14° dimanche temps ordinaire C

Dimanche 3 juillet 2022
14° dimanche du temps ordinaire
Prédication du Père Marcel Baurier
Cathédrale Sainte Marie
(Saint-Bertrand de Comminges)

 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité.
(Lc 10, 1)

Pour chanter le Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Acclamez le Seigneur, vous qui marchez sur ses pas (Y69-72). Chœur Notre-Dame de Bordeaux © 2018
(Voir les paroles)

C’est depuis près de 2000 ans que l’Eglise existe. Certes elle a vécu des époques diverses, les unes heureuses et bénéfiques, capable de vivre dans la paix et l’unité, les autres difficiles et sombres, incapable d’éviter les divisions et les séparations. Mais malgré cela, elle a toujours voulu, selon le commandement du Seigneur, vivre en état de mission.

Mais comment vivre la mission, comment être missionnaire ? D’après la parole de Dieu de ce dimanche, la Bonne Nouvelle et son message de joie devrait être propagé par des gens libérés de toutes leurs vieilles attaches. Cela veut dire aussi que la véritable gloire de Dieu ne saurait être propagée par aucune publicité ni par aucun conditionnement. Nous cherchons toujours et nous aimerions bien trouver les moyens de « faire passer », avec une certitude de succès, l’Evangile auquel nous tenons. Mais si nous devenons les missionnaires que Jésus demande et les témoins qu’il attend, ayons confiance : sa lumière, la lumière du ressuscité brillera sur le monde.

« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve »
(Is 66, 10-14c)

Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur ! 
(cf. Ps 65, 1)
(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

Pour psalmodier la louange au Seigneur, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Psaume 65 (AELF). Ensemble vocal Hilarium © ADF Musique

Le psalmiste, à son tour, évoque l’action et les merveilles de Dieu pour son peuple. Après lui avoir donné la terre promise, il l’a certes éprouvé par l’exil. Mais le peuple, maintenant purifié par et après cette épreuve, peut lui rendre grâce.

« Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus »
(Ga 6, 14-18)

Dans ses épitres, Paul parle souvent de lui, comme aujourd’hui dans celle aux Galates. Paul a définitivement renoncé à toutes les pratiques, dont la soumission aux ordonnances de la Loi et la circoncision, par lesquelles il espérait autrefois garantir son salut. Cela a supposé de sa part une mutation radicale dans laquelle il voit une façon de participer au Christ et à sa mort. Il vit maintenant une existence nouvelle, jusqu’alors inconnue. Il peut alors supporter les persécutions sans être troublé, car il se situe désormais dans un autre univers que celui de ses ennemis. Remarquons comment, par son témoignage, Paul propose bien autre chose que ce qu’attendent ses correspondants.  

« Votre paix ira reposer sur lui »
(Lc 10, 1-12.17-20)

Voici l’évangile. Sur sa route en avant de lui, Jésus envoie deux par deux, soixante-douze disciples en mission : il les envoie appeler les hommes à la paix, à la fraternité et à la joie. Mais cette mission, leur dit-il, doit se dérouler sans l’appui de moyens humains car ils doivent être « comme des agneaux au milieu des loups » et ils ne doivent ni s’encombrer de matériel ni perdre de temps. Cette mission exige la totale liberté de ceux qui la conduisent. La Paix, objet de la mission, demande à être accueillie. Et cela doit provoquer les hommes, les obligeant à prendre parti ; et par là à se juger eux-mêmes. Car la mission est un appel à la liberté. Elle appelle des femmes et des hommes libres à choisir Jésus-Christ. Elle appelle des femmes et des hommes libres à accueillir l’Esprit Saint et avec Jésus à se tourner vers le Père pour devenir ses enfants.

Comment les disciples ont-ils vécu la mission ? Ils ont obéi en ce qui concerne les moyens, mais ils ne peuvent s’empêcher d’être fiers et même orgueilleux du pouvoir qui fut le leur. Jésus leur rappelle que la seule chose qui peut faire en vérité la joie et la fierté de l’homme, c’est d’être aimé de Dieu, être proche de Lui et, libéré de tout souci de succès, de rayonner de la vie même de Dieu. Cette recommandation s’adresse aussi à nous aujourd’hui.

Marcel Baurier


Hymne mariale

A la cathédrale sainte Marie de Saint-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne), un chant à la Vierge Marie s’élève à la fin de chaque office.

Pour invoquer Marie qui nous conduit sur le chemin, le chant « Regarde l’étoile » s’inspire d’une homélie de saint Bernard dans laquelle il présente Marie comme « la noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers ». S’adressant à ses auditeurs, il compare leur existence à une traversée de la mer, souvent houleuse, et pour laquelle, s’ils veulent arriver à bon port, ils doivent garder le regard fixé sur Marie, l’étoile qui donne le cap. Les couplets évoquent les difficultés et tentations de la vie et le refrain invite à se confier à Marie :  » Regarde l’étoile, invoque Marie… « . 

Pour prier Marie, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Regarde l’étoile (V74-14). Les Padrés © Diocèse aux Armées Françaises
(Voir les paroles)


Photos du haut vers le bas : Vue d’ensemble, Vierge Marie du rétable, jubé, orgue, portail roman et maître-autel de la cathédrale Sainte Marie de St-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Père Marcel Baurier, Recteur de la cathédrale.
La cathédrale Sainte Marie de Comminges (XIe-XIVe siècle) contient entre ses murs, une église intérieure en bois de chêne (photos ci-dessus), ornée de splendides sculptures et décorée de marqueteries réalisées entre 1525 et 1535. Cet espace propose une méditation sur l’histoire du salut, depuis le péché originel jusqu’au paradis représenté au maître autel. Un orgue Renaissance fut également construit en 1551 (Source : diocèse de Toulouse). La cathédrale Sainte Marie est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Le Père Marcel Baurier, né en 1937, a été ordonné prêtre en juin 1964. Curé à Toulouse pendant quarante ans, il a été très jeune membre du Conseil épiscopal de l’Archidiocèse de Toulouse, secrétaire général du synode et vicaire épiscopal responsable de l’agglomération toulousaine. Ancien président de la radio chrétienne régionale, Radio Présence, de 1989 à 2009, il continue de nos jours certaines semaines à présenter des homélies à la radio. Il est Recteur de la cathédrale Sainte Marie à St-Bertrand de Comminges (Haute-Garonne) depuis septembre 2009, où il accueille les pèlerins dans ce haut lieu nommé « Sanctuaire du Comminges » sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.


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