Mis en avant

Homélie 30° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 24 octobre 2021
Journée de la mission universelle de l’Église
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Gloire à Dieu (messe du 1er mode) : Chœur des frères étudiants dominicains © Studio SM
(Voir les paroles)

« L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir »
(Jr 31, 7-9)

La première lecture se situe au cœur d’une affaire d’aveuglement. Au VIII° siècle avant J.C., le royaume de Juda court aveuglément à la catastrophe. Le prophète Jérémie retrouve cependant un bref moment d’espoir lorsque, en 722, le roi Josias entreprend une réforme religieuse et morale. Il y voit l’annonce du salut que Dieu apportera un jour à son peuple tout entier les royaumes de Juda et du Nord. Oui ce jour-là, même les membres du royaume du Nord, depuis longtemps balayés par la tourmente assyrienne, revivront. Temps de joie où auront disparu toute misère et toute infirmité. Les aveugles verront et ne trébucheront plus !

Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
 
(Ps 125, 3)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 125 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité »
(He 5, 1-6)

Par contraste ave le grand prêtre juif, pécheur parmi les pécheurs, aveugle parmi les aveugles, Jésus a été vraiment illuminé par la gloire même de Dieu. Aussi est-il vraiment le guide de son peuple, le conduisant sur la route de son Seigneur. Son sacerdoce est plus vrai que celui des prêtres de l’Ancien Testament. La lettre aux Hébreux souligne cette supériorité en invoquant la figure de Melkisédek, ce personnage mystérieux auquel Abraham rendit hommage.

« Rabbouni, que je retrouve la vue »
(Mc 10, 46b-52)

Tout comme les apôtres ont pu se remettre en question après avoir été témoins de la guérison de Bartimée, que cette eucharistie ouvre nos oreilles à l’écoute de la Parole de Dieu et nos yeux à la vision de son action dans nos vies et notre monde. En confessant la présence du Christ vivant dans le pain et le vin eucharistiques, nous disons reconnaître, par delà les apparences sensibles, la véritable réalité. Prions pour que Dieu nous donne d’ouvrir les yeux pour que nous puissions découvrir la réalité de ses merveilles, la réalité son amour toujours présent et agissant.  

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :

Aujourd’hui, nous chantons (texte en français) :
Salut, ô Reine,
Mère de miséricorde,
notre vie, notre douceur, notre espérance, salut!
Nous crions vers toi,
enfants d’Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant
et pleurant
dans cette vallée de larmes.
Ô toi, notre avocate
tourne vers nous ton regard miséricordieux.
Et, après cet exil,
montre-nous Jésus,
le fruit béni de tes entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce
Vierge Marie

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Salve Regina des bergers du Rouergue. Chœur d’hommes de l’abbaye de Sylvanes © ADF Studio SM
(Voir les paroles : texte en latin)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Saint Bertrand de Comminges

EPHETA vous propose une fois par semaine un Commentaire de la Parole de Dieu du dimanche. Cette prédication hebdomadaire est assurée par le père Marcel Baurier, recteur de la cathédrale Sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges, que nous remercions chaleureusement.

Le samedi 23 octobre à 11 heures est célébrée à la cathédrale en la fête votive de Saint Bertrand une messe présidée par Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse. C’est l’occasion pour la paroisse de St-Bertrand de vous associer par le chant à cette liturgie et de vous présenter ce saint patron d’un diocèse médiéval aujourd’hui disparu.

Pour chanter la joie de répondre à l’appel de Dieu, de se lever et de marcher avec lui, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Ecoute, ton Dieu t’appelle : « Viens suis-moi » (NE). Chœur dans la ville © A revoir sur YouTube
(Voir les paroles)

Qui est Saint Bertrand de Comminges ?

Il y a 938 ans, arrivait dans le Comminges, sur le rocher désert et ruiné depuis 5 siècles, un nouvel évêque, Bertrand de l’Isle (petit-fils du comte de Toulouse, Guillaume Taillefer).

Bertrand naquit vers 1050 au château de L’Isle-Jourdain. Appartenant à la bonne noblesse, le jeune homme se voua d’abord à l’idéal de la chevalerie, mais, à l’âge adulte, il fut ordonné prêtre et demanda son admission dans le « chapitre de chanoines » de la cathédrale Saint-Etienne.  En 1083, le clergé et le peuple de Comminges qui cherchaient un nouvel évêque pour la cité, porteront leur choix sur ce jeune chanoine qui réunissait les rares qualités d’un seigneur méridional respecté et capable de ramener la prospérité puisqu’engagé dans la Réforme de son temps.  A ses dons s’ajoutaient un tempérament humain et une qualité de foi dont l’avenir allait prouver la richesse.

Un évêque grégorien :
Son effort se porta sur la réforme du clergé en imposant une vie communautaire avec les chanoines ; une vie de pauvreté, de prière et d’études.  Il fit ainsi du chapitre un foyer rayonnant et exemplaire de vie évangélique. Il fit régner l’ordre civil dans son diocèse, il rendit la justice, mais surtout, il redressa l’Eglise.

Un évêque pacificateur : 
Il se fait bâtisseur pour relever et reconstruire cette cité qui vivait dans la misère et la grande violence. Avec résolution, il fait appliquer la trêve de Dieu dans tout le Comminges ainsi que dans les Hautes-Pyrénées pour y faire régner paix et sécurité.

Un évêque libérateur :
De nombreux miracles sont attribués à Saint Bertrand qui se mit au service de la libération des cœurs autant que des corps.  Alors qu’il était déjà au ciel, il eut tant de gratitudes de la part de nombreux prisonniers qu’il délivra en brisant les chaînes ; ainsi même que sa délivrance miraculeuse de Sancho Parra, un petit seigneur et voyou, qui était emprisonné à Barcelone.

Un évêque préoccupé par les petits et les sans droits :
Bertrand était très proche de ses fidèles ainsi que des plus petits et pauvres, les visitant sans cesse avec attention et charité, aussi bien au temporel qu’au niveau spirituel.  Il mit en place des terrains appelés « sauvetés » (qui devenus des villages et des bourgs prirent le nom de « sauveterre » ou de « salvetat ») pour abriter les populations des pauvres, des marginaux, de hors-la-loi, des fugitifs afin qu’ils puissent y trouver refuge et sécurité.

Dès sa mort, le 16 octobre 1123, Bertrand fut considéré comme un saint dans toute la région pyrénéenne et depuis sa canonisation en 1222, le village prit le nom de : « Saint-Bertrand de Comminges ».

Paroisse de Saint-Bertand


Pour psalmodier « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer », cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 22 (AELF). Ensemble vocal GPS Trio © ADF Musique

Pour chanter « Ne crains pas, je suis ton Dieu », cliquez sur le bouton ci-dessous :

Ne crains pas (DEV522). Les Padrés © Diocèse aux Armées Françaises
(Voir les paroles)

Photos : Vue d’ensemble, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.
Affiche : Saint Bertand de Dominique Piéchaud (Coll. Les Tailleurs d’Images).


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Homélie 29° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 17 octobre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Un homme au cœur de feu (T170-1) : Ensemble vocal Antidote © ADF Musique
(Voir les paroles)

« S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance,
il prolongera ses jours »
(Is 53, 10-11)

La première lecture est remarquable.  Au cours de l’exil, le prophète, le second Isaïe, a compris que le salut définitif de son peuple ne viendrait pas d’un libérateur usant de la puissance des armes. Il a alors proposé une bouleversante description d’un « serviteur » donnant sa vie par amour, faisant découvrir aux hommes leur faute et les délivrant du mal. En lui s’accomplira parfaitement la volonté divine. Cette annonce d’un serviteur aimant et souffrant est fondamentale et, chrétiens, nous y voyant l’annonce même de Jésus.

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !
(Ps 32) 

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 32 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce »
(He 4, 14-16)

La lettre aux Hébreux nous dit que Jésus est prêtre au sens le plus profond du terme. Car son sacrifice n’a pas consisté en une offrande extérieure. Il a consisté dans le don de lui-même : homme comme un autre, il a donné son vrai sens à la vie et est ainsi entré dans l’authentique relation à Dieu à travers l’épreuve de la croix.

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude »
(Mc 10, 35-45)

La messe, le sacrifice eucharistique, est l’hommage d’une vie d’amour. En effet, l’eucharistie du Christ est le don d’amour qu’il accomplit tout au long de sa vie, et dont la passion marque l’accomplissement.

Nous qui célébrons l’eucharistie et qui voulons y prendre part, sommes-nous prêts « à boire la coupe » qu’il accepta ? Car s’il ne s’agit pas de passion et de mort, il s’agit bien de se donner, de donner sa vie, de servir. Sommes-nous prêts à être serviteurs ?

Prions le Seigneur de nous donner la force d’accepter réellement la coupe qu’il nous tend et de devenir les témoins de son amour auprès de nos frères.  

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Marie, comblée de grâce, que Dieu a choisie pour être sa maison.

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Marie, comblée de grâce (V233). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)



Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 28° dimanche temps ordinaire année B – V2

Dimanche 10 octobre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Dieu qui nous appelles à vivre (K158) : Ensemble vocal l’Alliance © Studio SM
(Voir les paroles)

Qu’est-ce qui fait bouger les hommes ? Apparemment l’argent, le pouvoir et la gloire, le désir de sécurité… ! Et cela peut changer selon nos âges et nos situations. Par exemple, plus l’âge avance plus le désir et besoin de sécurité s’imposent.

Mais tout cela fait-il vraiment vivre ? A moins d’être totalement aveuglés, ce qui n’est pas impossible, nous découvrons vite la vanité de ces réalités et qu’elles sont des illusions. Mais elles sont tellement commodes ! Aussi nous y tenons et nous nous y accrochons !

Cela Jésus le met en cause. Il ne nous promet certes pas la facilité, mais la joie profonde, née de l’authentique relations aux êtres et aux choses. C’est ce qui nous est dit et rappelé dans les lectures.

« À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse »
(Sg 7, 7-11)

Après la libération d’Egypte par Dieu et lors de l’exode, au Sinaï, le peuple d’Israël avait été appelé à la liberté profonde, créatrice de l’homme authentique. En fait, tout au long de son histoire, il n’a cessé d’oublier cet appel, cherchant son bonheur dans de fausses sécurités. Il n’y a trouvé que la désillusion.

Beaucoup plus tard, au milieu de 1er siècle av. J.C., un juif cultivé vivant en Egypte et méditant sur l’histoire de son peuple, reconnait que la seule véritable richesse, c’est la « Sagesse » reflet de Dieu lui-même. Car si l’idée de sagesse, tardive dans la pensée biblique, est très présente dans les sociétés orientales autour d’Israël, mais pour les croyants juifs, il ne s’agit en aucun cas d’un humanisme. Elle vient de Dieu et relie l’homme à Dieu.

Rassasie-nous de ton amour, Seigneur : nous serons dans la joie. 
(Ps 89)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 89 (AELF). Ensemble vocal GPS Trio © ADF Musique

« La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur »
(He 4, 12-13)

Les auteurs de la lettre aux Hébreux, viennent de montrer comment le manque de foi des Israélites, les a conduits à la catastrophe. Aujourd’hui Dieu fait à nouveau retentir son appel à travers Jésus, sa parole vivante. Nous sommes invités à un choix radical marquant un tournant définitif de notre vie, car la parole de Dieu est tranchante.  Aucune reculade n’est possible et c’est notre attitude qui nous jugera.

« Vends ce que tu as et suis-moi »
(Mc 10, 17-30)

L’évangile d’aujourd’hui nous est familier. Chez Marc, ce récit comporte une petite phrase qui n’est pas présente chez Mathieu et Luc : « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima. »  Je cite cette phrase car elle nous permet de mieux comprendre pourquoi Jésus l’appelle à le suivre.

Dans l’attitude du jeune homme riche se retrouvent bien les contradictions de tant d’hommes, désireux de perfection, mais qui ne veulent pas renoncer à leurs désirs trop terrestres. Parmi ces hommes désireux de perfection, il y a aussi les apôtres et d’autres disciples. Lorsque Jésus leur dit que les richesses sont un obstacle pour entrer dans le Royaume de Dieu : « De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux « Mais alors qui peut être sauvé ? »

A ses apôtres soucieux eux aussi de réussite comme Pierre en témoigne en demandant qu’elle sera leur récompense, Jésus leur annonce la récompense paradoxale qui les attend : la possession du monde mais au milieu des persécutions et aussi la possession de la vraie vie éternelle.

Et pour nous, quand est-il ? Le don qui nous est proposé dans l’eucharistie est apparemment très simple et même pauvre. Un peu de pain, un peu de vin… Mais nous savons qu’en lui, c’est le Christ qui se donne et que nous recevons. Savoir en reconnaitre la valeur, y découvrir ce qui fait vivre, c’est accéder à la vraie richesse. C’est entrer dans la perspective de la Sagesse divine, accomplie en Jésus-Christ.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Marie, en lui disant, tu es la Première en chemin, entraînes-nous à dire oui aux imprévus de Dieu.

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

La première en chemin, Marie (V565). I. Gaboriau / D. Fauchard © Bayard Musique
(Voir les paroles)



Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 28° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 10 octobre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

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Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)

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Dieu qui nous appelles à vivre (K158) : Ensemble vocal l’Alliance © Studio SM
(Voir les paroles)

Qu’est-ce qui fait bouger les hommes ? Apparemment l’argent, le pouvoir et la gloire, le désir de sécurité… ! Et cela peut changer selon nos âges et nos situations. Par exemple, plus l’âge avance plus le désir et besoin de sécurité s’imposent.

Mais tout cela fait-il vraiment vivre ? A moins d’être totalement aveuglés, ce qui n’est pas impossible, nous découvrons vite la vanité de ces réalités et qu’elles sont des illusions. Mais elles sont tellement commodes ! Aussi nous y tenons et nous nous y accrochons !

Cela Jésus le met en cause. Il ne nous promet certes pas la facilité, mais la joie profonde, née de l’authentique relations aux êtres et aux choses. C’est ce qui nous est dit et rappelé dans les lectures.

« À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse »
(Sg 7, 7-11)

Après la libération d’Egypte par Dieu et lors de l’exode, au Sinaï, le peuple d’Israël avait été appelé à la liberté profonde, créatrice de l’homme authentique. En fait, tout au long de son histoire, il n’a cessé d’oublier cet appel, cherchant son bonheur dans de fausses sécurités. Il n’y a trouvé que la désillusion.

Beaucoup plus tard, au milieu de 1er siècle av. J.C., un juif cultivé vivant en Egypte et méditant sur l’histoire de son peuple, reconnait que la seule véritable richesse, c’est la « Sagesse » reflet de Dieu lui-même. Car si l’idée de sagesse, tardive dans la pensée biblique, est très présente dans les sociétés orientales autour d’Israël, mais pour les croyants juifs, il ne s’agit en aucun cas d’un humanisme. Elle vient de Dieu et relie l’homme à Dieu.

Rassasie-nous de ton amour, Seigneur : nous serons dans la joie. 
(Ps 89)

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Psaume 89 (AELF). Ensemble vocal GPS Trio © ADF Musique

« La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur »
(He 4, 12-13)

Les auteurs de la lettre aux Hébreux, viennent de montrer comment le manque de foi des Israélites, les a conduits à la catastrophe. Aujourd’hui Dieu fait à nouveau retentir son appel à travers Jésus, sa parole vivante. Nous sommes invités à un choix radical marquant un tournant définitif de notre vie, car la parole de Dieu est tranchante.  Aucune reculade n’est possible et c’est notre attitude qui nous jugera.

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(Mc 10, 17-30)

L’évangile d’aujourd’hui nous est familier. Chez Marc, ce récit comporte une petite phrase qui n’est pas présente chez Mathieu et Luc : « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima. »  Je cite cette phrase car elle nous permet de mieux comprendre pourquoi Jésus l’appelle à le suivre.

Dans l’attitude du jeune homme riche se retrouvent bien les contradictions de tant d’hommes, désireux de perfection, mais qui ne veulent pas renoncer à leurs désirs trop terrestres. Parmi ces hommes désireux de perfection, il y a aussi les apôtres et d’autres disciples. Lorsque Jésus leur dit que les richesses sont un obstacle pour entrer dans le Royaume de Dieu : « De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux « Mais alors qui peut être sauvé ? »

A ses apôtres soucieux eux aussi de réussite comme Pierre en témoigne en demandant qu’elle sera leur récompense, Jésus leur annonce la récompense paradoxale qui les attend : la possession du monde mais au milieu des persécutions et aussi la possession de la vraie vie éternelle.

Et pour nous, quand est-il ? Le don qui nous est proposé dans l’eucharistie est apparemment très simple et même pauvre. Un peu de pain, un peu de vin… Mais nous savons qu’en lui, c’est le Christ qui se donne et que nous recevons. Savoir en reconnaitre la valeur, y découvrir ce qui fait vivre, c’est accéder à la vraie richesse. C’est entrer dans la perspective de la Sagesse divine, accomplie en Jésus-Christ.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Marie, en lui disant, tu es la Première en chemin, entraînes-nous à dire oui aux imprévus de Dieu.

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

La première en chemin, Marie (V565). I. Gaboriau / D. Fauchard © Bayard Musique
(Voir les paroles)



Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 27° dimanche temps ordinaire année B

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Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous ;
en nous, son amour atteint la perfection. (1 Jn 4, 12)

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Jésus-Christ, parole de Dieu (A54-22). Ensemble vocal Resurrexit © ADF Musique
(Voir les paroles)

Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Dieu a créé l’être humain à son image et il l’a donc créé pour aimer, et aimer à la manière dont lui-même Dieu nous aime. Or pour aimer, il ne faut pas être seul, mais il faut quelqu’un à aimer et qui vous aime. L’humain est un être de relation, car l’amour ne peut se vivre que dans la relation, dans la complémentarité et la communion. Aussi, l’union des hommes entre eux par l’amour même de Dieu, ne serait-elle pas le vrai sens du monde ? Ce qui est sûr, c’est que, d’après le message biblique, tel est bien le sens du monde.

L’être humain n’est pas fait pour la solitude. Pourtant le vivre ensemble n’est pas toujours facile et nous en faisons tous l’expérience dans nos vies. C’est sûr, diverses forces, élans et mouvements projettent les hommes les uns vers les autres : le besoin ou même la nécessité de ne pas être seul, le sentiment ainsi que diverses formes de sympathie et d’attirance, dont l’attrait charnel… Mais cela ne débouche pas automatiquement et infailliblement sur la véritable acceptation de l’autre, dans toute sa différence… Les amours humaines sont le plus souvent transitoires et fragiles, si elles en restent au niveau de la spontanéité. Il faut un long murissement pour que l’homme puisse s’ouvrir à la perfection de l’amour en aimant avec fidélité l’autre pour lui-même et non pour soi. Il faut encore, pour les croyants, un grand approfondissement spirituel pour prendre conscience que l’amour vient de Dieu et qu’en toute démarche d’amour Dieu est présent. C’est à cette perfection de l’amour que Dieu nous appelle. Elle n’est rien d’autre que le reflet de l’amour qu’il n’a cessé de montrer envers le peuple choisi tout au long de son histoire et qui s’est totalement manifesté en Jésus-Christ.

« Tous deux ne feront plus qu’un »
(Gn 2, 18-24)

Le livre de la Genèse n’est pas chronologiquement le premier livre de la Bible. C’est une fois sédentarisé et installé en Terre promise, qu’Israël se met à réfléchir sur son passé, ses origines et celles du monde. Il réfléchit à la condition humaine à la lumière de sa vocation de peuple de Dieu. Dans cette méditation, Israël acquiert la conviction que l’amour de l’homme et de la femme est particulièrement révélateur de l’œuvre divine. Dieu appelle l’humanité à une unité dont le modèle serait le premier couple. Le récit très imagé de la création exprime cette conviction fondamentale.

Que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie ! 
(Ps 127, 5ac)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 127 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)

Certains chrétiens, marqués par le judaïsme tardif, sont tentés d’attribuer plus d’importance au culte des anges qu’à celui de Jésus. L’épitre aux Hébreux remet les choses à leur place. En Jésus homme, répondant à l’amour du Père par un amour total, Dieu appelle l’humanité à le rencontrer. Tout l’œuvre divine apparaît comme une œuvre d’unification : unification des hommes entre eux ; unification du créateur et de ses créatures.

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
(Mc 10, 2-16)

Nous le savons, pour vivre en société, les hommes ont besoin de lois. Mais cette nécessité n’a-t-elle pas aussi à sa source la dureté des cœurs ? En effet, devant les difficultés de l’amour, soucieux de sauvegarder leur égoïsme, les hommes ont fabriqué un règlement qui n’a que peu de chose à voir avec l’amour : là, tu es en règle, là tu ne l’es pas… Jésus constate et affirme que cela ne correspond pas à l’appel divin fondamental. Le véritable amour est fidélité inconditionnelle et accueil absolu de l’autre. Cet accueil, Jésus, par toute son attitude, montre ce qu’il doit être et il en suggère une image dans la spontanéité sans calcul de l’enfant.

En nous invitant toujours à sa table dans la célébration de l’eucharistie, Dieu manifeste la fidélité de l’amour qu’il nous porte. En même temps, il nous appelle à aimer en vérité et à être les témoins de son amour. Que notre participation à l’eucharistie nous rende capables de répondre à cet appel !

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Marie, en lui demandant de chercher avec elle dans nos vies les pas de Dieu et d’accueillir par elle les dons de Dieu.

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Chercher avec toi, Marie (V282). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)



Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Mis en avant

Homélie 26° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 26 septembre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

« Préserve ton serviteur de l’orgueil, qu’il n’ait sur moi aucune emprise… » (Ps 18)

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Acclamez le Seigneur, vous qui marchez sur ses pas (Y69-72). Chœur Notre-Dame © 2018

L’évangile de ce jour lance un double avertissement. Attention aux pièges du pouvoir et aux risques du scandale. En effet, les apôtres, parce qu’ils ont été choisis par Jésus pour le suivre et être « des pêcheurs d’hommes », pensent qu’ils ont un droit exclusif à agir au nom de Dieu. Ce qui est un service risque bien de devenir pour eux un privilège et une propriété. L’autre face du double avertissement de Jésus est celle de la très grande responsabilité morale de ceux qui ont reçu la charge de servir leurs frères : qu’ils ne soient en aucun cas « un scandale, une occasion de chute pour un seul de ces petits qui croient en moi… » Et cet avertissement est toujours d’actualité y compris et surtout pour l’Eglise !

Le passage de la lettre de Saint Jacques ajoute une attention aux pièges de l’argent et des richesses. La possession des biens matériels peut donner le sentiment trompeur de la sécurité et inviter à protéger ses biens ! Il y a alors le risque de devenir moins ou même peu sensible aux besoins des autres. A trop se sentir « quelqu’un » par ses avoirs et ses responsabilités, on peut se mettre à part et se couper de ses frères. Attention aux pièges du pouvoir et de l’argent.

« Serais-tu jaloux pour moi ?
Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »
(Nb 11, 25-29)

Reprenons les lectures. Sur la route de la terre promise, les Hébreux se sont peu à peu organisés. Car leur marche dans le désert n’est pas facile et le peuple ne cesse de crier, de se plaindre et de pleurer. Moïse n’en peut plus et se tourne vers Dieu. Il fait alors ce que Dieu lui demande : il choisit 70 anciens et constitue ainsi « une hiérarchie » pour répartir un pouvoir trop centralisé. Et Dieu lui-même, pour les investir d’autorité, donne son Esprit aux 70 anciens. Mais pour qu’ils ne pensent pas, comme plus tard les apôtres, qu’ils sont les seuls à avoir un droit à agir au nom Dieu, l’Esprit refuse de limiter son action à ceux qui ont été officiellement choisis. Josué, comme plus tard les apôtres avec celui qui expulsait un démon, demande qu’on empêche Eldad et Médad de parler au nom de Dieu, de prophétiser ! La réponse de Moïse est extraordinaire…. « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah, si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit en eux ! »

La tentation de préserver et de garder le pouvoir existe et cette tentation est pire encore lorsqu’elle prend forme religieuse. Conduire des groupes au nom de Dieu, ne permet pas pour autant de prendre sa place ! Une responsabilité qui devrait être service, peut devenir un privilège jalousement défendu, au nom du Seigneur. Mais le Royaume de Dieu que l’on entend promouvoir n’est plus alors que la caricature de ce que Dieu veut. Car il n’est plus rassemblement dans l’amour, mais devient domination et exclusion de rivaux ou de gêneurs.

Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur. 
(Ps 18, 9ab)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 18 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Vos richesses sont pourries »
(Jc 5, 1-6)

Le passage de la lettre de Saint Jacques est sévère et sonne comme une alarme. Je pense que la plupart d’entre nous ne se sentent pas directement concernés. Mais il arrive que, sous des formes et des manifestations diverses et dans certains milieux, une des premières richesses dont des hommes se font gloire, c’est l’argent. Quelle misère, pourtant dit Saint Jacques ! Surtout lorsque cet argent est le produit de l’exploitation des autres !

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous.
Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la »
(Mc 9, 38-43.45.47-48)

Vivons l’eucharistie dans l’exigence de l’humilité. Ne faisons pas de ceux qui vont à la messe un monde à part, un groupe de purs. Soyons plutôt conscients des scandales que peuvent constituer, aux yeux de bien des gens, les possibles contradictions entre notre vie religieuse, notre fidélité à l’Evangile et notre vie quotidienne. Car l’eucharistie est un appel à entrer totalement dans la suite du Christ et le dynamisme de l’amour.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Marie, pleine de grâce !

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Marie, pleine de grâce. Ensemble vocal Capella Sylvanensis © Studio SM



Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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EPHETA remercie du concours apporté à cette publication AELF et Bayard Musique, et adresse également ses remerciements au Chœur Notre-Dame de Bordeaux qui nous a autorisé à diffuser un enregistrement du chant Acclamez le Seigneur, vous qui marchez sur ses pas.


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Mont Saint-Michel

Pèlerinage au Mont Saint-Michel

Samedi 2 au lundi 4 octobre 2021
3 jours / 2 nuits
Hébergement au cœur du Mont
Groupe limité à 8 personnes

Accompagnement spirituel individualisé
Prière monastique
Traversée spirituelle de la baie avec un guide
catholique

Esprit de Dieu. L’église abbatiale du Mont Saint-Michel est un vaisseau de lumière, un endroit d’élévation de l’âme et de l’Esprit. Au cours de ces journées, dites Spiritus DeiSouffle de Dieu, les moniales et moines des Fraternités monastiques de Jérusalem seront à l’écoute de chaque membre du groupe pour l’accompagner librement, individuellement ou en couple, vers un ressourcement spirituel à la rencontre du Seigneur.
Le séjour est ainsi rythmé par des temps de rencontre spirituelle et la prière monastique : offices des laudes, vêpres et célébrations eucharistiques, ainsi que par des échanges fraternels.

La Baie du Mont Saint-Michel est un lieu hors du temps où la terre, le ciel et la mer se rencontrent. Le spectacle grandiose de ses éclairages féériques et de ses paysages lunaires laisse au pèlerin et au randonneur une émotion inédite !
Le lundi 4 octobre, la traversée pédestre de la baie à destination du Mont Saint-Michel – en formule guide privé pour le groupe – se fait sous la conduite de François Lamotte d’Argy, guide attesté de la baie. Outre ses compétences de guide naturaliste, notre guide, catholique, accompagne également ce pèlerinage d’une animation spirituelle.
Voir les vidéos de présentation

Informations pratiques

Programme :
Samedi 2 octobre à partir de 10h30 : accueil à la maison monastique Stella Maris située au Mont Saint-Michel intra-muros, en haut de la rue principale sur la droite, entre l’église St Pierre et la librairie Siloë. 12h15 : office du milieu du jour et messe à l’Abbatiale, puis déjeuner. Après-midi : temps de partage de la Parole de Dieu du dimanche, puis accompagnement spirituel individualisé sur rendez-vous. 18h20 : vêpres à l’Abbatiale, puis dîner. En soirée : temps libre.
Dimanche 3 octobre à 7h50 : laudes à l’Abbatiale, puis petit déjeuner et temps libre. 11h15 : messe à l’Abbatiale, puis déjeuner. Après-midi : accompagnement spirituel individualisé sur rendez-vous et/ou visite de l’Abbaye. En soirée : dîner et temps libre.
Lundi 4 octobre à 8h15 : départ du Mont Saint-Michel en taxi pour se rendre à Saint-Léonard, pour un départ à 9h30 de la traversée pédestre de la baie à destination du Mont Saint-Michel avec un guide agréé par l’Etat. 12h30 : arrivée au Mont Saint-Michel, pique-nique et prière d’envoi.

Hébergement à la maison Stella Maris :
La maison, située au cœur du Mont, s’ouvre d’un côté sur la rue principale et de l’autre sur les remparts. En revanche, il n’y a pas de service de restauration, mais la maison dispose d’une cuisine équipée et d’une salle à manger/salle de travail. Le séjour se déroule ainsi en autonomie. En l’absence de magasin d’alimentation sur le Mont, les courses alimentaires sont à effectuer avant le départ. Les pèlerins seront invités à se concerter avant le séjour pour se répartir l’organisation des repas. A titre d’exemple, lors d’un séjour précédent, 4 équipes de 2 pèlerins avaient cuisiné tour à tour pour l’ensemble du groupe.

Traversée de la baie :
Conditions : avoir une forme physique normale, être capable de tenir la distance en marchant.
(7 km – 3 h. de marche incluant les pauses)
Equipement et tenue conseillée : pieds nus (ou avec des chaussons néoprènes si vous avez les pieds sensibles), short, veste imperméable, haut du corps bien couvert et en plusieurs couches, 1 sac à dos par personne (au moins 30 l.), lunettes de soleil, chapeau/bonnet en début et fin de saison, bouteille d’eau à remplir dans les cours d’eau pour vous laver les pieds, petite serviette pour vous sécher les pieds, monnaie pour accès WC, eau potable, pique-nique.

Vous avez des questions ? Contactez-nous
Itinéraires : Venir au Mont Saint-Michel
Le train du Mont Saint-Michel. Le saviez-vous ? Au départ de la Gare de Paris Montparnasse, du 19 juin au 10 octobre, il existe un train direct jusqu’en gare de Pontorson, puis une navette vous dépose au pied du Mont Saint-Michel. Tarif à 27 € (train + navette). Pensez à saisir la destination « Mont saint-Michel » au lieu de Pontorson pour bénéficier de ce tarif. Réserver un billet
Comment accéder au Mont Saint-Michel : Voir la brochure (PDF)

Participation aux frais : 198 € / personne

Ce prix comprend les honoraires d’accompagnement spirituel, conformément au barème fixé par la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieuses et religieux de France (CORREF), l’hébergement en chambre double à la maison monastique Stella Maris (draps fournis), la cotisation à l’AJMSM, le taxi et la traversée de la baie avec un guide le 4 octobre 2021, les frais administratifs et l’assurance responsabilité civile.

Ce prix ne comprend pas le transport à destination du Mont Saint-Michel, l’alimentation, le droit de parking (9,80 € / voiture / tranche de 24 h.), la visite de l’Abbaye (11 € / personne) et les dépenses à caractère personnel.

Les pèlerins proposant d’assurer un service de covoiturage bénévole (voir la réglementation) pour se rendre au Mont Saint-Michel et ceux intéressés par ce service bénévole (frais à partager entre voyageurs) sont invités pour être mis en relation à laisser un message en cliquant ici. Les conducteurs assurant un service de covoiturage bénévole doivent fournir une attestation à télécharger ici.

En vous inscrivant en ligne ou par tout autre moyen, vous déclarez avoir pris connaissance et avoir accepté les conditions générales de vente.

Inscription en ligne et paiement par carte bancaire

Inscription et paiement par carte bancaire : pour vous inscrire et payer en ligne par carte bancaire une ou deux inscriptions, cliquez ici sur CB-VISA-MASTERCARD. Vous serez alors redirigé(e) vers le serveur de paiement sécurisé du Crédit Mutuel. Les données échangées avec authentification renforcée de l’utilisateur sont cryptées. Vous pourrez alors choisir de payer comptant ou bien de payer en 4 fois sans frais.

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Homélie 25° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 19 septembre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Dieu, entends ma prière, écoute les paroles de ma bouche.
Mais, voici que Dieu vient à mon aide, le Seigneur est mon appui entre tous.

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Au cœur de ce monde (A238-1). Ensemble vocal L’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)

« De quoi discutiez-vous en chemin ? »

J’apprécie l’évangile de ce jour. J’imagine le cadre, cette Galilée, pays de collines, région verte du pays, qui contraste avec la rude Judée au sud, qui s’ouvre sur un désert. Dans ce cadre paisible, au creux d’un vallon, car Jésus ne veux pas qu’on sache qu’il traverse la contrée, il livre à ses disciples le cœur de son enseignement : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Tout est dit ! « Mais, ajoute Marc, les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. » Oui, ils avaient peur de comprendre ! Et à la maison, c’est la question : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » « Ils se taisaient, ajoute encore Marc, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. »

Et si cette même question, Jésus nous la posait aujourd’hui ? Certes, je ne pense pas que nous passions notre temps entre nous à nous poser la même question que les apôtres : qui est le plus grand… car ce n’est sûrement pas notre préoccupation majeure.

Mais accueillons quand même la question sous la forme suivante : Quelles sont nos questions ? Quelles sont nos préoccupations ? Quels sont nos centres d’intérêt ? A quoi s’intéressent nos pensées ?

Car c’est bien là l’interrogation que le Seigneur nous adresse à travers sa Parole, et les lectures du livre de la Sagesse et de l’épitre de Saint Jacques comportent des paroles directes et fortes.

« Condamnons-le à une mort infâme »
(Sg 2, 12.17-20)

Le Seigneur est mon appui entre tous.
(Ps 53)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 53 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« C’est dans la paix qu’est semée la justice,
qui donne son fruit aux artisans de paix »
(Jc 3, 16 – 4, 3)

Pour résumer le sens de la lecture de l’épitre de Saint Jacques, une petite phrase suffit : « Quelles sont vos pensées ? Quelles pensées habitent votre cœur ? »  Remarquons bien l’insistance de Jacques. Nous réclamons sans cesse la paix… mais que produit notre cœur ? Ne serait-ce pas parfois le contraire… ?

« Le Fils de l’homme est livré…
Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous »
(Mc 9, 30-37)

Marc poursuit la description du malentendu qui est au cœur de l’évangile. Alors que Jésus finit de leur révéler jusqu’où ira son amour et leur parle de sa passion, pendant ce même temps, ses apôtres rêvent toujours de puissance et entrent en conflit les uns avec les autres. Puis, Jésus fait un geste : « Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille un enfant… » Quand donc comprendront-ils que Dieu se révèle dans le service des petits, car c’est un Dieu d’amour. Célébrons l’eucharistie pour modeler un peu plus notre vie sur celle de Jésus, afin d’être, autant que possible, les témoins d’un Dieu d’amour.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Ave Maria !

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Ave Maria (DP). Ensemble vocal ADF © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 24° dimanche temps ordinaire année B

Dimanche 12 septembre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

J’aime le Seigneur, il entend le cri de ma prière.
Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent.

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Pour l’appel à rejoindre ton peuple (GP14-58-1). Ensemble vocal Résurgence © ADF Musique
(Voir les paroles)

Tout comme les apôtres qui reconnaissent en Jésus, le Christ, le vrai Messie, nous chrétiens, croyons et déclarons Jésus « fils de Dieu ». Mais quelle idée mettons-nous derrière ces mots ?

Rappelons-nous dans l’évangile de Marc le récit de la passion de Jésus. A sa mort, écrit-il « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu ! » Cela est mentionné aussi par Matthieu.

A ce moment, en effet, aucune illusion sur la signification du terme n’est possible. La réalité de « Fils de Dieu » se manifeste en un « serviteur », c’est-à-dire en quelqu’un qui s’est rendu totalement disponible par amour véritable, et serviteur jusqu’à donner sa vie.

Serviteur ? Accepter cela est un peu risqué car ce serait reconnaître que nous avons à le devenir nous-mêmes. Il nous faudrait sortir de nous-mêmes, de nos désirs de pouvoir, de notre recherche d’avoir, pour nous vraiment ouvrir aux autres !

Sommes-nous si sûrs de ne pas cacher nos désirs en prétendant rendre hommage à Jésus en le proclamons Fils de Dieu ? Ou sommes-nous prêts à le reconnaître comme le serviteur qui a donné sa vie par amour, comme le Fils qu’il a consenti à être en rendant au Père son amour ? 

« Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » 
(Is 50, 5-9a)

Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
(Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 114 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte »
(Jc 2, 14-18)

L’épitre de Jacques est très claire. Il s’irrite contre les chrétiens qui déclarent haut et fort leur foi et ne tiennent pas compte de la charité qui s’impose au croyant, qui comme Jésus, doit être serviteur. La véritable foi se traduit aussi par le service des autres. Sans ce service, les plus belles déclarations de foi ne sont que de vaines paroles, des incantations vides de sens.

« Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup »
(Mc 8, 27-35)

Impressionnés par tout ce dont ils sont témoins, les apôtres reconnaissent en Jésus le Messie. Mais pas n’importe quel Messie ! Ils aimeraient bien qu’il établisse enfin son royaume… car ils pourraient avoir les bonnes places, ce que certains ont osé lui demander !

Ils ne peuvent même pas envisager l’idée, pourtant biblique, d’un serviteur et d’un serviteur souffrant. Ils ne comprennent pas bien ou même refusent ce que Jésus leur annonce de sa passion future. En mentionnant ce malentendu fondamental au cœur de son évangile, Marc veut interroger les chrétiens de Rome, surpris et scandalisés par la persécution qui s’abat sur eux. Quelle idée se faisaient-ils sur le Fils de Dieu ? Ne vivaient-ils pas dans l’illusion ?

Nous voici aujourd’hui invités par la parole de Dieu à célébrer et à vivre l’eucharistie comme une invitation à devenir serviteur. Et cela tout au long de ce Dimanche jour du Seigneur, jour où nous sommes invités à mettre nos pas dans les pas de Jésus.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office :



Aujourd’hui, nous chantons Ave Maria !

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Ave Maria (DP). Ensemble vocal ADF © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Mis en avant

Homélie 23° dimanche temps ordinaire

Dimanche 5 septembre 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Tu es juste, Seigneur, et tes jugements sont droits :
agis our ton serviteur selon ton amour, enseigne-moi tes volontés.

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Ouvre mes yeux, Seigneur (G79-3). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)

Rencontrons-nous des gens qui s’affolent ? Qui « s’affolent », le verbe est peut-être un peu trop fort. Mais, en ces temps marqués par le Covid, des gens qui s’inquiètent, qui se font du mauvais sang, qui angoissent ou craignent pour l’avenir, j’en rencontre plus d’un.

« Alors s’ouvriront les oreilles des sourds et la bouche du muet criera de joie » 
(Is 35, 4-7a)

 Je veux louer le Seigneur, tant que je vis.
(Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 145 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres
pour en faire des héritiers du Royaume ? »
(Jc 2, 1-5)

Les puissants de la terre ou ceux qui ont en l’apparence, la façade ? Saint Jacques a le souci de ramener au réel et à la vérité de la vie concrète des chrétiens qui ne voudraient vivre que dans la mystique, loin des réalités du monde. Il leur propose un test très simple : qu’ils réfléchissent à la façon dont ils accueillent ceux qui viennent dans leurs assemblées ! Ils devront reconnaître que ce qui compte pour eux, c’est l’apparence. Pourtant des gens simples et pauvres, Dieu a fait des vrais riches. Mais ceux à qui Saint Jacques s’adresse ne savent pas le voir. L’apparence et la façade font écran.

« Il fait entendre les sourds et parler les muets »
(Mc 7, 31-37)

Le récit de l’évangile de Marc est évidemment à mettre en relation étroite avec la prophétie d’Isaïe. Pour ma part, cet évangile me touche particulièrement, parce qu’il me rappelle les premiers baptêmes que j’ai célébrés… C’était avant la réforme liturgique et le baptême comportait le rite de « l’Effata », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ». Le célébrant mimait le geste de Jésus, touchant les lèvres et les oreilles du futur baptisé, en prononçant les paroles mêmes de Jésus.

Mais il y a plus… « Les sourds entendent, les muets parlent… les aveugles voient et les boiteux bondissent … ! » En référant le geste de Jésus à la prophétie d’Isaïe, l’évangéliste fait voir en Jésus, non seulement le guérisseur d’un infirme mais le porteur du salut définitif de l’humanité, tout comme le Dieu d’Israël pour son peuple. Cela risque d’être mal compris de ceux qui ne sont sensibles qu’à l’apparence… Dernière remarque : cet épisode s’est passé en plein territoire de la Décapole, hors du pays des juifs. C’est en pays païen que la foule comprend ce qui se passe et chante les louanges de Dieu.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à saluer Notre Dame,
Marie Vierge Sainte que drape le soleil,
couronnée d’étoiles, la lune est sous ses pas,
en elle nous est donnée l’aurore du salut..

Pour saluer Marie couronnée d’étoiles, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Couronnée d’étoiles (V44-58). Chorale Music et Mission © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 22° dimanche temps ordinaire

Dimanche 29 août 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à se rassembler en communauté le jour du Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Dieu puissant, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom ;
veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir.

Pour chanter dans la joie le mystère d’être réunis par Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Jésus-Christ, parole de Dieu (A54-22). Ensemble vocal Resurrexit © ADF Musique
(Voir les paroles)

La liturgie des dimanches précédents nous a permis de méditer le mystère même de l’amour de Dieu se manifestant dans le don du « pain de vie », Jésus-Christ lui-même. Mais la mystique n’est véritable que si elle est active. C’est bien à la vie concrète que nous renvoient les textes de ce jour, les passages du livre du Deutéronome et de l’épitre de Saint Jacques plus particulièrement. Quelle est notre morale personnelle, sociale ou politique ? Ce sont les réponses apportées à cette question qui permettent de juger de notre « religion » et de notre « vie intérieure ».

La perversion de la religion est toujours possible. Elle apparaît là où quelqu’un continue à employer les mots, les rites et les pratiques qui concrétisent la foi, mais s’en sert pour s’enfermer lui-même dans un univers de bonne conscience. Elle se manifeste par la dureté de cœur conduisant à écraser les autres. L’évangile qui vient d’être lu souligne cela avec force. Acceptons aujourd’hui de réfléchir sur la qualité de nos pratiques à la lumière de la réalité de nos actes.

« Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne…
vous garderez les commandements du Seigneur » (Dt 4, 1-2.6-8)

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
(Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)

Pour psalmodier les louanges, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 14 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Mettez la Parole en pratique »
(Jc 1, 17-18.21b-22.27)

De l’épitre de Saint Jacques, retenons simplement une courte phrase pour nourrir notre méditation : « Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion. » Celle-ci doit produire des fruits en nous et appelle des actes en faveur des autres…

« Vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)

D’après l’évangile, le Christ ne se heurte pas seulement aux Pharisiens à propos des problèmes les plus élevés de la mystique et de la vie spirituelle. Il entre en conflit avec eux sur de simples questions de pratique. Il reproche à ses adversaires d’avoir perverti la religion en ayant oublié le sens spirituel de certains gestes, et d’avoir fait passer des rites vidés de leur signification et des préceptes figés avant la Loi authentique.

Tout homme et à toute époque court ce risque d’oublier ou de perdre le sens des gestes religieux qu’il accomplit. Cela est vrai de nos jours et pour nous, même lorsque nous célébrons l’Eucharistie. Quelle est notre ouverture aux problèmes des hommes ?

Quels sont nos engagements pour un monde meilleur ? Quel est notre partage en faveur des déshérités ? La vérité de notre eucharistie, de notre action de grâce, est mesurée par notre vie concrète et tous nos actes de service et d’amour des autres.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à saluer Marie, pleine de grâce,
resplendissante de la beauté de Dieu,
avance à sa rencontre,
comme une épouse parée de son amour.

Pour saluer Marie pleine de grâce, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Marie, pleine de grâce, resplendissante de la beauté de Dieu (SYLS432). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 21° dimanche temps ordinaire

Dimanche 22 août 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à la messe, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Tu es notre Dieu, et nous sommes ton peuple,
ouvre-nous le chemin de la vie.

Pour écouter le chant d’entrée, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Tu es notre Dieu (A187). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)

Aujourd’hui, l’évangile proclamé est le cinquième et dernier épisode du discours de Jésus après la multiplication des pains, selon l’évangile de Jean. Les paroles de Jésus sur le « pain de vie », particulièrement sur « sa chair à manger et son sang à boire » ont désarçonné nombre de ses auditeurs parmi la foule et les disciples eux-mêmes. Parmi ces derniers, certains ne peuvent pas les accepter et, lui tournant le dos, le quittent. Très directement, le Seigneur demande alors à ses apôtres de réaffirmer leur choix. Sans y voir sûrement très clair, Pierre, au nom des douze, renouvelle son engagement, en s’appuyant sur son attachement à Jésus et la certitude déjà acquise dans le passé.

« Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu »
(Jos 24, 1-2a.15-17.18b)

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
(Ps 33)

Pour écouter la psalmodie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 33 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église »
(Ep 5, 21-32)

La lecture de la La deuxième lecture, avant la réforme liturgique promue par le Concile Vatican II, était imposée dans la célébration des mariages. De nos jours, elle n’est pratiquement jamais choisie par les fiancés… ce qui se comprend et qui est fort bien. Mais, dans ce passage, Saint Paul n’a sûrement jamais voulu faire un développement sur le mariage. Son but est de parler de l’amour de Dieu pour l’humanité, de l’amour du Christ pour l’Eglise… et pour illustrer cela il prend l’image du mariage. Car bien souvent les Ecritures ont comparé l’Alliance de Yahvé et d’Israël à des fiançailles, à un mariage, à une histoire d’amour pleine de péripéties. La fidélité du Seigneur finit par vaincre l’inconstance d’un peuple s’enfermant dans ses images de Dieu. Les évangiles présentent Jésus comme celui en qui se réalisent enfin les noces de Dieu et de l’humanité. Les chrétiens sont appelés à refléter, autant qu’ils le peuvent, une telle qualité d’amour que celui de Dieu pour l’homme, du Christ pour l’Eglise, dans toute leur vie.

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle »
(Jn 6, 60-69)

En participant à l’eucharistie, nous poursuivons la découverte de Dieu toujours à reprendre. En Jésus-Christ, l’eucharistie, image et réalité du repas de noces de Dieu et de l’humanité, est appel à nous ouvrir toujours davantage à Lui, jusqu’à ce que nous puissions le connaître enfin tel qu’il est. Mais cela ne sera que quand nous le verrons face à face.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter la Vierge sainte que Dieu a choisie,
et à apprendre d’elle comment rendre gloire au Père très bon,
à son Fils ressuscité,
au Saint-Esprit qui vit en nos cœurs.

Pour chanter en acclamant Marie pleine de grâces, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Vierge sainte, Dieu t’a choisie (V136). Isabelle Gaboriau © Bayard Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie Assomption

Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie
Dimanche 15 août 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Pour entendre l’appel à la messe, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Cloches de l’Abbaye de Sylvanes © Studio SM

Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis : Marie est entrée dans la gloire de Dieu ;
exultez dans le ciel, tous les anges !

Pour écouter le chant d’entrée, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Couronnée d’étoiles (V44-58). Chorale Music et Mission © ADF Musique
(Voir les paroles)

« Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous les pieds »
(Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)

Debout, à la droite du Seigneur, se tient la reine, toute parée d’or.
(Ps 44)

Pour écouter la psalmodie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 44. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« En premier, le Christ ; ensuite, ceux qui lui appartiennent »
(1 Co 15, 20-27a)

La lecture de la lettre de Paul nous permet de mieux entrer dans la révélation de l’histoire du salut : en contrepoint avec Adam, le Christ, le premier ressuscité, entraîne tous les hommes à sa suite, et puisque tous revivront, et chacun à son rang, Marie, comme l’a dit le psaume, doit avoir une place particulière… dans la gloire de son Fils.

« Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles »
(Lc 1, 39-56)

Pour écouter la proclamation chantée de l’Evangile, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Alléluia et chant de l’Evangile. Ensemble Arpège © Studio SM

L’évangile est celui de la visitation de Marie à Elisabeth, évangile que nous connaissons. Peut-être aujourd’hui pourrions en faire la lecture suivante : Marie, la servante du Seigneur, toujours disponible à la parole de son Seigneur, est aussi toujours disponible à ses frères. Elle est toujours là où il faut et quand il faut.  Aujourd’hui, en ce 15 août, nous célébrons Marie qui est dans la gloire avec son Fils, et c’est bien là qu’il faut qu’elle soit.

Mais contemplons-la dans sa vie terrestre.

Elle est à Nazareth, alors qu’elle est fiancée, seule, pour accueillir l’annonce de l’ange. Elle croit à la parole de l’ange. Et la voilà qui part à la rencontre de sa cousine qui a sûrement besoin d’elle. Elle va d’un pas rapide, nous dit l’évangile, car la distance est longue de Nazareth à la montagne de Judée. Elle va d’un pas rapide aussi pour partager sa joie. C’est alors la rencontre de deux femmes de foi rassemblées dans le bonheur d’être mères. Deux femmes qui expriment leur joie en chantant les merveilles que fit le Seigneur.

Pour cause de recensement, quelques mois plus tard, Marie refait avec Joseph le déplacement de Nazareth jusqu’en Judée, à Bethléem, et c’est la naissance de Jésus.

Au temple à Jérusalem, elle va présenter son bébé comme le veut la loi et provoquer la joie de Syméon et d’Anne. Au temple encore, mais des années plus tard, elle va chercher son enfant sans trop arriver à le comprendre.

A Cana, en Galilée, lors d’une noce, elle force la main à son fils qui va, à l’invitation de sa mère, faire le signe inaugural de sa mission.

Au pied de la croix, elle est là à souffrir en voyant son fils au supplice et devient la mère donnée à Jean et à tous les humains. Puis c’est sur ses genoux que le corps de Jésus a reposé.

Au Cénacle, avec les apôtres et d’autres femmes, elle a prié, savourant dans la foi la joie de la résurrection de son Fils, attendant le don de l’Esprit pour que naisse l’Eglise.

Et aujourd’hui elle est dans la gloire de son Fils, « ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. »

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter le Magnificat avec la Vierge Marie,
à entrer dans sa louange,
à apprendre d’elle comment rendre grâce.

Pour chanter avec Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Le Seigneur fit pour moi des merveilles. Magnificat (VX52). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © Studio SM
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie pour les enfants martyrs

Dimanche 8 août 2021
Fête de Saint Just et Saint Pasteur, enfants martyrs
Prédication du Père Marcel Baurier
Basilique Saint Just

(Valcabrère – Haute-Garonne)

Just, 7 ans, et son frère Pasteur, 9 ans, sont deux enfants martyrisés en l’an 304 à Alcalà de Henares (à proximité de Madrid en Espagne). Sous Publius Dacianus, en français Dacien, en espagnol Daciano, proconsul romain, représentant dans la péninsule Ibérique et en Aquitaine l’empereur Dioclétien, la persécution a été violente et cruelle depuis les Pyrénées jusqu’au sud de l’Espagne laissant un bain de sang chrétien. Just et Pasteur sont deux enfants très courageux de 7 et 9 ans qui ont accepté de mourir au nom de leur foi.  Ils ont été décapités. Ces deux enfants martyrs sont très populaires en Espagne. Ils sont les Saints Patrons d’Alcalà de Henares et de l’Archidiocèse de Madrid.  Dès le IVème siècle, ils deviendront également les Saints protecteurs du diocèse nouvellement créé à Barcelone. Les reliques des deux petits saints ont été apportées à la basilique Saint Just à Valcabrère par l’évêque Abraham de Narbonne et ont été placées dans un sarcophage en 1200, l’année où l’autel a été consacré et dédié à un autre martyr, Saint Etienne, diacre choisi par les apôtres pour les seconder. Saints Just et Pasteur sont fêtés le 7 août.

Comment est-il possible qu’on puisse, après les avoir torturés, tuer des gosses de 7 à 10 ans ? Car c’est probablement, plus ou moins, l’âge des deux petits saints que nous célébrons aujourd’hui, morts martyrs en Castille lors des persécutions contre les chrétiens au 3° siècle.

C’est cette interrogation qui m’habitait aussi en lisant le passage du second livre des martyrs d’Israël, qu’on appelait dans nos vieilles bibles : le livre des Maccabées, le nom d’une grande famille en Israël qui a mené la révolte contre les rois grecs, descendants des compagnons d’Alexandre qui se partagèrent ses conquêtes après sa mort.

Ce n’est pas possible qu’on puisse faire cela… et pourtant cela arrive… et même de nos jours. C’est pourquoi, je vous propose tout d’abord une intention de prière pour tous les enfants victimes de sévices divers et même de mort : enfance abandonnée, souffrances de la faim et de la malnutrition, exploitation au travail et prostitution, assassinats et morts dans les guerres et sous les bombardements…

A Jérusalem au 2° siècle av J.C sévit la folie meurtrière du roi Antiochus, qui fait le projet d’éradiquer la foi juive et toutes les coutumes de ce peuple pour imposer la culture et la civilisation grecque. Les sept frères, et leur maman, sont des victimes de cette persécution. Ils avaient foi en l’amour de Dieu et en la résurrection à venir. Ils pouvaient, tout comme nous l’avons fait, chanter le psaume et son refrain : « Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. » 

Just et Pasteur, en Castille, sont des victimes de la persécution de Dioclétien au 3° siècle ap. J.C. Malgré leur jeune âge et avec l’aide de la grâce, ils sont restés fidèles à leur foi. Avec leur conscience, leur maturité et leur foi d’enfants, ils avaient compris, sûrement à leur manière, ce que Saint Paul écrit aux Romains : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre fils… » ou bien ce que dit Jésus à Nicodème dans l’évangile de Jean : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique… Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ! » Ces deux jeunes enfants avaient la conviction qu’ils étaient aimés de Dieu. 

« Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »
(Rm 8, 31b-39)

Just et Pasteur avaient aussi, tout comme les sept frères martyrs, la foi et l’espérance, non seulement en l’amour de Dieu, mais encore en la résurrection… Car comme l’écrit l’apôtre Paul : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre des hommes. » Ce n’est que si notre foi est aussi profonde que celle de ces enfants que nous pouvons comprendre la finale de la proclamation de Paul, que je relis : « Oui, en tout cela, nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la vie ni la mort, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur. »

« Laissez les enfants venir à moi »
(Mc 10, 13-16)

Accueillons l’évangile. Dans notre société, et ce n’est pas nouveau, les adultes regardent, avec une certaine condescendance, les enfants qui vivent leur foi dans la fraicheur… et pour beaucoup de ces adultes la foi serait affaire d’enfant ou même serait infantile… A l’inverse les disciples pensaient, que les enfants n’avaient rien à faire avec leur maître. Prenons au sérieux, comme Jésus l’a fait, le désir des enfants de le rencontrer et l’authenticité de leur foi. Quant à nous les adultes, avec l’âge, l’expérience, les épreuves et les joies de nos vies, notre foi a évolué et s’est approfondie pour être en conformité avec ce que nous sommes devenus.

Et cependant, Jésus, nous demande de ressembler aux enfants pour entrer dans le Royaume. Qu’aurions-nous donc à imiter dans ce que vivent les enfants ? Peut-être tout simplement leur ouverture à l’autre, car l’enfant ne peut pas vivre et grandir seul. Il a absolument besoin des autres et ne peut pas se suffire à lui-même. Cette interdépendance à autrui, à l’autre, est un élément constitutif de la foi chrétienne : le besoin de l’autre, de Jésus-Christ et des autres, les sœurs et les frères que Dieu met sur ma route pour vivre et pour qu’ensemble nous construisions le corps du Christ !

Marcel Baurier


Hymne mariale

Ô Mère de tendresse (VX74). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM.
(Voir les paroles)