcherez plus dans les ténèbres.

Lumière du Christ,
nous te bénissons.


Car voici la plénitude des temps,
tous les peuples sont appelés
à l’espérance bienheureuse de la résurrection.

Lumière du Christ, pure lumière,
nous te glorifions.


Le Christ hier, aujourd’hui et toujours !
Maître de la mort et de la vie,
il demeure pour les siècles des siècles.

Lumière du Christ,
lumière née de la lumière,
joie éternelle dans nos cœurs,
nous t’acclamons.

PSAUME 109

L’Esprit Saint avait révélé à Syméon qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie.

1 Oracle du Seigneur à mon seigneur :
   « Siège à ma droite, *
et je ferai de tes ennemis
   le marchepied de ton trône. »

2 De Sion, le Seigneur te présente
   le sceptre de ta force : *
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi.»

3 Le jour où paraît ta puissance,
   tu es prince, éblouissant de sainteté : *
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
   je t’ai engendré. »

4 Le Seigneur l’a juré
   dans un serment irrévocable : *
« Tu es prêtre à jamais
   selon l’ordre du roi Melkisédek. »

5 À ta droite se tient le Seigneur : *
il brise les rois au jour de sa colère.

7 Au torrent il s’abreuve en chemin, *
c’est pourquoi il redresse la tête.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

PSAUME 129

Pour consacrer l’enfant au Seigneur, ils présentèrent en offrande deux petites colombes.

1 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
2 Seigneur, écoute mon appel ! *
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

3 Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ? *
4 Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

5 J’espère le Seigneur de toute mon âme ; *
je l’espère, et j’attends sa parole.

6 Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. *
Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore,
7 attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat. *
8 C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

CANTIQUE (Col 1 – NT 6)

Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples.

12 Rendons grâce à Dieu le Père, +
lui qui nous a donné
   d’avoir part à l’héritage des saints, *
dans la lumière.

13 Nous arrachant à la puissance des ténèbres, +
il nous a placés
   dans le Royaume de son Fils bien-aimé : *
14 en lui nous avons le rachat,
le pardon des péchés.

15 Il est l’image du Dieu invisible, +
le premier-né, avant toute créature : *
16 en lui, tout fut créé,
   dans le ciel et sur la terre.

Les êtres visibles et invisibles, +
puissances, principautés,
   souverainetés, dominations, *
tout est créé par lui et pour lui.

17 Il est avant toute chose,
et tout subsiste en lui.

18 Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : +
c’est lui le commencement,
   le premier-né d’entre les morts, *
afin qu’il ait en tout la primauté.

19 Car Dieu a jugé bon
   qu’habite en lui toute plénitude *
20 et que tout, par le Christ,
   lui soit enfin réconcilié,

faisant la paix par le sang de sa Croix, *
la paix pour tous les êtres
   sur la terre et dans le ciel.




PAROLE DE DIEU (He 4, 15-16)

Le grand prêtre que nous avons n’est pas incapable de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous, et il n’a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu Tout-Puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Temps de silence

CANTIQUE DE MARIE (Lc 1 – NT 1)

Aujourd’hui la Vierge Marie a présenté Jésus au Temple. Syméon a pris l’enfant dans ses bras et rendu grâce à Dieu.

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

INTERCESSION

R/ Ouvre nos yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour !

Toi qui es lumière pour le monde,
— suscite la foi au cœur de tout homme

Toi qui as mis au cœur de Syméon le désir de te voir,
— viens au-devant de ceux qui t’attendent sans le savoir.

Toi qui as associé ta mère à ton offrande
— souviens-toi de ceux qui communient à ta passion.

Intentions libres

LA PRIERE DE JESUS

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

ORAISON

Dieu éternel et tout-puissant, nous t’adressons cette humble prière : puisque ton Fils unique, ayant revêtu notre chair, fut en ce jour présenté dans le Temple, fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant toi.

Bénissons le Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.

PRIERE à la VIERGE MARIE

Vierge et Mère Marie,
toi qui, mue par l’Esprit,
as accueilli le Verbe de la vie
dans la profondeur de ta foi humble,
totalement abandonnée à l’Éternel,
aide-nous à dire notre “oui”
dans l’urgence, plus que jamais pressante,
de faire retentir la Bonne Nouvelle de Jésus.

Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités
pour porter à tous l’Évangile de la vie
qui triomphe de la mort.
Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies
pour que parvienne à tous
le don de la beauté qui ne se ternit pas.

Étoile de la nouvelle évangélisation,
aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
du service, de la foi ardente et généreuse,
de la justice et de l’amour pour les pauvres,
pour que la joie de l’Évangile
parvienne jusqu’aux confins de la terre
et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

Mère de l’Évangile vivant,
source de joie pour les petits,
prie pour nous.
Amen. Alléluia !

Pape François. Extraits de la prière à la Vierge Marie dans l’Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium » (24 novembre 2013).





Prochaine Prière des Heures : Notre-Dame de Lourdes (11 février 2021)
Prière pour les malades

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3° semaine ordinaire Prière

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Fête de la conversion de saint Paul – 25 janvier 2021

Seigneur, apprends-nous à prier !

Cherchant Dieu ou voulant grandir dans la foi, faisons une pause pour se mettre par la prière à l’écoute du Seigneur et, sur ce chemin, laissons entrer en nous le Christ afin que se réalise l’exhortation de l’Apôtre Paul :

« Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, par des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans votre cœur, votre reconnaissance ».  (Col 3, 16 ; Ep 5, 19-20)

Rendons gloire à Dieu :
il a converti l’Apôtre des nations.

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit !

TROPAIRE

Quel est ce voyageur
que le Seigneur guette sur le chemin
et qu’il terrasse par sa lumière ?
Quel est ce violent
qu’entre tous le Seigneur a choisi
pour faire connaître à jamais
la force de sa Parole ?

R/ Victoire du Christ en son Apôtre !

Contre Jésus, il allait à Damas,
pour Jésus, il sillonnera le monde.

Dans la justice de la loi il mettait son orgueil,
la grâce de l’Esprit fera toute sa fierté.

PSAUME 115

Je me glorifierai de ma faiblesse afin qu’habite en moi la puissance du Christ.

10 Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
11 moi qui ai dit dans mon trouble :
« L’homme n’est que mensonge. »

12 Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
13 J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
14 Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !

15 Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
16 Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
   ton serviteur, le fils de ta servante, *
moi, dont tu brisas les chaînes ?

17 Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
18 Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
19 à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

PSAUME 125

Celui qui plante n’est rien, celui qui arrose n’est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance.

1 Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,*
nous étions comme en rêve !

2 Alors notre bouche était pleine de rires,
   nous poussions des cris de joie ; +
alors on disait parmi les nations :
   « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » *
3 Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
   nous étions en grande fête !

4 Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.

5 Qui sème dans les larmes
   moissonne dans la joie : +
6 il s’en va, il s’en va en pleurant,
   il jette la semence ; *
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
   il rapporte les gerbes.

CANTIQUE (Ep 1 – NT 4)

Pour moi, vivre, c’est le Christ, et mourir est un gain : la croix de Jésus Christ est ma seule gloire.

3 Qu’il soit béni, le Dieu et Père
de notre Seigneur, Jésus, le Christ !

Il nous a bénis et comblés
   des bénédictions de l’Esprit, *
au ciel, dans le Christ.

4 Il nous a choisis, dans le Christ,
   avant que le monde fût créé, *
pour être saints et sans péchés devant sa face
   grâce à son amour.

5 Il nous a prédestinés
   à être, pour lui, des fils adoptifs *
par Jésus, le Christ.




PAROLE DE DIEU (1 Co 15, 9-10)

Moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m’a comblé n’a pas été stérile : je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi.

CANTIQUE DE MARIE (Lc 1 – NT 1)

Paul, Apôtre des nations, prédicateur de la vérité, intercède pour nous auprès de Dieu qui t’a choisi.

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

LOUANGE

Nous avons reçu de saint Paul et des Apôtres un héritage spirituel, rendons grâce à Dieu notre Père pour les biens qu’il nous donne.

R/ Loué sois-tu, Seigneur !

– Intentions libres –

LA PRIERE DE JESUS

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

ORAISON

Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l’Apôtre saint Paul, dont nous célébrons la conversion. Accorde-nous d’aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d’être, dans le monde, les témoins de ton Évangile.

Bénissons le Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.

PRIERE à MARIE et aux SAINTS

Ô Marie, prends nos prières.
R/ sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.

Je vous salue Marie, pleine de grâce Le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. 

Et vous tous, saints anges, saints et saintes de Dieu,
R/ Priez pour nous, afin que nous devenions dignes des promesses du Christ. Amen.



Prochaine Prière des Heures : Présentation du Seigneur au Temple
(2 février 2021)

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4° dimanche ordinaire Prédication

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 31 janvier 2021

Deutéronome 18,15-20 ; Psaume 94 ; 1 Corinthiens 7, 32-35 ; Marc 1, 21-28

Nous connaissons tous l’histoire que raconte la Bible de la singulière destinée de ce bébé sauvé des eaux, qui devient prince d’Egypte, puis prophète de la loi de Dieu et le libérateur du peuple hébreu du joug des pharaons. Il est le personnage principal de l’Ancien Testament. Figure centrale qui annonce, avec un contraste frappant, celui qui va accomplir la loi de Dieu dans la loi d’amour, le Messie, Jésus.

« Je ferai se lever un prophète : je mettrai dans sa bouche mes paroles »

Première lecture. Aujourd’hui justement, la première lecture (Dt 18, 15-20) met en scène Moïse. La Bible, nous le savons, n’a pas été écrite selon l’ordre chronologique des livres tels qu’ils sont présentés. La genèse avec la création et les premiers patriarches, puis l’exode… et ainsi de suite. En réalité, ce n’est que lorsque le peuple hébreu, peuple de nomades, se sédentarise que quelques écrits et des traditions orales vont donner naissance aux livres bibliques qui racontent son passé. Donc, au temps de la royauté, des écrivains d’Israël livrent leur méditation sur l’Exode sous forme d’un testament de Moïse. Ils voient en celui-ci l’homme qui est le point de départ d’une lignée de prophètes livrant au peuple élu la parole de Dieu. En attendant le prophète parfait, le Messie, lui qui révèlera en plénitude le visage de Dieu ainsi que le chemin pour vivre sa rencontre et qui disposera de l’autorité même de Dieu, celui que les uns attendent toujours et que nous reconnaissons en Jésus.

« Aujourd’hui, ne fermez pas votre coeur, mais écoutez la voix du Seigneur »

Psaume. Le psaume (Ps 94) est intéressant : les juifs le chantaient au cours de la procession d’entrée au Temple. Ils rappelaient la façon dont leurs ancêtres, sur la route de l’Exode, refusaient d’aller de l’avant à l’appel de Dieu. En chantent ce psaume, ils disaient alors leur volonté de répondre enfin à cet appel en acceptant l’autorité du Seigneur.

« La femme qui reste vierge a le souci des affaires du Seigneur afin d’être sanctifiée »

Deuxième lecture (1Co 7, 32-35). Paul gardera toute sa vie l’enthousiasme d’un converti. Car plus que d’autres, il revient de loin, lui qui fut persécuteur des chrétiens. Dans son ardeur à promouvoir l’évangile, Paul souhaite que ses lecteurs, tout comme lui, s’y consacrent totalement acceptant même un célibat qui les rendrait plus disponibles à l’œuvre divine. Mais il sent bien qu’il s’agit là d’une vocation personnelle et prophétique. Comme il l’écrit, il ne veut pas les piéger. Aussi leur demande-t-il d’être vraiment attachés au Seigneur… chacun dans son état de vie.

« Il enseignait en homme qui a autorité »

Evangile (Mc 1, 21-28). Marc écrit de manière très populaire et évite les longs développements. Aussi son évangile est-il le plus court des quatre. Certains passages ramassés sont ainsi plus percutants, tel celui d’aujourd’hui. En un seul récit, celui d’une journée à Capharnaüm, Marc regroupe plusieurs faits marquants. Il s’agit pour lui de montrer que Jésus est vraiment le grand prophète envoyé par Dieu, comme il l’annonce dès le premier verset de son livre : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ». Il souligne ici l’autorité de Jésus qui n’enseigne pas « comme les scribes ». Puis c’est la rencontre avec l’homme « tourmenté par un esprit impur ». Le récit raconte alors que Jésus chasse l’esprit mauvais. Car, c’est vrai, entre Dieu et le mal, il y a contradiction. C’est pourquoi, dans l’évangile de ce dimanche, Marc montre que là où Jésus paraît et parle, l’esprit mauvais fuit et la puissance maléfique qui gangrène l’homme disparaît. La parole de Dieu chasse le mal et fait jaillir la vie.

Ces gestes de Jésus expulsant les esprits mauvais ont aussi valeur prophétique et annoncent un monde à venir. Mais ce monde renouvelé ne peut naître que par la puissance d’un amour s’affirmant jusqu’au don de sa vie et à travers la mort. C’est à travers sa passion que Jésus affirmera un Royaume de l’amour sur lequel le mal sera sans prises. Comment nous chrétiens aujourd’hui pouvons-nous lutter contre le mal au nom de la loi d’amour et surtout être proches, par amour, de ceux qui sont victimes du mal sous toutes ses formes, maladie et chômage, pauvreté et malnutrition, exploitation et guerre… ? C’est à nous de répondre !

Marcel Baurier

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Du haut vers le bas : Moïse et saint Marc (sculptures du jubé XVIème siècle ) et porche de la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Crédit Photos : Maïté Ruellan et Epheta Editions

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3° dimanche ordinaire Prédication

Prédication du Père Marcel Baurier – Dimanche 24 janvier 2021

Jonas 3, 1-5.10 ; Psaume 24 ; 1 Corinthiens 7, 29-31 ; Marc 1, 14-20

Une lecture trop rapide de la parole de Dieu de ce jour peut nous faire penser que c’est le même message que dimanche dernier : répondre, et si possible vite, à l’appel de Dieu. Prenons le temps de l’accueillir.

« Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise »

Première lecture. J’aime bien l’histoire de Jonas (Jon 3, 1-5.10) et je trouve dommage qu’en lecture nous n’ayons droit qu’à un court passage un peu remanié, car il nous est dit que, sur l’ordre du Seigneur, Jonas, sans discuter, va prêcher la conversion aux ninivites. Or nous savons combien Jonas fut récalcitrant à l’injonction du Seigneur, combien il dépensa d’énergie pour ne pas obéir et les conséquences humides et maritimes de son refus. Par son récit symbolique, l’auteur du livre de Jonas entendait faire redécouvrir l’urgence de sa mission universelle à un Judaïsme qui succombait à la tentation d’une torpeur satisfaite et refusait de s’engager dans la mission, en se pensant élu de Dieu. Car si Israël a été choisi par Dieu, c’est pour être un signe dans le monde et non pas pour être son chouchou et se laisser cajoler par lui.

N’oublions pas cette leçon. Il est bon de le rappeler en ce dernier jour de la semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens, car elle concerne aussi toutes les confessions chrétiennes et notre Eglise Catholique : nous nous croyons aimés de Dieu, et cela est vrai et bon. Mais ce n’est pas pour nous en glorifier. C’est pour annoncer à tous les hommes qu’ils sont eux aussi aimés de Dieu. Lors de ses voyages dans divers pays¸ le Pape François, s’il prend en compte les conditions de vie souvent difficiles de ses auditeurs, il ne les dorlote pas pour autant mais leur demande d’être missionnaires.

« Seigneur, enseigne-moi tes chemins »

Psaume. Le psaume (Ps 24, 4-5ab, 6-7bc, 8-9) est un appel au Dieu de tendresse pour qu’il nous donne la lumière nécessaire pour continuer la route en dépit des obstacles.

« Frères, le temps est limité… Car il passe, ce monde tel que nous le voyons »

Epitre. Dans sa première lettre aux Corinthiens (1 Co 7, 29-31), saint Paul invite les chrétiens à réorienter, sans attendre, leur manière de vivre. Car, sans mettre en cause leur valeur, les activités humaines doivent être relativisées en fonction de la seule véritable urgence, l’ouverture à un Royaume qui ne demande qu’à faire irruption dans le monde. A cette urgence, bien souvent nos réponses sont du genre : « Ce n’est pas possible maintenant… La situation n’est pas mûre… Les conditions nécessaires ne sont pas réunies… il faut être patient… » Tels sont nos alibis lorsque nous reculons, un peu comme Jonas, devant certaines décisions à prendre. Certes, nous croyons en la patience de Dieu. Mais elle ne peut, en aucun cas, être considérée comme une incitation à la torpeur.

Eh oui, si, comme nous le savons car cela fait partie de notre expérience, la germination est longue, il importe donc plus encore de ne pas tarder à labourer et à semer. C’est donc dès maintenant, qu’il faut nous mettre en route en nous réorientant vers ce qui est important. Essayons de découvrir ce que cela peut signifier dans notre existence pour répondre aux appels de la parole de Dieu de ce jour. Car notre vie doit pouvoir être signe : « Que votre lumière brille devant les hommes ; alors, en voyant ce que vous faîtes de bien, ils rendront gloire à votre Père des cieux. » (Mt.5, 16)

« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile »

Evangile (Mc 1, 14-20). Quand Marc écrit son Evangile, c’est-à-dire sa Bonne Nouvelle, l’ardeur joyeuse des premières communautés chrétiennes attendant le retour du Christ, a fait place à une certaine désillusion, conséquence des difficultés quotidiennes et des persécutions qui commencent. L’évangéliste entend redonner vigueur et dynamisme à ses lecteurs, les arrachant à une vision trop facile du Royaume. Croire au Royaume de Dieu, désirer qu’il advienne et souhaiter en faire partie dès maintenant et pour toujours, cela ne peut que provoquer un retournement de l’existence. Le Royaume mérite que l’on abandonne tout pour se consacrer à lui et à le faire connaître. N’est-ce pas ce que firent les premiers apôtres ?

Depuis Simon et André, Jacques et Jean combien de femmes et d’hommes ont fait, eux aussi, ce choix de se consacrer au Royaume et de le faire connaître. Quant à nous, quels nouveaux choix pourraient-être les nôtres ?

Marcel Baurier

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.

Crédit Photos : Maïté Ruellan et Epheta Editions

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