Mis en avant

Homélie 18° dimanche temps ordinaire

Dimanche 1er août 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Disciples rassemblés pour ce repas (A64-53-2). Ensemble vocal Resurrexit © Bayard Musique
(Voir les paroles)

« Du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous »
(Ex 16, 2-4.12-15)

Au cours de l’Exode, sur la route vers la terre promise, le peuple hébreu a bien perçu comme un don de Dieu la nourriture inattendue qui l’a sauvé de la famine. Il l’a reçue aussi comme une annonce de la « terre de lait et de miel » qu’il espérait. Il était encore loin de saisir toute la signification possible de ce don divin. Il lui reste un long chemin à parcourir avant de comprendre tout l’amour de Dieu et ce que Dieu attend de l’homme en réponse à son amour.

Sans vouloir nous mettre à la place de Dieu, regardons nos pratiques humaines. Quelle déception, lorsque la signification d’un cadeau préparé avec amour n’est pas comprise par le destinataire. La personne à qui on l’a offert a peut-être apprécié l’objet. Elle a pu même remercier celui qui l’a donné. Pourtant celui-ci peut souffrir en découvrant que ce qui était pour lui essentiel, le message d’amour dont le cadeau n’était que le signe, n’a pas été perçu. Il découvre ce qui le sépare de celui qu’il aime. Peut-être est-ce une question de sensibilité ou même parce qu’ils ne vivent pas dans le même univers spirituel.

Vivons-nous dans l’univers spirituel de Dieu ?  Peut-être un peu… Mais ne sommes-nous pas trop pris par nos faims humaines n’attendant de lui que la réponse à nos désirs immédiats ? Nous méconnaissons alors la richesse de ce qu’il nous offre. Nous pouvons rester étrangers au royaume de l’amour dans lequel il voudrait nous faire entrer. Sa découverte pourrait nous donner de vivre vraiment. Saurons-nous nous ouvrir à ce qu’il nous propose ?

Le Seigneur donne le pain du ciel !  
(Ps 77)

Psaume 77. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé selon Dieu »
(Ep 4, 17.20-24)

Après avoir tenté de décrire ce qu’est la richesse du dessein de Dieu sur l’homme, Paul invite ses correspondants à répondre à leur vocation profonde. Pour cela ils doivent dépasser les désirs les plus spontanés de l’homme et se laisser renouveler intérieurement par le Seigneur.

« Celui qui vient à moi n’aura jamais faim,
celui qui croit en moi n’aura jamais soif »
(Jn 6, 24-35)

La première lecture du livre de l’Exode permet de mieux accueillir l’évangile. Jean explicite ici le malentendu entre Jésus et ceux qui ont bénéficié de la multiplication des pains, comme leurs ancêtres avaient bénéficié de la manne. Ceux qui ont donc bénéficié de la multiplication des pains et pu se rassasier, ne voient en lui que le faiseur de prodiges dont ils attendent qu’il renouvelle ses miracles… si possible à leur profit.

Certes, Jésus a eu pitié des foules affamées et « qui étaient comme des brebis sans berger. » Mais vivant dans le rayonnement du Père, Jésus les appelle à vivre la réalité d’amour qui est la sienne. Seuls ceux qui avaient la foi pouvaient comprendre le « pain de vie » et reconnaître que le don essentiel c’était Jésus lui-même, manifestation de l’amour de Dieu. Accepter cet amour, c’est vivre pleinement.

Nous savons quand nous communions que nous ne prenons pas le pain eucharistique, le corps du Christ, comme une nourriture qui pourrait satisfaire notre corps. Mais bien souvent, en célébrant ce rite religieux, peut-être réduisons-nous ce signe à la mesure de nos désirs. Pourrions-nous ne pas rester prisonniers de nos désirs et nos faims sensibles et redécouvrir dans toute sa profondeur le mystère de l’amour auquel nous sommes conviés à travers lui ?

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Toi, Notre Dame (V153). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable et jubé de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photo ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


Epheta Editions remercie du concours apporté à cette publication :


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Homélie 17° dimanche temps ordinaire

Dimanche 25 juillet 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Basilique Saint Just

(Valcabrère – Haute-Garonne)

Adorons Dieu dans sa sainte demeure ; il fait habiter les siens tous ensemble dans sa maison. C’est lui qui donne force et puissance à son peuple.

Dieu nous accueille (A174). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)

Les lectures précédant l’évangile nous permettent de nous préparer à l’accueillir. Dans le Royaume du Nord, le Royaume d’Israël, on gardait un souvenir merveilleux de certains hommes de Dieu dont on rapportait les souvenirs sous forme de véritables « fiorettis ».

« On mangera, et il en restera »
(2 R 4, 42-44)

Ainsi l’histoire d’Elisée (au IX° siècle av. J.C.), le disciple et successeur du prophète Elie. Dans un pays où s’affirmait la dureté des puissants et où sévissait la famine, Elisée, faisant fi de toute sagesse et prudence humaine, telle que l’exprime son serviteur et l’exprimeront plus tard les apôtres de Jésus et peut-être, de nos jours, nous- mêmes, était celui qui partageait le peu qu’il avait sans aucun souci du lendemain. Et il y en avait pour tous et même il en restait « selon la parole du Seigneur ».

Tu ouvres la main, Seigneur : nous voici rassasiés. 
(Ps 144)

Psaume 144. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême »
(Ep 4, 1-6)

La deuxième lecture de l’épitre aux Ephésiens : au moment où il se trouve en prison, la prison qui, pour lui, est symbole de mort, Paul lance le même appel à l’amour et à l’unité que Jésus au seuil de sa passion. Tous les hommes ne sont qu’une famille, car il y a : « un seul Dieu et Père de tous, au dessus de tous, par tous et en tous. »

« Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient »
(Jn 6, 1-15)

L’évangile ! Vous le savez, nous sommes dans l’année liturgique B où est proclamé, aux messes des dimanches, l’évangile selon Saint Marc. Mais bien que chose très sérieuse, la liturgie se permet parfois quelques fantaisies… en apparence. Aujourd’hui, en effet, le récit de la multiplication des pains était celui de l’évangile selon Saint Jean. Pourtant Marc raconte cet événement et même assez longuement.

Le miracle du partage des pains est raconté par tous les évangélistes comme un épisode capital de la vie de Jésus. Mais Marc, tout comme Matthieu et Luc, ne raconte que le miracle. Chez Jean, Jésus, après le miracle, développe un long enseignement sur le « pain de vie ». Et c’est pendant 5 dimanches consécutifs que nous écouterons le chapitre 6 de Saint Jean.

En insérant ainsi la méditation de Jean sur le « pain de vie » au milieu de la lecture de l’évangile de Marc, la liturgie de ces dimanches d’août nous propose une clef essentielle pour la compréhension de la Bonne Nouvelle.

En effet, cet événement central est présenté par Jean comme un tournant dans la vie de Jésus. Car c’est là que le vrai sens de sa mission s’affirme en pleine clarté. C’est à partir de là que vont se séparer ceux qui lui font totalement confiance et ceux qui refusent une parole insupportable pour eux. Fort symboliquement tout se joue autour de la question d’une foule à nourrir et d’un repas avec d’innombrables convives, puis du don de sa vie par Jésus et de ce don en nourriture pour la vie qui ne finit pas.

L’événement de la multiplication des pains et des poissons est l’occasion pour que la vérité des cœurs se manifeste : il y a les apôtres affolés par cette masse de gens à  nourrir et qui veulent, avec sagesse, les renvoyer ; il y a le jeune garçon qui donne ce qu’il a, cinq pains d’orge et deux poissons ; il y a Jésus offrant à tous le pain et manifestant ainsi la bonté du Père ; il y a enfin ceux qui rapetissent l’événement à la mesure de leurs attentes et de leurs désirs. Pour Jean rapportant ces événements, le partage du pain est l’annonce du Royaume d’amour. Il est aussi l’annonce du don de Jésus qui va réaliser l’Eucharistie. L’Eucharistie qui préfigure et annonce le festin messianique auquel l’humanité est conviée par Dieu. Car c’est là le projet de Dieu : une seule table pour tous.

Cela nous interroge sur nos manières de faire et nos habitudes ainsi que nos vies quotidiennes lorsque nous célébrons l’eucharistie. Allons-nous rester enfermés dans nos cercles d’amis et de connaissances ou nous ouvrir aux dimensions du monde ?

Marcel Baurier


Hymne mariale

Ô Mère de tendresse (VX74). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM.
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie, maître-autel, portail principal et cimetière de l’église romane Saint Just de Valcabrère (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale Sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) .
La basilique Saint Just de Valcabrère (XIIe siècle), voisine de la cathédrale Sainte Marie (XIe-XIVe siècle), témoigne des origines antiques du christianisme en Comminges, selon des vestiges de culte et de nécropole datant des IVe et Ve siècles de notre ère. Elle est bâtie sur un plan à trois nefs commun à l’époque romane. Son originalité réside dans le remploi systématique de pierres et décors remontant à l’Antiquité. Dédiée aux jeunes martyrs espagnols de la persécution de Dioclétien (305), Just et Pasteur représentés au portail principal, la basilique porte dès ses origines la marque d’un culte des reliques très développé. (Source : diocèse de Toulouse)

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 16° dimanche temps ordinaire

Dimanche 18 juillet 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Ecoute, ton Dieu t’appelle : « viens suis-moi » (NE). Choeur dans la ville © A revoir sur YouTube
(Voir les paroles)

« Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs »
(Jr 23, 1-6)

La première lecture est tirée du livre du prophète Jérémie. Au début du VI° siècle av. J.C., Jérémie perçoit clairement la catastrophe vers laquelle court le Royaume de Juda. Car les temps sont difficiles pour ce petit Royaume, pris en tenaille entre Babylone et l’Egypte. Saisi d’angoisse, il dénonce la corruption généralisée. Rejeté par les autorités royale et religieuse qui font tout pour le faire taire, il se retourne contre elles. Elles ont trahi leur mission et ont trompé le peuple. Car les responsables, quels qu’ils soient, dans leurs intrigues, magouilles et compromissions, se sont préoccupés plus d’eux-mêmes que du peuple et du bien commun.

Il convient d’être attentifs à l’image utilisée par le prophète : les responsables sont les pasteurs et les brebis sont le peuple. Image forte pour un peuple dont les ancêtres étaient des nomades se déplaçant avec leurs troupeaux au gré des pâturages. Image d’autant plus forte puisque, pour eux, le seul vrai pasteur et berger d’Israël c’est Dieu lui-même.

Jérémie, tout comme le fera un peu plus tard Ezéchiel, fustige donc les mauvais bergers. Mais alors que tout semble perdu, il ose annoncer le véritable berger qui viendra un jour rassembler le troupeau dispersé. Et Jésus, nous le savons, reprend à son compte l’image du pasteur et se déclare comme le vrai et bon pasteur qui donne sa vie pour se brebis.

Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.
(Ps 22)

Psaume 22. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Le Christ est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité » (Ep 2, 13-18)

« Ils étaient comme des brebis sans berger »
(Mc 6, 30-34)

« En débarquant, est-il raconté à la fin du passage de l’évangile du jour, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. » C’est à plusieurs reprises que les évangélistes soulignent cette attitude de Jésus. Pourtant, dans ce même évangile, Marc témoigne aussi de l’attention de Jésus pour ses apôtres. Ceux-ci rentrent d’une première mission où ils se sont donnés à fond, et ils ont besoin de repos. Jésus répond à ce besoin.

Mais lui, Jésus, demeure sensible à toutes les détresses ! Dans leur détresse spirituelle ou matérielle, les gens continuent à l’appeler et il est toujours disponible.

Tout comme les apôtres, nous avons besoin et droit au repos. Mais que de fois nous sommes tentés de fermer la radio ou la télé, de nous boucher les oreilles pour ne plus entendre les cris de détresse surgissant de tout l’univers. Ceux-ci troublent notre tranquillité. Que pouvons-nous faire, d’ailleurs ? N’est-il pas plus sage d’accepter nos limites et celles du groupe où nous vivons ?

Savoir se reposer, prendre le temps de vivre : oui. Mais en même temps, ne jamais s’enfermer, savoir ouvrir notre cœur et notre porte à tous ceux qui ont faim d’amour et de miséricorde. Telle est l’exigence chrétienne. Elle ne saurait résulter d’une loi. Elle ne peut être qu’une réponse à l’appel de celui qui fut tout à tous, Jésus le bon pasteur.

Pour Paul, les divisions humaines se trouvent comme résumées symboliquement dans l’opposition entre juifs et païens. Les premiers vouaient une haine implacable à ces étrangers qui ont tenté de leur faire renier leur foi. Le souvenir des guerres de résistance aux souverains grecs est encore vivace ! Or l’apôtre, jadis farouchement attaché à son peuple, est devenu le témoin de l’Evangile dans le monde grec. Quand il y réfléchit, il est bouleversé. Il voit le résultat prodigieux de l’action du Christ qui, par sa mort, a affirmé l’amour dominant toute haine. Il s’est donné pour l’humanité toute entière, l’appelant à devenir une seule famille. Cette ouverture de notre cœur à la grande famille humaine qui n’a qu’un seul Père et un seul Pasteur demeure une exigence fondamentale et plus actuelle que jamais pour les disciples du Christ.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Je vous salue Marie – Notre-Dame du Rosaire (DP). Choeur Notre-Dame de Bordeaux © A revoir sur YouTube.


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 15° dimanche temps ordinaire

Dimanche 11 juillet 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Je veux paraître devant toi, Seigneur, et me rassasier de ta présence.

Christ aujourd’hui nous appelle (T176). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)

« Va, tu seras prophète pour mon peuple »
(Am 7, 12-15)

Au VIII° av. J.C. le Royaume d’Israël est en pleine prospérité économique et la religion est elle aussi à l’honneur, avec un statut officiel et en conséquence elle est au service des puissants. Or voici qu’Amos, un paysan venu du royaume du sud, le royaume frère-ennemi de Juda, vient prophétiser à Bethel, dans la cité du grand pèlerinage officiel. Il dénonce un culte qui fait écran et cache l’injustice et la cupidité. Au prêtre fonctionnaire qui lui reproche de n’avoir aucun mandat et de troubler l’ordre public, il oppose Dieu lui-même qui l’a saisi et en a fait son prophète.

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.
(Ps 84)

Psaume 84. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde »
(Ep 1, 3-14)

Avec le passage de l’épitre aux Ephésiens, nous avons une des expressions les plus riches de la Bonne Nouvelle proclamée par Paul. Dieu nous saisit dans le dynamisme de sa vie d’amour. Au terme d’un long cheminement, la force de cet amour s’est pleinement manifestée en Jésus-Christ. Pénétrés par l’Esprit, nous sommes déjà entrés dans la vie nouvelle qui tend à renouveler tout l’univers. 

« Il commença à les envoyer »
(Mc 6, 7-13)

L’évangile est vraiment d’actualité et demande à être profondément médité. Car il nous montre Jésus préparant ses disciples à leur mission future. C’est dépouillés de tout moyen matériel, qu’ils doivent annoncer leur message en toute liberté. Ce n’est qu’en toute liberté qu’il peut être accueilli et vécu.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Ô Mère de tendresse (VX74). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM.
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 14° dimanche temps ordinaire

Dimanche 4 juillet 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Nous rappelons ton amour, Seigneur, au milieu de ton temple ;
sur toute la terre, ceux qui t’ont rencontré proclament ta louange : tu es toute justice.

Jésus-Christ, parole de Dieu (A54-22). Ensemble vocal Resurrexit © ADF Musique
(Voir les paroles)

« C’est une engeance de rebelles !
Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! »
(Ez 2, 2-5)

La première lecture est du prophète Ezéchiel, grand prêtre du Temple de Jérusalem, exilé avec tant d’autres. J’aime beaucoup le livre d’Ezéchiel et j’admire ce génie puissant qui exprima en images grandioses le destin d’Israël puni et sauvé par Dieu. Mais qui Ezéchiel était-il pour les déportés de Jérusalem ? Pour beaucoup sûrement un exalté ou un détraqué. Rares furent ceux qui surent reconnaître dans cet homme, aux gestes bizarres et choquants, le témoin de Dieu. Combien, d’ailleurs, gardaient-ils encore leur confiance en un Dieu qui avait cruellement déçu leurs désirs ?

Nos yeux, levés vers le Seigneur, attendent sa pitié.
(Ps 122)

Psaume 122. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses,
afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure »
(2 Co 12, 7-10)

Paul, lui, est conscient de l’extraordinaire force que lui a conféré Dieu en se révélant à lui. Mais en même temps il affirme que ce n’est par aucun mérite de sa part et qu’il ne peut ni se surestimer ni surtout s’en glorifier. Il est très conscient de ses faiblesses. Aussi, à travers toute l’expérience de son ministère, il a découvert que la force de l’amour divin n’est rendue sensible aux hommes ni par les beaux discours, ni par des prodiges ou des actes de puissance. En effet, il a pris conscience que c’est dans l’humilité de celui qui annonce la Bonne Nouvelle et dans ses insuffisances mêmes que peut s’affirmer la puissance de l’amour de Dieu. Aussi la lecture termine-t-elle par cette courte phrase remarquable et sûrement à méditer : « Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » Cette phrase de Paul me rappelle ce qui dit le prêtre dit à la personne à qui il vient de donner le sacrement des malades : « Désormais, la force de Dieu agit dans votre faiblesse. »

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays »
(Mc 6, 1-6)

Dans l’évangile, Marc nous décrit comment, parce qu’ils connaissent la simplicité de la condition de Jésus, ses compatriotes refusent de voir en lui un prophète. Il n’est pas pensable que Dieu parle à travers cet homme si simple et si peu puissant ! Les gens de Nazareth n’arrivent pas à entrevoir la puissance du Dieu d’amour manifestée par le Christ. Jésus ne veut ni ne peux accomplir des miracles. Ils ne seraient plus que des prodiges et non pas les signes du Royaume de Dieu, ce Royaume d’amour dans lequel on peut, dès maintenant, vivre par la foi.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Marie, pleine de grâce (SYLS432). Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 13° dimanche temps ordinaire

Dimanche 27 juin 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie.

Jubilez, criez de joie (Y68-11). Ensemble vocal Resurrexit © Bayard Musique
(Voir les paroles)

« C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde »
(Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24) 

Dans le livre de la Sagesse, vers le milieu du 1° siècle av. J.C., un juif cultivé, vivant à Alexandrie, grand centre intellectuel du monde grec, s’efforce de présenter aux païens la foi d’Israël. Il affirme la conviction à laquelle certains croyants sont parvenus, que tout au long de son existence, l’homme, à travers ses activités et ses engagements, tisse une réalité qui a une portée immortelle. La vie authentique n’est donc pas celle qui se manifeste visiblement. Participer à la justice de Dieu, à travers la vie humaine et ses activités, c’est dominer une mort dont le Seigneur n’a pas voulu qu’elle soit le terme de la vie.

 Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. 
(Ps 29)

Psaume 29. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres »
(2 Co 8, 7.9.13-15)

Reprenant la proposition de quelques chrétiens, Paul a organisé une quête, parmi les Eglises d’Asie Mineure et de Grèce, en faveur de l’Eglise de Jérusalem. Il s’agit à ses yeux d’une chose très importante, car elle doit manifester sensiblement la générosité des fidèles unis dans l’amour, en réponse à l’amour du Christ. Le partage des biens peut exprimer, dès maintenant, le monde voulu et renouvelé par Dieu.

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
(Mc 5, 21-43)

Certains premiers chrétiens aimaient à colporter le souvenir de prodiges éclatants réalisés par Jésus. Si on veut s’en convaincre, il suffit d’aller relire quelques textes ou évangiles apocryphes, comme celui qui relate des miracles nombreux de Jésus enfant, dont certains nous sont parvenus par l’iconographie.… Marc rappelle que les miracles du Seigneur sont liés à la foi.  Or la foi peut être difficile. Elle doit aller au-delà des apparences. Jaïre doit affirmer sa confiance totale au Seigneur alors que tout l’incite à désespérer. La femme malade doit passer d’un calcul intéressé à une relation personnelle à Jésus. Ce n’est qu’après qu’elle lui eut dit toute la vérité que Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Vas en paix et soit guérie de ton mal. » Oui, c’est à ce moment-là seulement qu’elle est sauvée.

Foi de la femme, foi de Jaïre. Quelle est notre foi ?  A l’eucharistie nous recevons le pain de vie. « Pain de vie » quelques mots pour nous rassurer et éviter l’idée de la mort ? Ou bien l’affirmation de notre foi que dans la rencontre de l’eucharistie nous vivons dès maintenant et pour toujours dans le Royaume de l’amour. Car l’eucharistie n’a aucun caractère magique mais elle nous fait entrer dans un monde spirituel, et ce faisant, elle nous « sauve ».

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Toi, Notre Dame (V153). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable et jubé de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photo ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 12° dimanche temps ordinaire

Dimanche 20 juin 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Le Seigneur est la force de son peuple, le protecteur et le sauveur de ses fidèles.
Sauve-nous, Seigneur, veille sur nous, conduis-nous toujours.

Vous tous qui peinez (U13-21). Ensemble vocal Cinq Mars © ADF Bayard Musique

« Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » 
(Jb 38, 1.8-11)

Accueillons la Parole de Dieu. La première lecture est tirée du livre de Job dont je ne pense pas qu’il est l’un de nos classiques les plus lus. Frappé par les malheurs, Job, un homme juste, en vient à douter de la justice même de Dieu. Ses amis essayent de trouver des arguments convaincants pour justifier Dieu. Mais Dieu ne se justifie pas. Il se contente d’affirmer sa toute-puissance capable de dominer la mer, symbole du mal envahissant la terre. Job s’incline alors dans la foi.

 Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

(Ps 106)

Psaume 106. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Un monde nouveau est déjà né »
(2 Co 5, 14-17)

On ne peut pas dire que Paul a toujours eu un apostolat facile. Si cela peut, en partie, se comprendre en raison d’une personnalité très affirmée, Juifs et parfois même chrétiens se sont opposés à lui, tentant d’entraver son œuvre d’évangélisation. Mais Paul est totalement centré sur le Christ et habité par lui. Fort de son amour qui le pénètre, il va de l’avant. « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » !

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
(Mc 4, 35-41)

 J’aime beaucoup ce court évangile de Marc. « Passons sur l’autre rive » dit Jésus. Dans la barque, Jésus et des apôtres sont pris par la tempête. Alors que ses compagnons tremblent de peur, Jésus, tout en confiance, dort. Les apôtres le réveillent. Jésus intervient alors et calme la tempête. Puis s’adressant aux apôtres, il leur dit « pourquoi avoir peur ? comment se fait-il que n’ayez pas la foi ? » Pourtant la foi en Jésus, les apôtres l’avaient bien puisqu’ils le réveillent pour qu’il les tire d’affaire. Je pense que leur manque de foi était de penser que, puisqu’il dormait, il ne pensait plus à eux. Quand ils le réveillent, ils lui ont dit : « cela ne te fait rien ? ».  Ne croyaient-ils donc pas que jamais ni Dieu ni Jésus ne peuvent nous oublier ?

J’aime à accueillir cet évangile non comme une petite histoire du passé mais comme s’adressant très précisément à nous aujourd’hui. Je retiens l’invitation de Jésus : « Passons sur l’autre rive ». En effet, nous sommes sans cesse inviter à avancer, à tracer notre route et ne pas faire du sur-place.

Car la vie du disciple de Jésus est bien de toujours se convertir, de toujours « passer sur l’autre rive ». Certes il se peut que nous traversions des moments plus ou moins difficiles et agités. Mais dans ces traversées, nous ne sommes pas seuls. Dieu le Père veille sur nous, Jésus est avec nous dans la barque. Il est même au plus profond de nous-mêmes par son Esprit.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Vierge sainte, Dieu t’a choisie (V136). Isabelle Gaboriau © Bayard Musique


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable et jubé de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 11° dimanche temps ordinaire

Dimanche 13 juin 2021
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie

(Saint-Bertrand de Comminges)

Comme un grain de sénevé, Ton Royaume en nos cœurs est semé :
Règne d’amour et de justice ; Par toi, Seigneur, qu’il grandisse !

Comme un grain de sénevé (X49-66). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique

« Je relève l’arbre renversé »
(Ez,17, 22-24)

LA vrai dire ce ne sont pas des questions d’aujourd’hui seulement mais des questions de tous les temps. Elles se sont posées chez les Hébreux déportés en exil.  Leur petit peuple, seul témoin du Dieu unique, serait- condamné à être anéanti et à disparaître ? Pour Ezéchiel qui fait partie des exilés, rien n’est perdu, car ce qui n’est une petite bouture germera et deviendra un grand arbre étendant se frondaison et sa protection sur tout l’environnement.

 Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! 
(Ps 91)

Psaume 91. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,
notre ambition, c’est de plaire au Seigneur »
(2 Co 5, 6-10)

Ayez donc confiance, et comme le dit Paul aux Corinthiens : « Frères, gardons toujours confiance… » Sachez reconnaître la germination de la Parole de Dieu dans le monde. A travers ce qui peut sembler être d’étranges détours, celle-ci fait naître une réalité d’amour qui n’est pas visible aux yeux de tous mais qui apparaîtra un jour comme la seule réalité authentique et durable. Paul affirme qu’il aimerait être déjà pour toujours auprès du Seigneur. Mais il accepte les difficultés de l’existence car il se sait déjà dans une relation d’amour avec Dieu.

Les premiers chrétiens se sont aussi posé les mêmes questions que les Hébreux, lorsque, après une brève période relativement paisible de propagation de leur foi, ils se trouvent soumis à la persécution de l’empire romain totalitaire. Questions qui se poseront de nouveau quelques siècles plus tard, lorsque les invasions barbares détruisent ce même empire où la foi chrétienne avait peu à peu germé et s’était imposée.

« C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit,
elle dépasse toutes les plantes potagères »
(Mc 4, 26-34)

Nous savons que l’évangile de Marc s’adresse d’abord aux chrétiens de Rome, toute petite communauté dans l’immense empire romain et qui, de plus, est secouée par les persécutions. Marc rappelle des paraboles de Jésus qui peuvent leur redonner confiance. La parole de Dieu germe invisiblement mais sûrement, alors même que l’homme semble ne rien pouvoir faire pour elle. Elle semble n’être rien, mais sa force est immense. C’est tout juste si Jésus fait mention de l’activité humaine ce celui qui a semé et qui veille sur ce qu’il a planté. Il dort la nuit et se lève comme si de rien n’était, alors que la semence a travaillé, germé et grandi jusqu’à devenir une plante et même un arbre…

A nous de recevoir aujourd’hui ces paraboles comme l’invitation à faire confiance à la force de la Parole de Dieu et à l’action de l’Esprit-Saint dans le monde. Nos vies en seront encore transformées. 


Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Nous vous invitons à chanter :

Regarde l’étoile (V74-14). Les Padrés © Diocèse aux Armées Françaises


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable et jubé de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie Saint-Sacrement

Solennité du Corps et du Sang du Christ
Prédication du Père Marcel Baurier 6 juin 2021
Cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Vous qui recevez, le corps et le sang du Seigneur (SYLV521/D586). Fraternités monastiques de Jérusalem © Studio SM

« Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous »
(Ex 24, 3-8)

La méditation des lectures du jour nous aide à comprendre ces aspects de l’eucharistie, Si dans nombre de religions, le sang versé au cours d’un sacrifice rituel chassait le mal et réconciliait avec la divinité qu’il convenait de nourrir à sa faim, cela n’est pas le cas dans la foi juive. Comme cela est rapporté dans le livre de l’Exode, dans le judaïsme le sang devient le mémorial d’une alliance et le rappel que les Hébreux ont promis d’être fidèles à cette alliance avec Dieu.

J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
(Ps 115)

Psaume 115. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Le sang du Christ purifiera notre conscience »
(He 9, 11-15)

« Lauda Sion Salvatorem »
(Séquence en latin ; Séquence en français )

Lauda Sion Salvatorem. Choeur de l’Abbaye de Clervaux © A revoir sur YouTube

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »
(Mc 14, 12-16.22-26)

Dans l’évangile, Marc raconte la cène où Jésus, en son corps et son sang, se donne en nourriture. En faisant mémoire de la cène lorsque nous célébrons la messe, avec Jésus nous remercions Dieu le Père. Car, en effet, dans son grand amour, Dieu a donné son Fils au monde pour qu’il soit sauvé. Et pour cela il l’a donné comme une nourriture. 

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Nous vous invitons à chanter :

Ave Maria (DP). Béatrice Gobin © Bayard Musique

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et rétable de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
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Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie Trinité

Solennité de la Sainte Trinité
Prédication du Père Marcel Baurier 30 mai 2021
Cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Jubilez, criez de joie (U52-42). Ensemble vocal Resurrexit © Bayard Musique

« C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;
il n’y en a pas d’autre »
(Dt 4, 32-34.39-40)

Reprenons les lectures. Le livre du Deutéronome, dont nous avons entendu un passage en première lecture, se présente comme le « Testament de Moïse » à son peuple. Des spirituels juifs y expriment leur compréhension de l’Exode qu’ils ne cesseront d’approfondir au cours des âges. Ils découvrent la façon dont la révélation du Sinaï manifeste un Dieu très différent de celui dont les hommes s’étaient fait jusque-là l’image. Ce Dieu est bien le tout autre. Mais il est en même temps très proche de l’homme, lui qui a entendu les cris de son peuple opprimé en Egypte et l’a fait sortir de l’esclavage. Aussi, le Deutéronome affirme-t-il déjà avec force que la relation de l’homme à son créateur doit être une relation d’amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu.
(Ps 32)

Psaume 32. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
en lui nous crions “Abba !”, Père ! »
(Rm 8, 14-17)

« Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit »
(
Mt 28, 16-20)

Alléluia. Chœur de l’Abbaye de Mondaye © Bayard Musique

La mission confiée aux apôtres est de baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit. Devenir chrétien, ce n’est pas accepter une quelconque idéologie. C’est entrer dans un courant de vie, en participant à l’expérience dans laquelle les apôtres furent entrainés par Jésus lui-même : découvrir le Père source de tout amour.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Nous vous invitons à chanter :

La première en chemin, Marie (V565). I. Gaboriau / D. Fauchard © Bayard Musique

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et rétable de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie Pentecôte

Solennité de la Pentecôte
Prédication du Père Marcel Baurier 23 mai 2021
Cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Viens Esprit de sainteté. Chorale paroissiale des frères dominicains de Toulouse © ADF Musique

« Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler »
(Ac 2, 1-11)

L’Esprit c’est d’abord, tout simplement le souffle. Et le mot qui l’exprime en hébreu tout comme en grec et en latin, exige pour être prononcé de souffler. Laissons de coté l’hébreu… en Grec c’est le « pneuma. » Essayer de dire les mots français qui en sont dérivés : tel « pneumatique » sans souffler ! Et en latin « spiritus » … Pour éviter tout effort, nous l’avons transformé en « esprit » …

L’Esprit devient dans la Bible le « souffle de Dieu » ! Les Juifs nommèrent ainsi la force jaillissante dont ils décelaient la présence dans le monde créé. Rappelons-nous les premiers versets de la Bible : « Au commencement… un souffle de Dieu planait au-dessus des eaux… » De ce souffle de Dieu, les juifs en attendirent la renaissance de leur peuple écrasé par la défaite et disséminé en exil. Ils y virent surtout le dynamisme capable de recréer le cœur perverti de l’homme et de le tourner vers son Seigneur. Mais pour eux ce terme ne désignait qu’une manifestation divine et non une personne, Dieu en personne.

La foi chrétienne y reconnaît la dénomination d’une personne vivante. Dieu, en sa réalité la plus profonde est échange et don. Cette découverte fondamentale, rendu accessible à l’homme en Jésus-Christ, s’exprime par la foi en Dieu Trinité. Le Père et le Fils, liés dans la réciprocité, se reconnaissent en l’Esprit. S’il s’agit là d’une vérité impossible à saisir en toute clarté, ses conséquences sont en tout cas prodigieuses pour l’homme : habité par l’Esprit et participant à l’Esprit, il est saisi dans le dynamisme même de la vie divine. La Pentecôte, fête de l’Esprit, marque ainsi l’aboutissement de Pâques. C’est à partir d’elle et par elle que s’affirme le renouvellement d’un monde recréé par Dieu.

Contrairement à St Jean qui condense en un seul épisode, tout de suite après la résurrection, l’apparition à ses disciples et le don de l’Esprit, Saint Luc présente ces événements étalés dans le temps. Les images par lesquelles il évoque l’événement de la Pentecôte prennent leur sens par l’Ancien Testament : elles évoquent la révélation du Sinaï, point de départ du peuple de Dieu, la communication retrouvée entre des hommes dont l’épisode de la tour de Babel avait marqué la division. L’humanité reconstituée peut chanter la louange de Dieu. La Pentecôte n’est toutefois qu’un point de départ. Toute la suite du livre des « Actes des Apôtres » a pour but de montrer l’éclatement de l’Esprit Saint à l’action dans le monde et qui précède l’Eglise en mission.

Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !
(Ps 103)

Psaume 103. Chœur de l’Abbaye de Mondaye © Bayard Musique

« Le fruit de l’Esprit »
(Ga 5, 16-25)

Séquence : Viens Esprit créateur. Chœur des Fraternités monastiques de Jérusalem © Bayard Musique

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière »
(Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15
)

L’Evangile, lui, nous assure que seul l’Esprit peut nous ouvrir à la vérité sur Dieu et nous faire participer à la vie même de Dieu. L’Eglise, le corps du Christ, voulue par Dieu comme signe de son amour par l’amour les uns les autres afin d’annoncer la Bonne Nouvelle, ne sera vraie que si tous ses membres sont participants de la vie et de la grâce de Dieu. Et cela, c’est le travail de l’Esprit qui est donné en ce jour à l’Eglise et à tous ses fidèles.  

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Nous vous invitons à chanter :

Salve Regina des bergers du Rouergue. Chœur d’hommes de l’abbaye de Sylvanes © ADF Studio SM

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et rétable de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
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Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 7° dimanche de Pâques

Prédication du Père Marcel Baurier 16 mai 2021
Recteur de la cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Envoie ton Esprit Saint (K47-40). Ensemble vocal Cinq Mars © ADF Musique

« Il faut que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de la résurrection de Jésus » (Ac 1, 15-17.20a.20c-26)

Les Actes des Apôtres nous donnent le témoignage de la vie de ces disciples directs de Jésus, nos ainés et nos pères dans la foi. Ils ont conscience qu’ils ont à apporter au monde un témoignage spécifique. Et le monde qu’ils connaissent, celui de leur époque, est d’abord un monde de croyants, le monde juif. Se sachant choisi par Dieu pour être un signe parmi les nations, au lieu de vivre cela comme un service, le monde juif en fait souvent une supériorité. A ce monde là, il faut annoncer un amour de Dieu pour tous les hommes, quels qu’ils soient et qui s’est manifesté en Jésus-Christ.

C’est aussi le monde des nations païennes qu’ils côtoient dans cet immense empire romain. Nations païennes habitées toutes par des religiosités polythéistes, à qui il faut annoncer un unique amour venu d’un seul Dieu, qui s’est manifesté en Jésus-Christ tout au long de sa vie publique. Les apôtres ne sont pas des sages capables d’élaborer, par leur propre réflexion, un message spirituel qu’ils pourraient propager. Ce sont des hommes qui ont vu quelqu’un et qui disent ce qu’ils ont vu. Ce témoignage doit être porté à tout prix, même si Judas l’un de ceux qui en étaient chargés, a fait défection. C’est alors le choix de Matthias, un de ceux qui a suivi Jésus tout au long de sa vie publique et qui pourra donc témoigner de ce qu’il a vu et de sa résurrection.

Le Seigneur a son trône dans les cieux.
(Ps 102)

Psaume 102. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui »
(1 Jn 4, 11-16)

« Qu’ils soient un, comme nous-mêmes »
(
Jn 17, 11b-19)

Alleluia. Messe des familles. Chœur de l’Abbaye de Sylvanes © ADF Studio SM

Dans la prière de Jésus à son Père selon l’évangile de Jean, c’est bien de son Père que Jésus attend la force capable de maintenir l’unité de ses disciples et c’est à Lui qu’il les confie. Lancés dans le monde, ceux-ci resteront en butte à la tentation du « mauvais » qui en enfermant les hommes en eux-mêmes, les entraîne à la division. Puisse Dieu conforter les croyants dans la vérité, dans la reconnaissance du Seigneur comme source de toute vie et puisse Dieu les maintenir dans l’unité et l’amour.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Nous vous invitons à chanter :

Je vous salue Marie. Fraternités monastiques de Jérusalem © Bayard Musique

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Pèlerinage à Vézelay 19-20 juin 2021

Pèlerinage-Retraite

Samedi 19 – dimanche 20 juin 2021

Basilique Sainte Madeleine
Vézelay (Yonne)

Ouvre-toi, pour proclamer de bouche la foi reçue par l’écoute !
Vivre avec fidélité son identité de baptisé,
être témoin autour de soi de la présence du Christ.

Si tu savais le don de Dieu (GA300). Fraternités monastiques de Jérusalem © Bayard Musique

« Les laïcs se trouvent en première ligne de la vie de l’Eglise. Nous avons besoin de votre témoignage sur la vérité de l’Evangile et de votre exemple lorsque vous exprimez votre foi [ … ] Rendons grâce pour les laïcs qui prennent des risques, qui n’ont pas peur [ … ] Demandons que les fidèles laïcs accomplissent la mission spécifique qu’ils ont reçue au baptême en mettant leur créativité au service des défis du monde d’aujourd’hui. » Pape François. 8 mai 2018

Esprit de Dieu. La basilique Sainte Marie-Madeleine de Vézelay est un endroit d’élévation de l’âme et de l’Esprit. Au cours de ces deux journées de pèlerinage et de retraite, sœur Enrica, la religieuse accompagnatrice du groupe, ainsi que les moniales et moines des Fraternités monastiques de Jérusalem seront à l’écoute de chaque membre du groupe qui le souhaite pour l’accompagner librement, individuellement ou en couple, vers un ressourcement spirituel à la rencontre du Seigneur. Deux enseignements, suivis d’échanges, seront assurés l’un par sœur Aude-Marie, moniale, l’autre par sœur Enrica. Le séjour sera ainsi rythmé par des temps d’enseignements et de rencontre spirituelle, la prière monastique : offices des laudes, vêpres et célébrations eucharistiques, ainsi que par les échanges fraternels. Une promenade autour de la colline de Vézelay ou une visite de la basilique sainte Madeleine peuvent être organisées.

Enseignements :
Sr Aude-Marie, moniale des Fraternités Monastiques de Jérusalem (FMJ)
Sr Enrica , religieuse de la Congrégation Romaine de Saint Dominique (CRSD)
avec le concours de Gilles Cappe, laïc op

Sœur Enrica Sala, accompagnatrice spirituelle de la retraite

Sœur Enrica est italienne, née près de Milan. Elle est religieuse de la Congrégation Romaine de Saint Dominique. En Italie, elle faisait partie de la communauté Madonna del Sorriso à Ganghereto, (Terranuova Bracciolini, AR), une maison d’accueil et prière. Elle a enseigné la philosophie et les sciences humaines dans des écoles publiques.
Depuis septembre 2018, elle vit dans la communauté de Poitiers, où elle collabore à la formation initiale des sœurs de sa Congrégation qui se préparent à la profession perpétuelle.
Elle est également responsable de l’équipe de l’aumônerie des étudiants de Poitiers.

Nées en 1975 dans l’église Saint-Gervais à Paris, les Fraternités monastiques de Jérusalem veulent vivre la prière, la vie fraternelle et le travail « au cœur du monde, au cœur de Dieu ». À Vézelay, elles ont reçu depuis 1993 une mission de prière et d’accueil pour tous ceux qui passent en ce lieu de beauté qui invite à la paix. Les moines et moniales de Jérusalem sont des hommes et femmes qui consacrent leur vie à Dieu. Ils veulent révéler ainsi par leur vie contemplative et fraternelle dans la cité la présence de Dieu au cœur du monde. Frères et sœurs de Jérusalem célèbrent ensemble la liturgie. Ils forment toutefois deux Instituts de vie consacrée autonomes. Sœur AudeMarie est moniale à Vézelay.

Enseignements : Lecture méditée de l’évangile (Marc 7, 32-36) de la guérison d’un sourd-muet sur lequel Jésus prononce cette parole « effata », en lien avec d’autres passages qui invitent à l’ouverture, dans la Bible.
Méditations sur la vocation de tout chrétien à propager la parole de l’Evangile : vivre avec fidélité son identité de baptisé et être témoin autour de soi de la présence du Christ.
Merci d’apporter une Bible.

« Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient ». (Marc 7, 32-36)

Informations pratiques

Merci de prendre connaissance des consignes sanitaires de prévention contre la Covid-19 :
Respect des distances sanitaires. Port du masque obligatoire. Gel hydroalcoolique. Repas par table de 6.
Pendant la messe, la communion est donnée uniquement dans la main.

Programme :
Samedi 19 juin à partir de 10h30 : accueil à Vézelay. 12h15 : office du milieu du jour et messe, puis déjeuner. Après-midi : enseignement, puis accompagnement spirituel individualisé. 17h15 ou 18h00 : vêpres, puis dîner. En soirée : temps libre.
Dimanche 20 juin à 8h00 : laudes, petit déjeuner, enseignement et mise en commun. 11h00 : messe, puis déjeuner. Après-midi : possibilité d’accompagnement spirituel individualisé et/ou promenade ou visite de la basilique. 17h15 ou 18h00 : vêpres et envoi. (Horaires indicatifs).

Vous avez des questions ? Contactez-nous
Itinéraires : Venir à Vézelay, en train, en voiture
Horaires habituels : Prier à la basilique de Vézelay
Horaires pendant le couvre-feu : Prière monastique et messe
Promenade pédestre : Vézelay-Saint-Père-Vézelay (4 km-1h20)

Participation aux frais : 128 € / personne – Clôture des inscriptions : 4 juin 2021

Ce prix comprend les honoraires de prédication et d’accompagnement spirituel, conformément au barème fixé par la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieuses et religieux de France (CORREF), l’hébergement en hôtellerie monastique en chambre double, la taxe de séjour, les repas du samedi midi au dimanche midi, la mise à disposition de salle, les frais administratifs et l’assurance responsabilité civile.

Ce prix ne comprend pas le transport à destination de Vézelay, les draps et serviette de toilette, le supplément chambre individuelle, la visite avec un moine ou une moniale de la basilique de Vézelay, si elle a lieu, et les dépenses à caractère personnel.

Les pèlerins souhaitant séjourner dès le vendredi soir ou prolonger leur séjour sur la colline de Vézelay peuvent s’informer directement des disponibilités en maison d’accueil en cliquant ici.

Les pèlerins proposant d’assurer un service de covoiturage bénévole (voir la réglementation) pour se rendre à Vézelay et ceux intéressés par ce service bénévole (frais à partager entre voyageurs) sont invités pour être mis en relation à laisser un message en cliquant ici. Les conducteurs assurant un service de covoiturage bénévole doivent fournir une attestation à télécharger ici.

En vous inscrivant en ligne ou par tout autre moyen, vous déclarez avoir pris connaissance et avoir accepté les conditions générales de vente.

Inscription en ligne et paiement 3D Secure par carte bancaire

Inscription et paiement par carte bancaire : pour vous inscrire et payer en ligne par carte bancaire une ou plusieurs inscriptions, cliquez sur le bouton ci-dessous. Vous serez alors redirigé(e) vers le serveur de paiement sécurisé du Crédit Mutuel. Les données échangées sont cryptées. Le mode 3D Secure assure l’authentification de l’utilisateur.


Complément :


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Homélie Ascension

Solennité de l’Ascension du Seigneur
Prédication du Père Marcel Baurier 13 mai 2021
Cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Chant pour la fête de l’Ascension (J35). Ensemble vocal Hilarium © Bayard Musique

« Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva »
(Ac 1, 1-11)

Et « comme ils fixaient le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? ».

Vers où faut-il tourner son regard ?  Vers où se tourner ?  Tournés vers le ciel ? Tournés vers la terre ? D’après les deux hommes vêtus de blanc, des anges, il ne fallait pas que les apôtres restent à regarder vers le ciel… Alors vers la terre, vers le monde ? Mais Jésus leur a dit : « Vous n’êtes pas du monde ! » mais il leur a dit aussi : « Je vous envoie dans le monde ! »

Et si la réponse était tout simplement : « tournés vers le ciel, donc présents à ce monde. » Il arrive souvent que nous soyons tentés de faire un choix entre ces deux orientations possibles de notre regard. Mais faire un tel choix ne témoignerait en aucune manière de la fidélité à l’Evangile.

Ce que nous devons plutôt dire c’est que notre regard sur le monde ainsi que notre présence dans le monde sont éclairés par la lumière qui vient de notre regard vers le ciel. Ce que nous devons plutôt dire, c’est que nous sommes tournés vers un avenir pour l’homme et le monde qui se situe au-delà du lendemain immédiat. Cet avenir ne peut être entrevu qu’à travers ce lendemain qui est l’objet de notre espérance.

Chrétiens nous avons à témoigner de cette espérance qui donne une nouvelle dimension au monde. Mais si nous croyons à cette dimension nouvelle du monde ce n’est pas pour échapper à la réalité quotidienne, ce n’est pas pour nous évader de la vie de notre monde. Cette foi en un avenir nouveau pour notre monde donne profondeur à notre présence et force à notre action dans le monde.

Oui, nous le croyons, l’Ascension de Jésus nous indique le sens final de notre vie. Elle est l’appel à nous rendre présents aux hommes, pour manifester dès maintenant, dans des œuvres concrètes, ce qui germe déjà dans l’univers : d’humbles gestes et signes d’amour qui manifestent que le Royaume est déjà parmi nous et qu’il est appelé à grandir.

Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor.
(Ps 46)

Psaume 46. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Parvenir à la stature du Christ dans sa plénitude »
(Ep 4, 1-13)

« Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu »
(Mc 16, 15-20)

Alleluia (SYLF356). Messe de Rangueil. Chœur de l’Abbaye de Sylvanes © ADF Studio SM

Une première version de l’Evangile selon Saint Marc s’achevait par un message de l’ange aux femmes qui découvrent le tombeau vide : elles devaient inviter les disciples à se rendre en Galilée, carrefour des nations et symbole du monde et du monde païen, où ils retrouveraient leur maître.

Le texte de l’épilogue, nouvelle finale, fut ajouté très tôt. Il vient souligner ce qui était déjà le sens de la rédaction primitive : les apôtres devront témoigner du Christ vivant en poursuivant son œuvre dans le monde. Ils ont la charge de faire connaître la Bonne Nouvelle du Royaume et d’en donner les signes.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Nous vous invitons également à chanter :

Chercher avec toi, Marie (V282). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


Epheta Editions remercie du concours apporté à cette publication :


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Homélie 6° Dimanche de Pâques

Prédication du Père Marcel Baurier 9 mai 2021
Cathédrale Sainte Marie (St Bertrand de Comminges)

Acclamez le Seigneur, vous qui marchez sur ses pas

Acclamez le Seigneur, vous qui marchez sur ses pas (Y69-72). Chœur Notre-Dame © 2018

« Même sur les nations païennes, le don de l’Esprit Saint avait été répandu »
( Ac 10, 26-26.34-35.44-48 )

La rencontre avec le centurion Corneille a sûrement été pour Pierre une conversion totale. Ce brave pécheur galiléen est un vrai juif croyant qui sait comme tous ses frères juifs qu’il fait partie du peuple élu… ce peuple choisi par Dieu pour être un signe parmi les nations… et à qui l’Eglise reconnaît, après des siècles d’incompréhension et de condamnation, le statut de « frères ainés ».

Pour les juifs, tout étranger n’est à fréquenter qu’avec prudence et retenue… et à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un militaire romain, un ennemi national. Et voila Pierre qui, à l’invitation de Dieu et avec l’intervention du Saint Esprit, baptise et fait entrer dans la fraternité des disciples de Jésus, Corneille et toute sa maisonnée.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations.
(Ps 97)

Psaume 97. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-10)

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »
(Jn 15, 9-17)

Alleluia. Ensemble vocal Capella Sylvanensis © ADF Studio SM

L’amour, nous dit Jésus dans l’évangile de ce jour, n’est pas qu’affaire de sentiment qui nous porterait vers tel ou tel de nos semblables. C’est une attitude d’ouverture et de don, librement acceptée, qui va bien au-delà du sentiment.

L’amour nous dit Jésus a ses lois : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour… » Et garder les commandements, c’est tenter et s’efforcer d’aimer à la manière de Jésus qui a donné sa vie par amour : « Aimez comme je vous ai aimés. » C’est à cela que Jésus nous appelle pour que sa joie nous habite et nous soyons comblés de joie.

Je pense que nous pouvons aussi méditer en profondeur ce que Jésus dit plus loin « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis… »

Nous ne sommes plus des serviteurs qui se bornent à exécuter les ordres du maître sans trop savoir…mais des amis, des confidents du Fils. Choisis par lui, nous savons ce que le Père veut parce que le Fils nous l’a fait connaître. Parce que Jésus a pleinement manifesté l’amour de Dieu, en contemplant Jésus et en restant unis à lui, nous voici associés à lui pour connaître la volonté de Dieu. Et cela pour aller, porter du fruit et un fruit qui demeure : prolonger l’œuvre de Jésus en témoignant de sa Bonne Nouvelle.

Cette responsabilité est celle de toute l’Eglise et donc de nous tous et de chacun. Elle est à vivre dans la joie et la confiance car nous avons été choisis par Jésus comme amis et confidents.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. En ce 6° dimanche de Pâques, nous vous invitons à prier : Marie, pleine de grâce.

Marie, pleine de grâce. Ensemble vocal Capella Sylvanensis © Studio SM

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.



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Homélie 5° Dimanche de Pâques

Prédication du Père Marcel Baurier 2 mai 2021

Seigneur et maître de la vigne

Seigneur et maître de la vigne (XT48-49). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique

« Barnabé leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur »
(Ac 9, 26-31)

La première lecture raconte un épisode de la vie et croissance de l’Eglise avec divers personnages. Nous savons, d’après les actes des Apôtres et par Paul lui-même dans certaines de ses lettres, comment il a été saisi et complètement retourné par le Christ. Après qu’il ait découvert, de façon bouleversante, le Christ ressuscité, Saul va désirer faire partie de l’Eglise. Mais, à Jérusalem, il se heurte à la peur et à la méfiance de chrétiens, qui connaissant son passé, restent sur la défensive.

Certains envisagent même de le supprimer. C’est loin de Jérusalem que des frères vont accompagner celui qui s’appelle désormais Paul et qui va trouver sa place dans l’Eglise et s’affirmer bien vite comme un de ses plus hardis missionnaires. « L’Eglise se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. »

Tu seras ma louange, Seigneur, dans la grande assemblée
(Ps 21)

Psaume 21. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Voici son commandement :
mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres »
(1 Jn 3, 18-24)

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

L’évangile est celui de la vigne et des sarments. Enracinée en Jésus et dans l’amour, l’Eglise peut alors porter du fruit. Dans l’histoire de l’Eglise, que de belles organisations mises sur pied pour créer et maintenir l’unité et pour assurer la mission. Mais aussi combien d’échecs ! Sans doute faut-il des structures. Mais elles ne sont que l’écorce de l’arbre. Elles ne sont pas la sève. Or c’est de la sève que naît la vie.et c’est elle qui donne à l’écorce de remplir sa fonction.

La sève : c’est l’amour véritable, l’amour de Dieu, révélé et transmis par Jésus-Christ. Si la sève jaillit dans l’Eglise, elle deviendra réalité vivante et grandira.

Et nous, membres de l’Eglise quel est notre rôle ? Nous avons les uns pour les autres à être les canaux de la sève. Car membres de l’Eglise, nous sommes membres de son corps et c’est bien en irrigant tous les membres que la sève fait vivre le corps entier.

Mais pour devenir canaux de cette sève, il nous faut accepter d’être émondés. Tant de choses en nous, font obstacle à l’amour. Laissons-nous purifier, sanctifier, justifier. N’ayons cependant pas de crainte : si nous nous ouvrons à l’amour en restant profondément greffés sur le Christ, comme les sarments à la vigne, tout est possible et en Eglise nous pourrons annoncer la Bonne Nouvelle.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. En ce Temps Pascal, nous vous invitons à chanter le Regina Caeli :

Regina Caeli (DP). Choeur de Saint-Christophe de Javel © Magnificat

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 4° Dimanche de Pâques

Prédication du Père Marcel Baurier 25 avril 2021

Journée mondiale de prière pour les vocations

Si le Père vous appelle (T154-1). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique

« En nul autre que lui, il n’y a de salut »
(Ac 4, 8-12)

D’après la lecture des Actes des Apôtres, Pierre n’avait rien à donner à l’infirme qui mendiait à l’entrée du Temple, sauf l’appeler à marcher « au nom de Jésus ». L’homme, guéri, ne cesse de le suivre et de louer Dieu. Mais ce qui s’est passé n’est pas compris par ceux qui interrogent Pierre et qui restent enfermés dans une vision légaliste de leur existence, eux qui ont méconnu le Christ et son message d’amour des frères pour, en vérité, servir Dieu et l’aimer.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. (Ps 117)

Psaume 117. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« Nous verrons Dieu tel qu’il est »
(1 Jn 3, 1-2)

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis »
(Jn 10, 11-18)

Pour bien comprendre l’évangile, soyons attentifs à ce qui a été dit auparavant : « Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens… » Les pharisiens des gens sérieux, très sérieux avec la loi de Moïse, trop sérieux au point de se croire les seuls gens bien de leur peuple et en conséquence, de s’en estimer les guides et les chefs.

Des guides et des chefs valables : que de gens ont prétendu l’être. Certains ont même parfois séduit des foules. Mais l’élan qu’ils ont suscité a vite conduit à la désillusion parfois à la catastrophe. De la foule, ils ont fait un troupeau bêlant conduit à l’abattoir. Ce sont des voleurs et des brigands, commente Jésus.

Déjà, au moment de l’exil, le prophète Ezéchiel dénonçait les mauvais bergers d’Israël qui avaient fourvoyé le peuple. Reprenant cette image, Jésus se présente comme le bon pasteur. Il fait la volonté du Père qui lui a confié le troupeau. Il est le berger qui soigne, qui protège, qui conduit le troupeau à bon port. Rien du maître qui exploite le troupeau. Dans un monde où les chefs, comme ses interlocuteurs pharisiens, tentent spontanément d’assurer leur pouvoir, lui renonce à sa vie pour que les siens, ses brebis, vivent. Il est, tout comme Dieu chez Ezéchiel, le vrai pasteur, celui autour duquel il devient possible de s’unir. Avec lui, l’humanité cesse d’être un troupeau constitué de brebis errantes. Elle peut enfin naître comme peuple du Seigneur.

L’Eglise catholique a toujours vu, dans les évêques et les prêtres des pasteurs et des serviteurs dans les diacres, en référence à une image que le Christ s’appliquait à lui-même : le bon pasteur. C’est cette même image que le Christ a utilisée pour donner mission à ses Apôtres et en particulier à Pierre : « Sois le berger de mes brebis » (Jn 21,16) Leur fonction sera d’être des bergers comme lui.

En ce jour de prière pour les vocations, redonnons vie à notre vocation de chrétien et rappelons-nous que c’est toute l’Eglise qui est sacerdotale, à la suite de Jésus. Chaque chrétien, qu’il soit ministre ordonné ou laïc, est invité à être prêtre à la suite de Jésus, c’est-à-dire à faire ce choix fondamental, analogue à celui qui oriente toute la vie de Jésus : « faire la volonté de Dieu. »  

Marcel Baurier


Hymnes mariales

A la cathédrale sainte Marie, un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. Chantons Notre Dame, prions notre Mère , Toi qui portes la vie et la joie et donnes l’espoir :

Toi, Notre Dame (V153). Ensemble vocal l’Alliance © ADF Musique

En ce Temps Pascal, nous vous invitons aussi à chanter le Regina Caeli :

Regina Caeli (DP). Choeur de Saint-Christophe de Javel © Magnificat

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 3° Dimanche de Pâques

Louons le Seigneur !

Christ est ressuscité et l’amour a triomphé (IP30-08-3). Jeune choeur liturgique © Bayard Liturgie

Prédication du Père Marcel Baurier 18 avril 2021

« Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts »
(Ac 3, 13-15.17-19)

Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! (Ps 4)

Psaume 4. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

« C’est lui qui obtient le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier »
(1 Jn 2, 1-5a)

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour »
(Lc 24, 35-48)

Aujourd’hui l’évangile selon Luc raconte comment, sur la route d’Emmaüs, Jésus avait ouvert l’intelligence de deux disciples à la compréhension des Ecritures, puis avait rompu le pain. Très peu de temps après cela, alors que nos deux disciples racontent aux onze apôtres ce qu’ils viennent de vivre, Jésus se rend présent au milieu d’eux : « La Paix soit avec vous ! » Ce n’est pas la Paix mais ce sont la frayeur et l’émotion qui les gagnent. Jésus se fait reconnaître par et dans son humanité. Fils de Dieu, il ne se débarrasse pas de son humanité. Au contraire, il la revendique dans sa réalité la plus tangible, sa corporéité : « Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os… » et ayant demandé quelque chose à manger, « il mangea devant eux » …

Et c’est bien ce qu’annonçaient les Ecritures… « Alors, il leur ouvrit leur intelligence à la compréhension des Ecritures. » car Luc rappelle dans son Evangile comme dans le livre des Actes que l’Ecriture s’accomplit totalement dans la mort et la résurrection du Christ.

Dieu aime l’humanité au point de l’entraîner à partager sa vie même, car, en Jésus ressuscité, il ne le débarrasse pas de son humanité pour ne garder que sa divinité. L’humanité est assumée en Dieu et à la suite du Christ ressuscité nous participerons réellement à la vie de Dieu, à sa divinité.

La résurrection du Messie et celle du peuple de Dieu appelé à entrer dans une vie nouvelle et un monde nouveau, le Royaume de Dieu, c’est ce à quoi conduisait toute l’histoire du peuple élu. Mais cette vie nouvelle, ce monde nouveau, le Royaume, ne peuvent s’atteindre qu’à travers une mutation du cœur de l’homme se mettant à la suite de Jésus.

Marcel Baurier


Hymnes mariales

A la cathédrale sainte Marie, un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. A l’issue de la messe dominicale du 18 avril, invoquons Marie, la Vierge sainte que Dieu a choisie :

Vierge sainte, Dieu t’a choisie (V136). Isabelle Gaboriau © Bayard Musique

En ce Temps Pascal, nous vous invitons aussi à chanter le Regina Caeli :

Regina Caeli (DP). Choeur de Saint-Christophe de Javel © Magnificat

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie 2° Dimanche de Pâques

Dimanche de la Divine Miséricorde

Louons le Seigneur !

Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur (I36). Choeur de l’Abbaye de Mondaye © Studio SM
Psaume 117. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

Prédication du Père Marcel Baurier 11 avril 2021

« Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! (Ps 117)

Le psaume, lui, célèbre la façon dont Dieu, dans sa grande miséricorde, a retourné en faveur de son peuple les situations les plus dangereuses.

« Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)


En rappelant l’histoire de Thomas, Jean souligne combien, après la résurrection, la foi des apôtres s’avère difficile Car, ce que Jésus reproche à Thomas, c’est de refuser de croire les autres apôtres et d’exiger de vérifier par lui-même que son ami, mort en croix, est bien ressuscité. La foi consiste en bien autre chose qu’en l’assurance donnée par la vision personnelle et sensible de Jésus ressuscité. Elle est d’abord et avant tout accès à l’univers spirituel d’une réalité d’amour et de miséricorde. C’est bien cet univers d’amour et de miséricorde qu’annonce et souhaite la salutation, souvent répétée, du Christ ressuscité à ses disciples : « La Paix soit avec vous ». Cette salutation est celle que les successeurs des apôtres, les évêques adressent aux fidèles dans les célébrations qu’ils président.

Point d’arrivée, Pâques demeure quand même le point de départ d’une conversion sans cesse à reprendre : pour accueillir la vie nouvelle, vivre nous-mêmes la miséricorde telle que Dieu, en Jésus-Christ, nous la révèle.

Marcel Baurier


Hymnes mariales

En ce Temps Pascal, nous vous invitons à chanter :

Regina Caeli (DP). Choeur de Saint-Christophe de Javel © Magnificat

A la cathédrale sainte Marie, un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office. A l’issue de la messe dominicale du 11 avril, nous vous invitons à chanter avec les fidèles de la cathédrale ce chant d’intercession à Marie :

Regarde l’étoile (V74-14). Les Padrés © Diocèse aux Armées Françaises

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Homélie Dimanche de Pâques

Saint Jour de Pâques

Louons le Seigneur !

Tu as triomphé de la mort (ILH165). Ensemble vocal Resurrexit © Bayard Musique
Psaume 117. Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique
Séquence : Victimae pascháli. Maîtrise de la Cathédrale d’Angers © Magnificat

Prédication du Père Marcel Baurier 4 avril 2021

« Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts »

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ »

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »


Les évangiles (Jn 20, 1-9) témoignent qu’après la résurrection, la foi des apôtres a été mise à l’épreuve. Jean le souligne fortement dans ses récits. Pierre lui-même, celui qui avait confessé en Jésus le Messie fils de Dieu, ne perçoit pas le sens des signes qu’il découvre. Jean, lui, a l’intuition de ce qui se passe, avant de se trouver en face du Ressuscité lui-même. L’évangéliste soulignera d’ailleurs par la suite, que la foi est d’un autre ordre que la vision physique de Jésus pendant sa vie terrestre.

L’Eucharistie est pour nous présence du Ressuscité. Pourtant, dans l’Eucharistie, nous ne voyons rien d’autre qu’un peu de pain et un peu de vin. Nous sommes cependant invités à reconnaître dans ces éléments la mystérieuse présence du Christ ressuscité. C’est à travers un humble partage dans l’amour que le croyant découvre la réalité glorieuse de Jésus, donné pour les hommes. Prendre part à ce partage avec foi, c’est entrer dans l’univers nouveau de l’amour éternel, c’est participer à la vie même de Dieu.

Marcel Baurier


Hymne mariale : Regina Caeli
Reine du ciel, réjouis-toi, Alléluia !
car le Seigneur que tu as porté, Alléluia !
est ressuscité comme il l’avait dit, Alléluia !
Reine du ciel, prie Dieu pour nous, Alléluia !

Regina Caeli (Latin). Choeur d’enfants de St-Christophe de Javel © Magnificat

Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble et sculpture en bois polychrome « La résurrection du Christ » de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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Prière Jeudi Saint

Prière des Heures
Louer et Bénir Dieu

Office des Ténèbres
1er avril 2021

Seigneur, apprends-nous à prier !